C'est une image marquante. Sur le coup de 11h, les infirmiers du service des soins intensifs du MontLégia se sont écroulés. Épuisés, ils sont restés plusieurs longues minutes au sol pour marquer leur ras-le-bol et rappeler au gouvernement la nécessité de revaloriser la profession, financièrement notamment, mais aussi de revoir les normes d'encadrement ou encore de lutter contre la pénurie infirmière.

Lettre à des soignants admirables (carte blanche)

Ce message a été mis en scène ailleurs à Liège, à l'hôpital de la Citadelle, où le personnel a mis un genou à terre, accablé physiquement et moralement par l'ampleur de la tâche.

"Il est urgent de revaloriser le métier d'infirmier, non seulement aux soins intensifs et aux urgences, mais en général", explique ainsi Isabelle Thys, directrice du département infirmier de la Clinique CHC MontLégia. "Le financement n'est plus adapté aux besoins avec le vieillissement de la population qui rend les cas plus lourds. Il faut rendre la profession plus attractive, faute de quoi nous n'aurons plus personne à engager sur le marché. Certains de nos jeunes infirmiers au tout début de leur carrière réduisent déjà leur temps de travail tant la pression est forte".

Un courrier a été adressé par une vingtaine d'institutions liégeoises en cette journée internationale de l'infirmière au ministre de la Santé Franck Vandenbroucke pour réclamer des moyens supplémentaires.

C'est une image marquante. Sur le coup de 11h, les infirmiers du service des soins intensifs du MontLégia se sont écroulés. Épuisés, ils sont restés plusieurs longues minutes au sol pour marquer leur ras-le-bol et rappeler au gouvernement la nécessité de revaloriser la profession, financièrement notamment, mais aussi de revoir les normes d'encadrement ou encore de lutter contre la pénurie infirmière.Lettre à des soignants admirables (carte blanche) Ce message a été mis en scène ailleurs à Liège, à l'hôpital de la Citadelle, où le personnel a mis un genou à terre, accablé physiquement et moralement par l'ampleur de la tâche. "Il est urgent de revaloriser le métier d'infirmier, non seulement aux soins intensifs et aux urgences, mais en général", explique ainsi Isabelle Thys, directrice du département infirmier de la Clinique CHC MontLégia. "Le financement n'est plus adapté aux besoins avec le vieillissement de la population qui rend les cas plus lourds. Il faut rendre la profession plus attractive, faute de quoi nous n'aurons plus personne à engager sur le marché. Certains de nos jeunes infirmiers au tout début de leur carrière réduisent déjà leur temps de travail tant la pression est forte". Un courrier a été adressé par une vingtaine d'institutions liégeoises en cette journée internationale de l'infirmière au ministre de la Santé Franck Vandenbroucke pour réclamer des moyens supplémentaires.