Cela "a semé de la confusion et on aurait pu s'en passer, comme d'une rage de dents", a-t-il expliqué sur les ondes de Radio 1.

Cette campagne choc a suscité une vaste réprobation, non seulement pour le message diffusé et les images utilisées, mais également parce qu'elle a été lancée alors que le Premier ministre, Charles Michel, menait des consultations en vue de sortir de la crise. "Nous sentons très fort qu'il y a un besoin de confronter le Pacte auprès de la population et de lui donner des informations", a expliqué M. De Wever.

"L'équipe médias sociaux du parti a voulu faire cela de manière très abordable mais les images ne correspondaient pas bien avec le contenu, et l'objectif est donc raté". Le président de la N-VA juge pourtant que ces images correspondent à la "réalité". "C'est ce qu'on voit en rue, c'est la conséquence d'une politique migratoire (européenne, ndlr) défaillante", a-t-il dit. Beaucoup d'observateurs ont jugé cette campagne digne du Vlaams Belang. Le parti d'extrême droite a même félicité la N-VA pour son initiative.

"La différence, c'est que nous jugeons que la politique migratoire en Europe est défaillante mais que nous ne voulons pas que le ressentiment soit dirigé sur des personnes", s'est justifié M. De Wever. La N-VA dit avoir déposé sur la table du gouvernement des propositions en vue de sortir de la crise, mais son président n'a pas voulu en dire plus.

"Le service de communication du parti a commis une faute dans le choix des images et du moment. Les gens commettent des fautes, cela arrive également dans notre parti", a commenté mardi à son arrivée au Lambermont le vice-premier ministre N-VA Jan Jambon au sujet de la campagne controversée des nationalistes flamands contre le pacte sur les migrations.

"Nous avons retiré cette campagne", a ajouté M. Jambon, invitant à une discussion sur le fond du pacte sur les migrations.

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Geplaatst door N-VA op Dinsdag 4 december 2018

Sur la page Facebook de la NV-A, une annonce a été publiée:La N-VA pensait nourrir le débat en estimant important de faire connaître sa position sur le pacte migratoire."Mais la campagne a perdu son objectif à travers les images choisies et est donc mal comprise. Cela ne nourrit plus le débat et c'est devenu désormais un fait politique. C'est pourquoi nous avons décidé de stopper cette campagne" peut-on y lire.

Peu auparavant, le président du MR Olivier Chastel avait jugé la campagne "indigne" et appelé à son retrait. Dans l'opposition, le président du cdH Benoît Lutgen jugeait quant à lui que "retirer une campagne inspirée par l'extrême-droite allemande" n'était pas suffisant, et que la N-VA devait s'excuser.

Plusieurs personnalités du PS et d'Ecolo se sont aussi exprimées. "Cette campagne est immonde", a notamment commenté le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte.

Cela "a semé de la confusion et on aurait pu s'en passer, comme d'une rage de dents", a-t-il expliqué sur les ondes de Radio 1.Cette campagne choc a suscité une vaste réprobation, non seulement pour le message diffusé et les images utilisées, mais également parce qu'elle a été lancée alors que le Premier ministre, Charles Michel, menait des consultations en vue de sortir de la crise. "Nous sentons très fort qu'il y a un besoin de confronter le Pacte auprès de la population et de lui donner des informations", a expliqué M. De Wever. "L'équipe médias sociaux du parti a voulu faire cela de manière très abordable mais les images ne correspondaient pas bien avec le contenu, et l'objectif est donc raté". Le président de la N-VA juge pourtant que ces images correspondent à la "réalité". "C'est ce qu'on voit en rue, c'est la conséquence d'une politique migratoire (européenne, ndlr) défaillante", a-t-il dit. Beaucoup d'observateurs ont jugé cette campagne digne du Vlaams Belang. Le parti d'extrême droite a même félicité la N-VA pour son initiative. "La différence, c'est que nous jugeons que la politique migratoire en Europe est défaillante mais que nous ne voulons pas que le ressentiment soit dirigé sur des personnes", s'est justifié M. De Wever. La N-VA dit avoir déposé sur la table du gouvernement des propositions en vue de sortir de la crise, mais son président n'a pas voulu en dire plus."Le service de communication du parti a commis une faute dans le choix des images et du moment. Les gens commettent des fautes, cela arrive également dans notre parti", a commenté mardi à son arrivée au Lambermont le vice-premier ministre N-VA Jan Jambon au sujet de la campagne controversée des nationalistes flamands contre le pacte sur les migrations."Nous avons retiré cette campagne", a ajouté M. Jambon, invitant à une discussion sur le fond du pacte sur les migrations. Sur la page Facebook de la NV-A, une annonce a été publiée:La N-VA pensait nourrir le débat en estimant important de faire connaître sa position sur le pacte migratoire."Mais la campagne a perdu son objectif à travers les images choisies et est donc mal comprise. Cela ne nourrit plus le débat et c'est devenu désormais un fait politique. C'est pourquoi nous avons décidé de stopper cette campagne" peut-on y lire.Peu auparavant, le président du MR Olivier Chastel avait jugé la campagne "indigne" et appelé à son retrait. Dans l'opposition, le président du cdH Benoît Lutgen jugeait quant à lui que "retirer une campagne inspirée par l'extrême-droite allemande" n'était pas suffisant, et que la N-VA devait s'excuser. Plusieurs personnalités du PS et d'Ecolo se sont aussi exprimées. "Cette campagne est immonde", a notamment commenté le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte.