La mission de préformation confiée à deux présidents de partis flamands, Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A) est inédite parce qu'elle est donc unilingue: il n'y a pas de président francophone. Or, la tradition veut que ces duos soient bilingues.

"Pas un francophone? Inédit!, constate l'ancienne vice-Première CDH Joëlle Milquet. Par absence de consensus entre les francophones pour en désigner un? Dans ce cas bien dommage!"

Quatre raisons pourraient expliquer cette singularité.

La première, mentionnée par l'humaniste, c'est qu'il n'y aurait pas eu de consensus entre francophones pour en désigner un. Les rivalités entre le PS et le MR, notamment, joueraient un rôle.

La deuxième, qui est une déclinaison de la première, c'est que les préformateurs désignés ne sont pas candidats à devenir formateurs. Or, tant au PS qu'au MR, on lorgne davantage cette mission-là.

Troisième raison possible: ce gouvernement potentiel ne disposera pas de majorité dans le groupe linguistique néerlandophone, il y aurait donc d'éventuelles compensations à donner aux partis flamands.

Quatrième option: la rivalité PS-MR empêche effectivement un consensus et, qui plus est, le palais n'a encore jamais confié de mission aux écologistes depuis les élections de mai 2019 - ce qui est incroyable, étant donné qu'il figuraient parmi les vainqueurs des élections.

La mission de préformation confiée à deux présidents de partis flamands, Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A) est inédite parce qu'elle est donc unilingue: il n'y a pas de président francophone. Or, la tradition veut que ces duos soient bilingues."Pas un francophone? Inédit!, constate l'ancienne vice-Première CDH Joëlle Milquet. Par absence de consensus entre les francophones pour en désigner un? Dans ce cas bien dommage!"Quatre raisons pourraient expliquer cette singularité.La première, mentionnée par l'humaniste, c'est qu'il n'y aurait pas eu de consensus entre francophones pour en désigner un. Les rivalités entre le PS et le MR, notamment, joueraient un rôle.La deuxième, qui est une déclinaison de la première, c'est que les préformateurs désignés ne sont pas candidats à devenir formateurs. Or, tant au PS qu'au MR, on lorgne davantage cette mission-là.Troisième raison possible: ce gouvernement potentiel ne disposera pas de majorité dans le groupe linguistique néerlandophone, il y aurait donc d'éventuelles compensations à donner aux partis flamands.Quatrième option: la rivalité PS-MR empêche effectivement un consensus et, qui plus est, le palais n'a encore jamais confié de mission aux écologistes depuis les élections de mai 2019 - ce qui est incroyable, étant donné qu'il figuraient parmi les vainqueurs des élections.