Le Conseil national de sécurité, chef d'orchestre de la gestion de la crise du coronavirus en Belgique, se réunit à nouveau ce mercredi 6 mai pour entamer la phase la plus délicate du déconfinement progressif. Si la reprise partielle de l'économie, ce 4 mai, était assez facilement gérable, il n'en ira pas de même pour la réouverture généralisée des commerces, le 11 mai. Des tensions politiques pourraient, en outre, générer de nouveaux débats sur les réunions familiales, tandis que plusieurs points délicats devraient être tranchés. Sans oublier la communication, à soigner cette fois !

La réouverture générale des commerces confirmée ?

Les responsables politiques ont décidé d'anticiper d'une semaine la réouverture des commerces, par rapport à ce que préconisaient les experts. Ceux-ci avaient recommandé, dans leur rapport, la date du 18 mai, pour laisser une période de deux semaines afin d'évaluer la première phase du déconfinement. Soucieux de gérer l'équilibre entre sanitaire et économique, le Conseil national de sécurité a tranché différemment... tout en rappelant que rien n'était gravé dans le marbre. La situation sanitaire, disent les experts, s'améliore pour l'instant de façon telle que cette date du 11 mai pourrait être maintenue. Là où le doute prévaut, c'est en ce qui concerne l'accompagnement de cette réouverture commerciale : masques inégalement distribués, testing et tracing en retard, communication des modalités... Or, après deux mois de sevrage, les accros du shopping risquent de se ruer vers leurs enseignes préférées, files à la clé, tandis que les transports publics risquent d'être autrement plus chargés que ce lundi matin. De quoi changer la donne?

Un geste pour permettre les réunions familiales ?

La stratégie de déconfinement en plusieurs phases telle qu'elle avait été décidée par le Conseil national de sécurité avait été fortement critiquée par des partis soutenant Wilmès II de l'extérieur : Ecolo et PS regrettaient l'abandon de toute perspective de réunion familiale. Les experts, dans leur rapport final, avaient, eux, abandonné cette piste. Mais les critiques ont fusé au sujet d'un prétendu "manque d'humanité". Depuis, les verts ne désespèrent pas de convaincre la Première ministre et les ministres-présidents de poser un geste en ce sens, pour le 11 mai ou pour le 18 mai. Ce week-end, sur les plateaux télévisés, le président du CD&V Joachim Coens n'a pas fermé la porte. Mais tout dépendra, a-t-il rappelé, de l'avis des experts. Sans oublier les modalités concrètes de mise en oeuvre d'une telle mesure (cercle restreint? avec qui? en intérieur ou en extérieur?) : tout le monde se souvient du tollé suscité par l'autorisation improvisée des visites aux maisons de repos.

Le port obligatoire du masque doit-il être élargi ?

Jusqu'ici, la décision du Conseil national de sécurité, applicable pour tout le territoire, consiste à rendre le port du masque obligatoire pour les plus de douze ans dans les transports en commun. Partout ailleurs, il est fortement recommandé. Mais des communes prennent les devants pour le rendre obligatoire de façon plus large : sur les artères commerciales et devant les écoles à Etterbeek, par exemple, une localité dirigée par Vincent De Wolf (MR). Certains députés, socialistes notamment, plaident en outre pour le port du masque obligatoire dans les supermarchés - le sujet divise, le virologue Steven Van Gucht étant plus réservé. C'est dire que le sujet de l'élargissement du port obligatoire du masque, notamment aux commerces, pourrait se retrouver sur la table du Conseil national de sécurité.

Et les compétitions, les camps, les événements, la culture, l'horeca ?

Une série de sujets reportés à plus tard devraient idéalement être abordés lors de cette nouvelle réunion, ne fut-ce que pour donner un horizon. C'est certainement le cas des compétitions sportives, notamment celles de football, pour lequel une décision devrait être prise. Arrêt définitif du championnat comme en France (c'est le plus probable)? Autorisation de quelques matchs (comme la finale de la coupe) ? Le Conseil national de sécurité a promis de répondre. Idem pour les camps de jeunesse de l'été, en vue desques les mouvements doivent prendre leurs dispositions. D'autre secteurs - l'événementiel, le culturel ou l'horeca - attendent quant à eux des précisions sur la façon dont la dernière phase, à partir du 8 juin, pourrait s'organiser.

Comment communiquer... mieux ?

Ce n'est certainement pas le point le moins important : le Conseil national de sécurité devra songer à communiquer de façon plus performante qu'à l'issue de sa dernière séance. En d'autres termes, tenter de communiquer à une heure moins tardive, sans power point décalés et avec davantage de clarté. De façon plus générale, la communication autour des mesures pour le 11 mai, ainsi que pour la suite, devra être particulièrement soignée pour veiller, encore et toujours, à s'assurer l'adhésion de la population. Surtout si une deuxième vague de l'épidémie, qui n'est pas à exclure, venait à se profiler.

Le Conseil national de sécurité, chef d'orchestre de la gestion de la crise du coronavirus en Belgique, se réunit à nouveau ce mercredi 6 mai pour entamer la phase la plus délicate du déconfinement progressif. Si la reprise partielle de l'économie, ce 4 mai, était assez facilement gérable, il n'en ira pas de même pour la réouverture généralisée des commerces, le 11 mai. Des tensions politiques pourraient, en outre, générer de nouveaux débats sur les réunions familiales, tandis que plusieurs points délicats devraient être tranchés. Sans oublier la communication, à soigner cette fois !Les responsables politiques ont décidé d'anticiper d'une semaine la réouverture des commerces, par rapport à ce que préconisaient les experts. Ceux-ci avaient recommandé, dans leur rapport, la date du 18 mai, pour laisser une période de deux semaines afin d'évaluer la première phase du déconfinement. Soucieux de gérer l'équilibre entre sanitaire et économique, le Conseil national de sécurité a tranché différemment... tout en rappelant que rien n'était gravé dans le marbre. La situation sanitaire, disent les experts, s'améliore pour l'instant de façon telle que cette date du 11 mai pourrait être maintenue. Là où le doute prévaut, c'est en ce qui concerne l'accompagnement de cette réouverture commerciale : masques inégalement distribués, testing et tracing en retard, communication des modalités... Or, après deux mois de sevrage, les accros du shopping risquent de se ruer vers leurs enseignes préférées, files à la clé, tandis que les transports publics risquent d'être autrement plus chargés que ce lundi matin. De quoi changer la donne?La stratégie de déconfinement en plusieurs phases telle qu'elle avait été décidée par le Conseil national de sécurité avait été fortement critiquée par des partis soutenant Wilmès II de l'extérieur : Ecolo et PS regrettaient l'abandon de toute perspective de réunion familiale. Les experts, dans leur rapport final, avaient, eux, abandonné cette piste. Mais les critiques ont fusé au sujet d'un prétendu "manque d'humanité". Depuis, les verts ne désespèrent pas de convaincre la Première ministre et les ministres-présidents de poser un geste en ce sens, pour le 11 mai ou pour le 18 mai. Ce week-end, sur les plateaux télévisés, le président du CD&V Joachim Coens n'a pas fermé la porte. Mais tout dépendra, a-t-il rappelé, de l'avis des experts. Sans oublier les modalités concrètes de mise en oeuvre d'une telle mesure (cercle restreint? avec qui? en intérieur ou en extérieur?) : tout le monde se souvient du tollé suscité par l'autorisation improvisée des visites aux maisons de repos.Jusqu'ici, la décision du Conseil national de sécurité, applicable pour tout le territoire, consiste à rendre le port du masque obligatoire pour les plus de douze ans dans les transports en commun. Partout ailleurs, il est fortement recommandé. Mais des communes prennent les devants pour le rendre obligatoire de façon plus large : sur les artères commerciales et devant les écoles à Etterbeek, par exemple, une localité dirigée par Vincent De Wolf (MR). Certains députés, socialistes notamment, plaident en outre pour le port du masque obligatoire dans les supermarchés - le sujet divise, le virologue Steven Van Gucht étant plus réservé. C'est dire que le sujet de l'élargissement du port obligatoire du masque, notamment aux commerces, pourrait se retrouver sur la table du Conseil national de sécurité.Une série de sujets reportés à plus tard devraient idéalement être abordés lors de cette nouvelle réunion, ne fut-ce que pour donner un horizon. C'est certainement le cas des compétitions sportives, notamment celles de football, pour lequel une décision devrait être prise. Arrêt définitif du championnat comme en France (c'est le plus probable)? Autorisation de quelques matchs (comme la finale de la coupe) ? Le Conseil national de sécurité a promis de répondre. Idem pour les camps de jeunesse de l'été, en vue desques les mouvements doivent prendre leurs dispositions. D'autre secteurs - l'événementiel, le culturel ou l'horeca - attendent quant à eux des précisions sur la façon dont la dernière phase, à partir du 8 juin, pourrait s'organiser.Ce n'est certainement pas le point le moins important : le Conseil national de sécurité devra songer à communiquer de façon plus performante qu'à l'issue de sa dernière séance. En d'autres termes, tenter de communiquer à une heure moins tardive, sans power point décalés et avec davantage de clarté. De façon plus générale, la communication autour des mesures pour le 11 mai, ainsi que pour la suite, devra être particulièrement soignée pour veiller, encore et toujours, à s'assurer l'adhésion de la population. Surtout si une deuxième vague de l'épidémie, qui n'est pas à exclure, venait à se profiler.