Pour la Vivaldi aussi, l'approche du coronavirus sera une priorité absolue. Outre des investissements supplémentaires dans le secteur des soins, l'accord gouvernemental promet un "nouveau contrat social", un nouveau plan sanitaire, et un commissaire corona qui harmonisera la répartition des tâches entre les niveaux de politique (NDLR : Pedro Facon a été nommé à ce poste). Et il faut aussi un nouveau plan d'urgence pandémique générique.
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Pour la Vivaldi aussi, l'approche du coronavirus sera une priorité absolue. Outre des investissements supplémentaires dans le secteur des soins, l'accord gouvernemental promet un "nouveau contrat social", un nouveau plan sanitaire, et un commissaire corona qui harmonisera la répartition des tâches entre les niveaux de politique (NDLR : Pedro Facon a été nommé à ce poste). Et il faut aussi un nouveau plan d'urgence pandémique générique.Anne-Mieke Vandamme, qui dirige le Coronavirus Pandemic Preparedness Group à la KuLeuven, se dit déçue. "Une pandémie n'est pas un problème médical, mais sociétal". "Aujourd'hui, le défi principal dans la lutte contre la pandémie c'est de s'assurer de l'adhésion de la population. Pourtant, je ne vois que des mesures médicales dans ce plan d'urgence : un plus grand stock stratégique, une banque de virus pour faire de la recherche, une stratégie de vaccination."Vandamme estime que ce n'est pas la bonne approche. "C'est de la folie de cibler uniquement les solutions médicales. En cas de nouvelle pandémie, nous ne connaîtrons pas ce nouveau virus. Tout comme au début de cette pandémie, nous n'aurons pas de médicaments ou de vaccins, et nous allons donc devoir adapter notre comportement pendant une longue période. Au fond, c'est dire que nous ne sommes pas préparés à une nouvelle crise. Je crains que pour la prochaine pandémie, nous devions à nouveau improviser."Vandamme plaide en faveur d'un plan structurel pour impliquer davantage la population dans la gestion de la pandémie. "Nous devons cartographier la manière dont les gens vivent la pandémie, leurs difficultés, ou en quelle mesure, ils suivent les règles. À présent, les signaux d'alerte ne sont enclenchés que lorsque les hospitalisations augmentent, et alors il est trop tard. Nous naviguons à l'aveugle, en quelque sorte. Et si nous ne trouvons rien, nous naviguerons à nouveau à l'aveugle, lors de la prochaine pandémie."De toute façon, l'approche de la pandémie demande une manière de penser spécifique, estime Vandamme. "Le nouveau ministre de la santé doit comprendre que cette pandémie est un "véritable fléau" : un problème qui ne sera jamais résolu, et chaque solution crée de nouveaux problèmes. Cela n'a donc pas de sens de ne rien faire jusqu'à ce que vous ayez le plan parfait, car ce plan parfait n'existe pas." Vandamme donne l'exemple du baromètre corona, l'idée d'instaurer un code couleur où les mesures sont durcies automatiquement dès que l'on atteint un certain nombre de contaminations. "Ce baromètre est constamment reporté parce que le système n'est pas tout à fait prêt. Mais il ne sera jamais parfait. Nous devons favoriser une culture où l'on apprend et s'adapte en permanence, car à présent, nous perdons un temps précieux."