Le député-bourgmestre de Saint-Josse a été exclu du PS, au cours de la nuit de vendredi à samedi dernier, pour avoir rencontré deux maires turcs d'extrême droite, aux côtés de quatre autres bourgmestres de Turquie, en décembre dernier.

La commission de vigilance de la Fédération bruxelloise du PS avait essentiellement fondé cette décision sur l'argument d'une rupture du cordon sanitaire vis-à-vis de l'extrême droite. Emir Kir a obtenu lundi soir le soutien de la section locale du PS à Saint-Josse.

Il s'est exprimé sur cette affaire pour la première fois dans les médias ce mardi soir. "J'ai été traité de manière inhumaine", a-t-il déploré au journal télévisé de RTL-TVI. "J'ai été traité de manière inhumaine. (...) Et cette proximité supposée avec l'extrême droite, ça me fait gerber. Toute ma vie, j'ai combattu l'extrême droite", a-t-il ajouté.

Émir Kir a également déploré que le jugement sur sa personne ait été fait sur base d'une simple photo. "On me résume à l'accueil d'une délégation qui a également été reçue par les instances européennes. Mais là, ça n'a pas posé question", a-t-il regretté.

Émir Kir a également dit qu'il n'introduirait pas de recours contre son éviction du parti socialiste. "J'ai souffert et je ne veux pas revivre ce calvaire", s'est-il expliqué.

Emir Kir s'est aussi défendu d'avoir invité ces maires turcs. "On me résume à l'accueil d'une délégation qui a aussi été reçue par les instances européennes. Je n'ai jamais invité ces maires, j'ai simplement accueilli une visite de courtoisie d'une délégation de maires turcs, avec des maires de gauche, des conservateurs et des maires MHP (extrême droite). Ne résumons pas ma vie politique à cela (...) Aller dire qu'Emir Kir est proche de l'extrême droite, c'est insupportable pour moi." Le bourgmestre, qui a reçu le soutien de la section locale du PS, entend poursuivre à la tête de la plus petite commune bruxelloise. "Quand j'ai vu hier (lundi) les militants, à une majorité écrasante, réaffirmer leur soutien envers moi, j'ai évidemment envie de continuer de mettre en oeuvre le projet communal. Je ne voudrais pas qu'on prenne la commune de Saint-Josse et ses habitants en otage. Il faut être au-dessus de cela. On doit nous laisser travailler dans l'intérêt de nos habitants." "2024, c'est très loin. Je ne sais pas si je serai encore là", a-t-il par contre répondu à la question de savoir s'il comptait constituer sa propre liste lors des prochaines élections communales.

Le député-bourgmestre de Saint-Josse a été exclu du PS, au cours de la nuit de vendredi à samedi dernier, pour avoir rencontré deux maires turcs d'extrême droite, aux côtés de quatre autres bourgmestres de Turquie, en décembre dernier. La commission de vigilance de la Fédération bruxelloise du PS avait essentiellement fondé cette décision sur l'argument d'une rupture du cordon sanitaire vis-à-vis de l'extrême droite. Emir Kir a obtenu lundi soir le soutien de la section locale du PS à Saint-Josse.Il s'est exprimé sur cette affaire pour la première fois dans les médias ce mardi soir. "J'ai été traité de manière inhumaine", a-t-il déploré au journal télévisé de RTL-TVI. "J'ai été traité de manière inhumaine. (...) Et cette proximité supposée avec l'extrême droite, ça me fait gerber. Toute ma vie, j'ai combattu l'extrême droite", a-t-il ajouté.Émir Kir a également déploré que le jugement sur sa personne ait été fait sur base d'une simple photo. "On me résume à l'accueil d'une délégation qui a également été reçue par les instances européennes. Mais là, ça n'a pas posé question", a-t-il regretté.Émir Kir a également dit qu'il n'introduirait pas de recours contre son éviction du parti socialiste. "J'ai souffert et je ne veux pas revivre ce calvaire", s'est-il expliqué.Emir Kir s'est aussi défendu d'avoir invité ces maires turcs. "On me résume à l'accueil d'une délégation qui a aussi été reçue par les instances européennes. Je n'ai jamais invité ces maires, j'ai simplement accueilli une visite de courtoisie d'une délégation de maires turcs, avec des maires de gauche, des conservateurs et des maires MHP (extrême droite). Ne résumons pas ma vie politique à cela (...) Aller dire qu'Emir Kir est proche de l'extrême droite, c'est insupportable pour moi." Le bourgmestre, qui a reçu le soutien de la section locale du PS, entend poursuivre à la tête de la plus petite commune bruxelloise. "Quand j'ai vu hier (lundi) les militants, à une majorité écrasante, réaffirmer leur soutien envers moi, j'ai évidemment envie de continuer de mettre en oeuvre le projet communal. Je ne voudrais pas qu'on prenne la commune de Saint-Josse et ses habitants en otage. Il faut être au-dessus de cela. On doit nous laisser travailler dans l'intérêt de nos habitants." "2024, c'est très loin. Je ne sais pas si je serai encore là", a-t-il par contre répondu à la question de savoir s'il comptait constituer sa propre liste lors des prochaines élections communales.