Un homme infecté présentant des symptômes a pris l'avion le 22 janvier de Guangzhou à Toronto sur un vol de 350 passagers. Hormis sa femme, personne n'a été infecté. Cela ne prouve-t-il pas que voler est relativement sûr ?
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Un homme infecté présentant des symptômes a pris l'avion le 22 janvier de Guangzhou à Toronto sur un vol de 350 passagers. Hormis sa femme, personne n'a été infecté. Cela ne prouve-t-il pas que voler est relativement sûr ?Je trouve qu'il est trop tôt. On ne peut pas comparer un vol de plusieurs heures à un trajet en métro de quinze minutes. C'est une longue période, avec beaucoup de gens et beaucoup de contacts.Que voulez-vous dire par là ?Il ne s'agit pas seulement du vol lui-même - ou il n'y a d'ailleurs aucune distanciation sociale, tous les sièges sont occupés. Il y a aussi l'enregistrement, la porte d'embarquement, le contrôle des bagages, les boutiques de l'aéroport. Cela génère beaucoup de contacts supplémentaires. Si les gens ne peuvent vraiment rien faire d'autre, pour le travail ou le regroupement familial, alors qu'il en soit ainsi. Mais pour des vacances, je conseillerais d'opter pour une alternative. En voiture, ou pourquoi pas à pied ou à vélo ?Supposons que je parte en vacances en août, c'est-à-dire dans un mois et demi.Qui dit que ce sera mieux ? L'horeca est ouvert, les camps de jeunes auront bientôt lieu. Nous n'en connaissons pas encore les effets épidémiologiques. On ne peut donc pas supposer que tout ira mieux.Quand peut-on envisager des vacances en avion ?Si je le savais, je serais riche. Nous avons maintenant le sentiment de revenir à la normale, mais c'est faux. La pandémie n'est pas terminée, nous devons en être conscients.À quoi dois-je faire attention si je prends tout de même un vol ?Les choses classiques. Gardez vos distances, portez un masque en permanence, apportez votre propre gel hydroalcoolique, ne prenez pas l'avion si vous appartenez à un groupe à risque ou si vous êtes malade.