Le mouvement citoyen "Même pas peur" est à la base de l'organisation, relayée sur les réseaux sociaux. Initialement, les manifestants devaient se rendre en cortège devant l'hôtel de ville liégeois avant de terminer l'action sur la place Saint-Léonard, mais les autorités ont préféré qu'ils restent statiques dans le parc de la Boverie.

Une situation qu'a regrettée Frédéric Caruso, médecin et membre du mouvement citoyen "Même pas peur" : "J'aurais préféré qu'on soit dynamique et je pense qu'on aurait dû aller devant l'hôtel de ville. Je pense qu'il faut faire comprendre qu'on est bloqué à cause du fait que la démocratie est bloquée. Trop peu de gens décident pour trop de gens et on doit réclamer ça. Ce n'est pas en restant à la Boverie, en faisant la fête, que l'on va y parvenir."

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. © belga

L'action avait pour objectif de défendre la démocratie et de mettre en avant le citoyen pour qu'il puisse s'exprimer afin d'augmenter la représentativité dans les décisions. Au programme, de la musique accompagnée de discours de citoyens.

"Ce mouvement est assez compliqué à cadrer, je l'avoue. On essaie de faire un mouvement avec des revendications. Il y a un côté un peu festif, donc ce n'est pas évident. La vie est étouffée depuis un an et les gens ont besoin d'un peu souffler, il ne faut pas être naïf et accepter cela. Je me félicite de voir des centaines de personnes présentes, mais je ne suis pas sûr qu'on ait une cohésion. Il y a plus de gens qui viennent pour souffler que pour partager le débat. On doit se rassembler pour réclamer des choses et se battre pour les avoir. Ce type de mouvement n'est pas assez pertinent. Il va falloir se structurer, se cadrer. D'ailleurs, ici, ça peut passer en boom plus qu'autre chose, mais il faut continuer à passer des messages et il faut bien passer par quelque part", poursuit Frédéric Caruso.

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Vers 14h30, un appel a été lancé au monde politique pour qu'il se rende sur place et vienne échanger avec les citoyens. L'ambiance était détendue et festive. La manifestation devait prendre fin vers 19h00 selon l'arrêté du bourgmestre, mais l'heure de la fin l'action est annoncée à 21h00.

D'autres mouvements devraient être organisés dans les prochaines semaines, toujours selon Frédéric Caruso. "Je pense qu'il y en aura d'autres car les gens savent que les chiffres à Liège ne sont pas catastrophiques, il faut faire attention et être prudent, la situation n'est pas contrôlée, mais on est dans une situation où l'on bloque tout et où l'hôpital n'est toujours pas aidé. Si la campagne de vaccination ne fonctionne pas rapidement, ou si le virus mute, ou si nous rencontrons un autre virus dans les prochaines années, on repart à zéro parce que l'hôpital n'a pas été aidé. Les gens sont tracassés et si on recommence dans trois ans, on repart avec tout un système affaibli."

Aucun débordement ou incident n'était à déplorer dimanche peu avant 18h00. La police a préféré rester en retrait mais quelques policiers en civil étaient présents ainsi qu'un bateau de la police qui surveille les bords de la Meuse.

Rassemblement contre les mesures du Gouvernent à la Boverie. Plusieurs centaines de personnes pour une manifestation non autorisée. Pour l'instant pas de forces de l'ordre et une ambiance bon enfant.

Publiée par RTC Télé Liège sur Dimanche 28 mars 2021
Le mouvement citoyen "Même pas peur" est à la base de l'organisation, relayée sur les réseaux sociaux. Initialement, les manifestants devaient se rendre en cortège devant l'hôtel de ville liégeois avant de terminer l'action sur la place Saint-Léonard, mais les autorités ont préféré qu'ils restent statiques dans le parc de la Boverie. Une situation qu'a regrettée Frédéric Caruso, médecin et membre du mouvement citoyen "Même pas peur" : "J'aurais préféré qu'on soit dynamique et je pense qu'on aurait dû aller devant l'hôtel de ville. Je pense qu'il faut faire comprendre qu'on est bloqué à cause du fait que la démocratie est bloquée. Trop peu de gens décident pour trop de gens et on doit réclamer ça. Ce n'est pas en restant à la Boverie, en faisant la fête, que l'on va y parvenir."L'action avait pour objectif de défendre la démocratie et de mettre en avant le citoyen pour qu'il puisse s'exprimer afin d'augmenter la représentativité dans les décisions. Au programme, de la musique accompagnée de discours de citoyens. "Ce mouvement est assez compliqué à cadrer, je l'avoue. On essaie de faire un mouvement avec des revendications. Il y a un côté un peu festif, donc ce n'est pas évident. La vie est étouffée depuis un an et les gens ont besoin d'un peu souffler, il ne faut pas être naïf et accepter cela. Je me félicite de voir des centaines de personnes présentes, mais je ne suis pas sûr qu'on ait une cohésion. Il y a plus de gens qui viennent pour souffler que pour partager le débat. On doit se rassembler pour réclamer des choses et se battre pour les avoir. Ce type de mouvement n'est pas assez pertinent. Il va falloir se structurer, se cadrer. D'ailleurs, ici, ça peut passer en boom plus qu'autre chose, mais il faut continuer à passer des messages et il faut bien passer par quelque part", poursuit Frédéric Caruso.Vers 14h30, un appel a été lancé au monde politique pour qu'il se rende sur place et vienne échanger avec les citoyens. L'ambiance était détendue et festive. La manifestation devait prendre fin vers 19h00 selon l'arrêté du bourgmestre, mais l'heure de la fin l'action est annoncée à 21h00. D'autres mouvements devraient être organisés dans les prochaines semaines, toujours selon Frédéric Caruso. "Je pense qu'il y en aura d'autres car les gens savent que les chiffres à Liège ne sont pas catastrophiques, il faut faire attention et être prudent, la situation n'est pas contrôlée, mais on est dans une situation où l'on bloque tout et où l'hôpital n'est toujours pas aidé. Si la campagne de vaccination ne fonctionne pas rapidement, ou si le virus mute, ou si nous rencontrons un autre virus dans les prochaines années, on repart à zéro parce que l'hôpital n'a pas été aidé. Les gens sont tracassés et si on recommence dans trois ans, on repart avec tout un système affaibli." Aucun débordement ou incident n'était à déplorer dimanche peu avant 18h00. La police a préféré rester en retrait mais quelques policiers en civil étaient présents ainsi qu'un bateau de la police qui surveille les bords de la Meuse.