Bart De Wever, Theo Francken et les leurs ont développé une stratégie bien réfléchie dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais de quoi parlent-ils avec leurs militants et membres quand les caméras et les micros sont absents? Le journaliste indépendant Aubry Touriel a suivi discrètement une dizaine de réunions internes de la N-VA à Anvers, pendant trois ans, pour Le Vif/L'Express. À travers son récit, il analyse la rhétorique du parti nationaliste flamand et dépasse les clichés qui l'entourent. Découvrez la N-VA depuis l'intérieur, en plusieurs épisodes d'une série qui pourrait s'intituler "La faute des autres".

Episode 4: "Angela Merkel a commis une très grave erreur"

En 2015, la crise migratoire atteint son paroxysme en Europe. Fin août, la chancelière allemande, Angela Merkel, prononce la phrase "Wir schaffen das" ("nous y arriverons"). Une citation symbolique qui montre l'ouverture de son pays envers les migrants. Cette phrase, la N-VA et son chef vont souvent la réutiliser pour critiquer la politique de "frontières ouvertes" de l'Union européenne.

Trois semaines après le discours d'Angela Merkel, Bart De Wever est invité à tenir un discours d'inauguration à l'université de Gand. Lors de son allocution, il s'en prend à la chancelière allemande et remet en question les principes de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés. Il fait notamment la distinction entre les droits de l'Homme et les droits civils: "Nous voulons réfléchir à un statut permettant de constituer progressivement des droits."

Le lendemain, tous les journaux parlent de sa conférence. Le soir, j'assiste à une réunion N-VA interne à Hoboken où le président de la N-VA refait le même discours en version "turbo": "Je vous invite à ne pas lire les médias pour savoir ce que j'ai dit à Gand. J'étais très nuancé, on a cité des propos qui étaient sortis de leur contexte."

Il revient également sur le "Wir schaffen das" de "Mutter Angela": "Elle a commis une très grave erreur en disant que nous arrivons à accueillir 800.000 personnes en Europe. Vous savez ce qu'elle dit en fait? Venez tous! Et maintenant! Dans les faits, elle a mis en place une politique de frontières ouvertes pour toute l'Europe et chez nous aussi. C'est dramatique."

En Allemagne aussi, le message d'Angela Merkel passe mal aussi auprès de la CSU, l'allié bavarois de la CDU d'Angela Merkel. Ce parti est d'ailleurs régulièrement comparé à la N-VA dans la presse flamande : ce sont tous les deux des partis conservateurs régionalistes à la politique migratoire stricte qui essaient d'influencer la politique nationale depuis la Bavière pour l'un et depuis Anvers pour l'autre.

En réaction au "Wir schaffen das", la CSU a invité Viktor Orban à un de leur congrès. La politique migratoire du Premier ministre hongrois obtient d'ailleurs les faveurs de Bart De Wever: "Les portes de l'Europe sont ouvertes à cause de la Grèce. On critique la Hongrie, mais Orban applique les règles européennes: il force les migrants à s'inscrire et ferme ses frontières extérieures. La manière peut susciter des discussions, mais la façon dont la Grèce échappe aux critiques est très curieuse."

En passant, le leader de la N-VA en profite pour écorcher Guy Verhofstadt, le chef de file des libéraux au Parlement européen (ADLE). "Verhofstadt est complètement fou! Ici, j'ose m'exprimer un peu plus durement. Selon lui et toute la fraction ADLE, on devrait retirer le droit de vote de la Hongrie au sein du conseil des ministres européen. Au moment où le ministre-président du plus gros Etat fédéral de l'Allemagne (NDLR: Bavière) déclare qu'il se sent solidaire avec Orban. Si ça continue comme ça, nous vivons la fin de l'Union européenne."

Pas de répartition obligatoire des demandeurs d'asile

Au niveau européen, aucun accord n'a été trouvé pour imposer un plan de répartition des demandeurs d'asile par État membre. En Belgique, le gouvernement fédéral se penche sur la question. À ce sujet, le bourgmestre d'Anvers confie au public plus tard dans la soirée: "Gardez vraiment ça pour vous, mais nous sommes extrêmement prudents envers une répartition des demandeurs d'asile par commune. C'est un sujet très sensible au sein du gouvernement que nous ne nous empressons pas d'accepter."

Pour éviter la mesure, Bart De Wever compte sur l'aide de son secrétaire d'Etat: "Je sais que Theo [Francken] nous soutient pour que cela ne devienne pas à nouveau la devise du "Tout pour Anvers", comme c'était le cas sous le gouvernement précédent."

Dans les réunions internes, les militants de la N-VA reçoivent des informations, mais toutes les décisions prises par les cadres du parti ne leur sont pas communiquées: "Naturellement, j'aimerais bien participer à ce plan de répartition, mais nous allons devoir trouver autre chose. J'ai partagé une idée avec Theo à midi. J'ai le luxe de pouvoir inviter un ministre au bureau pour une réunion au Schoon Verdiep (NDLR : Hôtel de ville anversois), j'en profite. Nous en avons discuté pendant des heures, mais avons décidé de ne pas vous en informer, ce n'est pas que je ne vous fais pas confiance, mais je ne vais pas le dire... [Rires]".

Theo Francken en visite dans un centre d'accueil pour réfugiés. Sa gestion de la question des migrants est appréciée des citoyens, si l'on en croit sa cote de popularité. © WOUTER VAN VOOREN/ID PHOTO AGENCY

En novembre 2015, Theo Francken a tout de même annoncé dans un communiqué de presse que le gouvernement fédéral avait approuvé le plan de répartition obligatoire des demandeurs d'asile. Objectif: créer 5 000 places d'accueil supplémentaires.

Finalement, revirement de situation en juin 2016, le gouvernement fédéral a décidé de ne plus appliquer le plan de répartition obligatoire. L'influence de Bart De Wever a-t-elle finalement porté ses fruits? Ce qui est sûr, c'est que, entre janvier et juin 2016, les demandes d'asile introduites en Belgique n'ont fait que diminuer.

Trois ans plus tard, Anvers devra tout de même accepter de nouveaux demandeurs d'asile. Maggie De Block, qui a repris les fonctions de Theo Francken après le départ de la N-VA du gouvernement Michel, annonce en avril 2019 l'arrivée d'un centre temporaire pour demandeurs d'asile avec handicap à... Deurne. À quelques rues de la maison de Bart De Wever, comble de l'ironie.

Theo, mon ami

Alors que les termes "push back" ou "fermeture des frontières" étaient absents du programme de la N-VA pour les élections de 2014, la politique du parti s'est durcie avec la crise migratoire. Au fur et à mesure des années, les demandes sont de plus en plus fortes: l'Europe doit suivre le modèle australien. Là-bas, c'est la tolérance zéro pour les migrants qui arrivent de manière illégale: les bateaux sont systématiquement repoussés et les migrants sont refoulés dans des camps de détention sur des îles du Pacifique. Pour la N-VA, il faut faire de même: fermer les frontières européennes extérieures et arrêter la migration illégale en n'acceptant plus les demandes d'asile sur le continent européen, mais dans des camps en dehors de celui-ci.

Le visage de la politique migratoire de la N-VA, c'est Theo Francken, l'ex-secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration. Son passage dans le gouvernement Michel n'est d'ailleurs pas passé inaperçu, notamment en raison de ses nombreux messages sulfureux sur les réseaux sociaux.

En début de législature, l'une des priorités de la N-VA était de rapatrier les "illégaux criminels", à savoir des criminels en situation irrégulière. Pour ce faire, Theo Francken a conclu des accords de migration et de rapatriement, avec des pays comme le Maroc, la Tunisie, le Kazakhstan et le Soudan. À la suite de l'accord avec le Soudan, une délégation nationale était d'ailleurs venue à Bruxelles pour identifier les migrants en Belgique, ce qui a suscité de vives polémiques.

Air Francken

En novembre 2016, lors d'une réunion interne à Hoboken, Bart De Wever annonce en primeur que Theo Francken compte faire construire un nouveau centre fermé pour ces criminels en situation irrégulière dans la région anversoise: "Nous pouvons éviter la frustration des services de police qui arrêtent des dealers de drogues, mais qui doivent les relâcher, car il n'y a pas assez de capacité."

L'idée est de racheter aux autorités néerlandaises des containers inutilisés à Tilburg qui faisaient office de prison pour augmenter la capacité de détention. Bart De Wever précise: "Il n'y a pas assez de capacité. Ne le criez pas sur tous les toits, mais ça va si loin que, quand nous planifions des interventions, nous devons réserver des places. C'est l'avantage d'avoir un secrétaire d'État comme ami. Quand nous allons par exemple faire une razzia dans le quartier rouge, nous lui demandons: combien de places avez-vous pour nou ? Combien pouvez-vous en éjecter? Vers quel pays volent les prochains avions?"

La salle rigole avant que le leader de la N-VA n'enchaîne: "Vous pouvez rire, mais c'est vraiment comme ça! Alors, vous continuez jusqu'à ce que la prison soit remplie. Et de préférence, les nationalités prévues pour Air Francken. Si tu peux remplir l'avion, ce serait fou de ne pas le faire!"

Cela veut-il dire que la police anversoise a reçu le mandat de mener des actions qui visaient certaines nationalités? Ce discours de Bart De Wever, prononcé devant les quelque 120 membres de la N-VA anversoise, prouve que le président de la N-VA profitait de la présence de ses ministres au 16 rue de la Loi pour servir ses intérêts de bourgmestre.

En septembre 2017, les médias francophones ont évoqué des "rafles" et des "quotas" d'arrestations policières de migrants au Parc Maximilien à Bruxelles. La Libre Belgique évoquait "l'arrestation de 20 à 30 personnes par jour". Jan Jambon, ex-ministre de l'Intérieur, nie en bloc.

La N-VA, raciste?

Peut-on en déduire que la N-VA est raciste comme on l'entend souvent du côté francophone? Même s'il est indéniable qu'une partie de l'électorat de la N-VA provient du Vlaams Belang et que le parti flirte dans ces discours avec des propos radicaux pour garder le soutien d'anciens électeurs de l'extrême-droite, la nuance est de rigueur.

Lors de la réunion du 23 septembre 2015 à Hoboken, un membre du public a par exemple demandé s'il y aurait de nouveaux financements pour des mosquées à Anvers. Réponse du président de Bart De Wever: "Je préfère avoir une mosquée reconnue qui soit financée [par les autorités publiques], car j'ai une emprise dessus et je sais où elle est. De la sorte, la commune sait ce qu'elle finance et elle peut poser ses conditions et aussi mettre un terme aux imams importés."

Selon Bart De Wever, il y a une centaine de milliers de musulmans dans sa ville qui compte plus de 500.000 habitants et la manière dont ils vont pratiquer leur religion "fait partie de notre culture, que cela vous plaise ou non et j'ai l'impression que ça ne plait pas à la personne qui a posé la question". Ici, Bart De Wever n'hésite pas à déplaire à son public qui pourrait avoir des idéologies anti-islam.

Au cours des dix réunions auxquelles j'ai assisté, je n'ai pas perçu de propos racistes à proprement parler de la part des cadres du parti présents. Les déclarations en interne à la N-VA Anvers sont en réalité souvent moins virulentes que certains tweets de Theo Francken ou certaines déclarations de Bart De Wever dans les médias. Jamais non plus, les mots "Vlaams Belang" n'ont été prononcés. C'est comme si le parti d'extrême droite n'existait pas en interne. En externe, pourtant, la N-VA adopte un discours franc pour continuer à attirer cette partie de l'électorat.

Des Lumières...

Depuis longtemps, le Vlaams Belang affirme défendre "son propre peuple d'abord" ("Eigen volk eerst") et veut préserver l'homogénéité de la nation flamande avec des slogans comme, "nos gens d'abord" ("Onze mensen eerst"). C'est "nous" contre "eux".

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La N-VA a copié cette rhétorique visant à percevoir la société de manière binaire. Un passage du discours de Bart De Wever à une réception du Nouvel An en janvier 2015 à Deurne illustre très bien cette idée: "L'un des plus grands problèmes auxquels nous sommes confrontés maintenant, ce n'est pas l'opposition entre l'islam et nous, mais celle entre les Lumières et l'obscurantisme. À partir du moment où l'on respecte les valeurs des Lumières (Liberté, Égalité, Fraternité), on peut être une société libre. Mais si mon idéologie ou ma religion l'emporte et me dit que nous ne sommes pas égaux, cela ne va pas marcher. Celui qui choisit les Lumières fait partie de la solution, celui qui opte pour l'obscurantisme fait partie du problème. Il faut être du bon côté."

Le concept des Lumières est utilisé pour diviser la population en deux camps et ces valeurs peuvent facilement s'adapter en fonction du contexte. En réaction à la position du gouvernement Michel sur le pacte de l'ONU sur les migrations, Bart De Wever a par exemple déclaré lors des voeux de la N-VA en janvier 2019: "Je suis fier que nous soyons restés inflexibles. Les valeurs des Lumières soutiennent ce que nous sommes. C'est pourquoi nous sommes en effet très critiques à l'égard du chaos de la migration européenne qui sape cette histoire."

Comme le constate Pieter Bauwens, rédacteur en chef du magazine flamingant Doorbraak, dans sa série d'articles sur la N-VA, "l'idéologie de la N-VA est souvent ad hoc, ou n'a pas encore pris forme. Que signifie précisément toute cette histoire des Lumières?"

... à la polarisation

Quand ils n'utilisent pas les valeurs des Lumières pour polariser, les représentants N-VA n'hésitent pas à régulièrement catégoriser la population en fonction de leur croyance ou origine, notamment les musulmans.

Bart De Wever a par exemple critiqué sur la VRT la communauté berbère en mars 2015, car ces personnes étaient trop peu motivées à se former ou à trouver un travail: "C'est une communauté très fermée, qui éprouve une grande méfiance envers l'autorité, au sein de laquelle l'islam est très peu organisé, et qui est très sensible aux thèses salafistes, à la radicalisation." Un message qui a suscité un tollé.

En septembre 2015, il a confié lors d'une réunion interne qu'il ne tiendrait plus ce genre de propos: "Les différences entre les profils de migrants sont énormes, mais on ne peut pas en parler, je l'ai déjà fait une fois, je ne le ferai plus jamais."

Pourtant, le bourgmestre d'Anvers a remis de l'huile sur le feu deux ans plus tard dans la Gazet Van Antwerpen: "Regardez les photos des auteurs de l'attentat à Barcelone. Sur la Turnhoutsebaan, [à Borgerhout, district d'Anvers où habitent de nombreux musulmans], vous rencontrez facilement des hommes de ce type".

Après les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016, c'est au tour de Jan Jambon, alors ministre fédéral de l'Intérieur, d'affirmer qu'"une partie significative de la communauté musulmane a dansé à l'occasion des attentats".

En mars 2018, Bart De Wever en remet une couche dans le quotidien De Zondag lors d'une question sur le port du voile: "Les juifs orthodoxes attachent aussi beaucoup d'importance aux signes extérieurs de la foi. Mais ils en acceptent les conséquences. Je n'ai encore jamais vu de juif orthodoxe vouloir travailler à un guichet. Ils évitent les conflits. C'est la différence. Les musulmans revendiquent une place dans l'espace public, dans l'enseignement, avec leurs signes de croyance extérieurs. C'est ce qui crée des tensions."

Cette dernière citation montre que le discours de Bart De Wever perd sa cohérence au fur et à mesure des années : il reproche aux musulmans de vouloir être actifs dans la société alors que, quelques années auparavant, il regrettait leur manque de mobilité sociale.

Melikan Kucam et les subterfuges

Les actes et le discours de la N-VA varient en fonction des religions. La N-VA accueille par exemple les bras ouverts les chrétiens de Syrie. Lors d'une réunion interne du 23 septembre 2015, Bart De Wever justifie: "S'il y a un groupe qui devrait avoir le droit d'asile en Syrie, c'est bien les chrétiens. [La salle applaudit] Une grande partie de notre civilisation culturelle est en train de disparaître au Moyen-Orient. Nous, les inhumains de la N-VA, nous sommes allés chercher 250 chrétiens syriens d'Alep en Syrie."

Entre 2015 et 2018, environ 1500 Syriens (dont la plupart sont chrétiens) ont reçu un visa humanitaire de longue durée par l'intermédiaire d'opérations de sauvetage. C'était une volonté affichée de Theo Francken, l'ex-secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration: il a mis en place un réseau de personnes de confiance pour s'occuper de la sélection préalable des demandes de visas quand le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) ne pouvait pas s'en occuper. Le cabinet du secrétaire d'État collaborait directement avec ces personnes qui étaient chargées de dresser une liste de Syriens qui pouvaient ensuite obtenir un visa humanitaire en Belgique.

Lors du Tour pour la Flandre fin 2014, la première réunion à laquelle j'ai assisté, Jan Jambon décrivait son collègue de la sorte: "Theo Francken connaît ses dossiers. Nous voulons aboutir à un système de migration juste où l'on met un terme aux subterfuges."

C'est tout le contraire qui s'est produit avec le conseiller communal malinois Melikan Kucam, élu N-VA. Un reportage de la VRT laisse sous-entendre que cette "personne de confiance" du cabinet de l'ex-secrétaire d'Etat aurait fait payer des Syriens pour qu'ils puissent figurer sur la liste des personnes ayant droit au visa. Il a ensuite été placé sous mandat d'arrêt en janvier pour trafic d'êtres humains, organisation criminelle, corruption passive et extorsion. De son côté, Theo Francken se défend en disant qu'il n'était pas au courant de ces faits. Pour l'heure, impossible de confirmer avec exactitude s'il y a eu abus ou pas. Le tribunal doit encore se prononcer.

Plainte de la N-VA

Lors de la réunion interne du 23 septembre 2015, l'immigration occupait un thème central. Normal: la veille, Bart De Wever tirait à boulets rouges sur la politique migratoire de la chancelière Angela Merkel. Le lendemain, je m'attelle à l'écriture d'un article pour Le Vif/L'Express où j'explique que le bourgmestre d'Anvers ne souhaite pas accueillir plus de migrants dans sa ville. Il sera publié sur le site du magazine quelques jours plus tard.

Le 16 octobre 2015, Thierry Fiorilli, devenu entretemps rédacteur en chef du Vif/L'Express, me téléphone pour m'avertir que la N-VA porte plainte auprès du Conseil de Déontologie Journalistique (CDJ) contre l'hebdomadaire et Dominique Dewael, mon pseudonyme.

Dans ses accusations, Piet De Zaeger, directeur-général de la N-VA, explique: "Cette infiltration se base sur une tromperie délibérée. Le journaliste ne s'est inscrit au parti que pour pouvoir utiliser les informations ainsi récoltées. Cette pratique est disproportionnée et n'entre pas dans les exceptions prévues à l'art. 17 [du code de déontologie journalistique]: les informations peuvent être obtenues d'une autre manière et elles ne sont pas d'intérêt général."

Le verdict tombera quelques mois plus tard.