Ce sont quelque 10.000 personnes, de trous âges et de toutes origines, qui sont rassemblées, dimanche après-midi, sur la Place Poelaert à Bruxelles, pour protester contre les violences policières envers les personnes de couleur et plus généralement contre le racisme, selon un premier comptage de la police de Bruxelles.

"Le meurtre de George Floyd a visiblement réveillé beaucoup de gens", explique Ange Kazi, porte-parole du 'Belgian Network for Black Lives' (BNFBL), qui a appelé à cette action. "Beaucoup de gens en ont marre de la violence policière qui touche systématiquement les noirs", ajoute-t-elle.

Parmi les manifestants, dont la grande majorité est masquée pour se protéger du coronavirus, beaucoup portent des pancartes avec le slogan "Black lives matter". D'autres évoquent les noms de Semira Adamu, Mawda ou encore des jeunes Bruxellois Mehdi en Adil.

"Nous exigeons la justice pour chaque victime de violences policières en Belgique", revendiquent de nombreux manifestants. "A chaque incident, un juge d'instruction doit être désigné afin que la victime et sa famille puissent bénéficier d'une enquête impartiale."

Présente aux abords de la Place Poelaert afin de surveiller la manifestation, la police reste toutefois discrète.

Des incidents ont éclaté à Matonge

Des incidents ont éclaté dans le quartier bruxellois de Matonge, en fin d'après-midi, au terme de la manifestation.

Des voitures de police ont notamment été prises à partie par des individus armés de bouteilles et de pavés.

La Chaussée d'Ixelles a été entièrement bouclée à hauteur de la Porte de Namur, la police repoussant une centaine de fauteurs de troubles plus loin dans le quartier à l'aide de canons à eau. Des incendies ont également été allumés.

On ignore pour l'instant si la police a procédé à des interpellations ou si il y a eu des blessés.

Le bourgmestre Close ordonne des arrestations

Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, "a donné l'orde de procéder à des arrestations et de mettre fin immédiatement aux troubles à l'ordre public" après les incidents qui ont éclaté à Matongé.

L'affluence a toutefois poussé certains, dont le président du MR et la Première ministre Sophie Wilmès, à regretter qu'une alternative n'ait pu être trouvée pour assurer le respect des consignes sanitaires.

C'est au terme de la manifestation que les choses se sont gâtées, une centaine d'individus s'en prenant aux forces de l'ordre à l'aide de pavés et de bouteilles. La police a utilisé les canons à eaux pour les repousser plus loin dans Matonge. Des magasins ont été pillés, a constaté Belga sur place.

La Chaussée d'Ixelles, à hauteur de la Porte de Namur, a été bouclée. "Des groupes de délinquants perturbent la fin de l'hommage à George Floyd. Nos forces de l'ordre sont présentes en nombre. J'ai donné l'ordre de procéder à des arrestations et de mettre fin immédiatement aux troubles à l'ordre public", a réagi le bourgmestre de la Ville, Philippe Close, sur Twitter.

1200 personnes à Anvers

Le groupe Belgian Youth Against Racism avait appelé la semaine passée sur les réseaux sociaux à manifester dans plusieurs villes du pays.

Initialement prévue sur la Place Verte, la manifestation s'est déplacée au dernier moment sur la Steenplein. Les autorités communales et policières de la Métropole n'avaient en effet pas autorisé le rassemblement qui s'est cependant déroulé dans le calme.

Samedi, environ 700 personnes s'étaient déjà rassemblées sur la Place Verte pour protester contre la mort de George Floyd, cet Afro-Américain asphyxié par un policier lors de son arrestation à Minneapolis le 25 mai dernier.

Sans incident à Gand

Près de 750 personnes ont participé à une manifestation contre le racisme dimanche après-midi dans le parc Albert à Gand. "Tout s'est déroulé sans incident et nous n'avons pas dû intervenir", a expliqué la police locale. La manifestation n'étant pas autorisée, les organisateurs devront s'acquitter d'une amende de 350 euros.

Les manifestants se sont rassemblés près de la statue du roi Albert Ier devant laquelle ils se sont déchaussés et ont observé 8 minutes et 46 secondes de silence, soit le temps qu'a mis George Floyd avant de succomber lors de son arrestation.Le parc abrite également une statue de Léopold II qui a déjà été été souillée à plusieurs reprises. La manifestation s'est déroulée sans incident, a indiqué la porte-parole de la police gantoise.

Quelque 700 personnes se réunissent à Liège

Quelque 700 personnes, selon l'estimation de la police, se sont réunies samedi devant la gare des Guillemins à Liège, afin de manifester leur solidarité envers George Floyd.

Les organisateurs de l'événement n'avait pas obtenu d'autorisation formelle des autorités communales mais tout s'est déroulé dans le calme. Aucun PV n'a par ailleurs été dressé pour non-respect des mesures covid-19.

Peu avant 15h30, alors que la foule se dispersait sur l'esplanade des Guillemins, un groupe de 250 personnes, d'après la police, a pris la direction de la place Saint-Lambert.

Arrivés à destination, les manifestants ont mis un genou à terre en face du Palais de Justice.

Ce sont quelque 10.000 personnes, de trous âges et de toutes origines, qui sont rassemblées, dimanche après-midi, sur la Place Poelaert à Bruxelles, pour protester contre les violences policières envers les personnes de couleur et plus généralement contre le racisme, selon un premier comptage de la police de Bruxelles."Le meurtre de George Floyd a visiblement réveillé beaucoup de gens", explique Ange Kazi, porte-parole du 'Belgian Network for Black Lives' (BNFBL), qui a appelé à cette action. "Beaucoup de gens en ont marre de la violence policière qui touche systématiquement les noirs", ajoute-t-elle. Parmi les manifestants, dont la grande majorité est masquée pour se protéger du coronavirus, beaucoup portent des pancartes avec le slogan "Black lives matter". D'autres évoquent les noms de Semira Adamu, Mawda ou encore des jeunes Bruxellois Mehdi en Adil. "Nous exigeons la justice pour chaque victime de violences policières en Belgique", revendiquent de nombreux manifestants. "A chaque incident, un juge d'instruction doit être désigné afin que la victime et sa famille puissent bénéficier d'une enquête impartiale." Présente aux abords de la Place Poelaert afin de surveiller la manifestation, la police reste toutefois discrète.Des incidents ont éclaté dans le quartier bruxellois de Matonge, en fin d'après-midi, au terme de la manifestation.Des voitures de police ont notamment été prises à partie par des individus armés de bouteilles et de pavés. La Chaussée d'Ixelles a été entièrement bouclée à hauteur de la Porte de Namur, la police repoussant une centaine de fauteurs de troubles plus loin dans le quartier à l'aide de canons à eau. Des incendies ont également été allumés. On ignore pour l'instant si la police a procédé à des interpellations ou si il y a eu des blessés. Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, "a donné l'orde de procéder à des arrestations et de mettre fin immédiatement aux troubles à l'ordre public" après les incidents qui ont éclaté à Matongé.L'affluence a toutefois poussé certains, dont le président du MR et la Première ministre Sophie Wilmès, à regretter qu'une alternative n'ait pu être trouvée pour assurer le respect des consignes sanitaires. C'est au terme de la manifestation que les choses se sont gâtées, une centaine d'individus s'en prenant aux forces de l'ordre à l'aide de pavés et de bouteilles. La police a utilisé les canons à eaux pour les repousser plus loin dans Matonge. Des magasins ont été pillés, a constaté Belga sur place. La Chaussée d'Ixelles, à hauteur de la Porte de Namur, a été bouclée. "Des groupes de délinquants perturbent la fin de l'hommage à George Floyd. Nos forces de l'ordre sont présentes en nombre. J'ai donné l'ordre de procéder à des arrestations et de mettre fin immédiatement aux troubles à l'ordre public", a réagi le bourgmestre de la Ville, Philippe Close, sur Twitter. Le groupe Belgian Youth Against Racism avait appelé la semaine passée sur les réseaux sociaux à manifester dans plusieurs villes du pays. Initialement prévue sur la Place Verte, la manifestation s'est déplacée au dernier moment sur la Steenplein. Les autorités communales et policières de la Métropole n'avaient en effet pas autorisé le rassemblement qui s'est cependant déroulé dans le calme. Samedi, environ 700 personnes s'étaient déjà rassemblées sur la Place Verte pour protester contre la mort de George Floyd, cet Afro-Américain asphyxié par un policier lors de son arrestation à Minneapolis le 25 mai dernier. Près de 750 personnes ont participé à une manifestation contre le racisme dimanche après-midi dans le parc Albert à Gand. "Tout s'est déroulé sans incident et nous n'avons pas dû intervenir", a expliqué la police locale. La manifestation n'étant pas autorisée, les organisateurs devront s'acquitter d'une amende de 350 euros.Les manifestants se sont rassemblés près de la statue du roi Albert Ier devant laquelle ils se sont déchaussés et ont observé 8 minutes et 46 secondes de silence, soit le temps qu'a mis George Floyd avant de succomber lors de son arrestation.Le parc abrite également une statue de Léopold II qui a déjà été été souillée à plusieurs reprises. La manifestation s'est déroulée sans incident, a indiqué la porte-parole de la police gantoise.Quelque 700 personnes, selon l'estimation de la police, se sont réunies samedi devant la gare des Guillemins à Liège, afin de manifester leur solidarité envers George Floyd.Les organisateurs de l'événement n'avait pas obtenu d'autorisation formelle des autorités communales mais tout s'est déroulé dans le calme. Aucun PV n'a par ailleurs été dressé pour non-respect des mesures covid-19. Peu avant 15h30, alors que la foule se dispersait sur l'esplanade des Guillemins, un groupe de 250 personnes, d'après la police, a pris la direction de la place Saint-Lambert. Arrivés à destination, les manifestants ont mis un genou à terre en face du Palais de Justice.