Qu'y a-t-il en jeu dans les principales villes wallonnes à présent qu'approchent les élections communales du 14 octobre? À Liège, la ville où le PTB est le plus fort et où le porte-parole national Raoul Hedebouw est tête de liste, l'incertitude règne, déclare le politologue de l'ULB Pascal Delwit. "La grande question c'est : que se passera-t-il si le MR y dépasse le PS ? Vu l'impact du scandale Publifin à Liège, ce n'est pas exclu." En Wallonie, la règle veut que le candidat du plus grand parti majoritaire devienne automatiquement bourgmestre. En cas de trop grande victoire du MR, le PS à Liège pourrait envisager d'autres options que la coalition violette attendue.

Il faut également surveiller Seraing. "Le bourgmestre PS Alain Mathot et sa majorité absolue doivent y faire face à un PTB très fort. Dans certains sondages, le PTB affiche de meilleurs scores que le PS", déclare Delwit.

Dans d'autres grandes villes wallonnes, telles que Charleroi, Mons ou Tournai, on n'attend pas de grands changements. "Le PS y reculera probablement, mais restera probablement le plus grand parti."

L'annonce du bourgmestre sortant et président du PS Elio Di Rupo de céder la tête de liste de son parti à Mons au premier échevin Nicolas Martin a surpris. Une manoeuvre intelligente, estime Delwit. "Il a ainsi coupé l'herbe sous le pied à son principal adversaire politique à Mons, le conseiller communal MR Georges-Louis Bouchez, car ce dernier se présentait comme l'anti-Di Rupo."

"En outre, Elio Di Rupo est animé par un sentiment de revanche. Il trouve qu'après avoir dirigé le pays dans des circonstances difficiles, la sphère politique belge l'a traité comme un moins que rien après les élections fédérales de 2014. C'est de là que vient son choix de se concentrer à 100% sur son rêve de faire revenir le PS au gouvernement fédéral en 2019."

Pour le cdH, qui en Wallonie tourne autour des 10%, ce seront des élections de survie. "Il y a pour les partis une limite inférieure symbolique", explique Delwit. "Si vous descendez sous cette limite, les électeurs vont étudier d'autres options."

La formation de coalitions après les élections communales ne se fera pas sans danger. "Dans de nombreuses communes, le cadre PS veut se venger du fameux 'coup' monté par le président du cdH Benoît Lutgen en échangeant le PS comme partenaire au gouvernement wallon contre le MR. Si les socialistes ont l'occasion de chasser le cdH des administrations locales, ils n'hésiteront pas. Le bourgmestre de Charleroi Paul Magnette (PS) l'a déclaré presque littéralement."

Qu'y a-t-il en jeu dans les principales villes wallonnes à présent qu'approchent les élections communales du 14 octobre? À Liège, la ville où le PTB est le plus fort et où le porte-parole national Raoul Hedebouw est tête de liste, l'incertitude règne, déclare le politologue de l'ULB Pascal Delwit. "La grande question c'est : que se passera-t-il si le MR y dépasse le PS ? Vu l'impact du scandale Publifin à Liège, ce n'est pas exclu." En Wallonie, la règle veut que le candidat du plus grand parti majoritaire devienne automatiquement bourgmestre. En cas de trop grande victoire du MR, le PS à Liège pourrait envisager d'autres options que la coalition violette attendue. Il faut également surveiller Seraing. "Le bourgmestre PS Alain Mathot et sa majorité absolue doivent y faire face à un PTB très fort. Dans certains sondages, le PTB affiche de meilleurs scores que le PS", déclare Delwit. Dans d'autres grandes villes wallonnes, telles que Charleroi, Mons ou Tournai, on n'attend pas de grands changements. "Le PS y reculera probablement, mais restera probablement le plus grand parti."L'annonce du bourgmestre sortant et président du PS Elio Di Rupo de céder la tête de liste de son parti à Mons au premier échevin Nicolas Martin a surpris. Une manoeuvre intelligente, estime Delwit. "Il a ainsi coupé l'herbe sous le pied à son principal adversaire politique à Mons, le conseiller communal MR Georges-Louis Bouchez, car ce dernier se présentait comme l'anti-Di Rupo.""En outre, Elio Di Rupo est animé par un sentiment de revanche. Il trouve qu'après avoir dirigé le pays dans des circonstances difficiles, la sphère politique belge l'a traité comme un moins que rien après les élections fédérales de 2014. C'est de là que vient son choix de se concentrer à 100% sur son rêve de faire revenir le PS au gouvernement fédéral en 2019."Pour le cdH, qui en Wallonie tourne autour des 10%, ce seront des élections de survie. "Il y a pour les partis une limite inférieure symbolique", explique Delwit. "Si vous descendez sous cette limite, les électeurs vont étudier d'autres options."La formation de coalitions après les élections communales ne se fera pas sans danger. "Dans de nombreuses communes, le cadre PS veut se venger du fameux 'coup' monté par le président du cdH Benoît Lutgen en échangeant le PS comme partenaire au gouvernement wallon contre le MR. Si les socialistes ont l'occasion de chasser le cdH des administrations locales, ils n'hésiteront pas. Le bourgmestre de Charleroi Paul Magnette (PS) l'a déclaré presque littéralement."