Non mais...
...

L'extrême droite flamande a récemment adopté des positions plus "sociales" sur certaines questions économiques, comme la fixation de l'âge légal de la pension à 65 ans, ou l'élévation de l'indemnité de chômage pour cause de Covid à 100% et non 70% du salaire brut, rappelle Benjamin Biard (Crisp) dans son chapitre consacré au Vlaams Belang. Mais ces revendications ne sont que secondaires dans le programme de l'extrême droite, dont les préoccupations sont principalement et presque exclusivement migratoires et antiélites. C'est, en réalité, plutôt par certaines dimensions du profil sociologique de ses électeurs que le Vlaams Belang concurrence les partis de la gauche ouvrière, PTB-PVDA ou Vooruit. Benjamin Biard signale ainsi que deux tiers (65,9%) de ses électeurs de 2019 n'avaient obtenu d'autre diplôme que ceux de l'enseignement primaire ou secondaire, soit un peu plus que ceux des partis communiste et socialiste, tandis que Nicolas Bouteca et Pieter Moens, de l'UGent, observaient que la droite radicale a toujours placé plus d'ouvriers sur ses listes électorales que les socialistes flamands. Tout l'inverse, dans le prisme indépendantiste, de la N-VA, qui séduit tendanciellement davantage de Flamands plus diplômés et mieux rémunérés: comme si les partis rivaux du VB étaient à gauche, et son parti complémentaire, à droite.> Retrouvez tous nos fact-checkings politiques ici.