Au total, l'opération belge d'évacuation Red Kite a permis aux C-130 de la Défense d'opérer 23 rotations entre Kaboul et Islamabad. 1400 personnes ont été évacuées avec des vols belges dont des ayants droits belges, mais aussi d'autres nationalités, principalement des Néerlandais.

La décision du gouvernement fédéral de mettre fin à la mission dest en partie due à la menace imminente d'un attentat suicide à l'aéroport de Kaboul. Les informations à ce sujet sont arrivées au cours de la journée de sources américaines et autres. Mercredi, l'accès à l'aéroport s'est également avéré extrêmement difficile, voire impossible, a déclaré le Premier ministre. Tout cela a conduit à la décision du gouvernement d'interrompre la mission mercredi soir.

"114" personnes encore sur place

La ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès indique que 114 personnes ont été contactées, pour être averties que l'opération se terminait et que la situation devenait de plus en en plus dangereuse. "On préfère contacter plus de personnes que pas assez", nuance la ministre. Le chiffre est donc une estimation large, des personnes peuvent déjà être revenues en Belgique, par d'autres moyens que les vols belges ou néerlandais. Il n'est alors pas certain que ces personnes sont encore sur place, les autorités doivent encore contre-vérifier les différentes listes. 12 de ces personnes contactées se sont manifestées pour être évacuées.

D'autres personnes restent sur place par choix personnel, pour assister un membre de famille hospitalisé, par exemple, indique Sophie Wilmès. Sur les deux derniers jours, 66 personnes se sont encore manifestées pour être évacuées, et il ne serait pas à exclure que d'autres se manifestent encore.

253 personnes en danger évacuées

"Je retiens deux images de ces derniers jours. D'un côté, un humoriste qui rigole devant les talibans avant d'être exécuté, d'un autre, une petite fille qui sautille et sourit sur le tarmac de l'aéroport de Melsbroek", explique Sammy Mahdi. Il évoque la responsabilité de la Belgique "pour les personnes qui ont combattu pour le monde auquel nous croyons": des fixeurs pour l'armée, des collaborateurs sur place d'une association d'Ypres, "Moeders voor vrede", des journalistes sui luttent pour la liberté de la presse, des activistes pour les droits humains.

En tout, 253 personnes correspondant à ces critères ont pu être évacuées. "Les talibans circulent dans les rues avec des listes noires, mais ces personnes sont maintenant en sécurité en Belgique", souligne le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration.

Fin des évacuations

La Belgique n'est pas le seul pays à mettre fin à ses missions d'évacuation. Les Pays-Bas ont annoncé qu'ils allaient interrompre leurs vols d'évacuation jeudi, les forces américaines leur ayant demandé de quitter l'aéroport de la capitale afghane avant qu'elles opèrent leur retrait prévu. L'opération française s'achèvera totalement vendredi soir, échéance après laquelle "on ne peut plus procéder aux évacuations à partir de l'aéroport de Kaboul", a annoncé le Premier ministre français Jean Castex sur RTL.

Le secrétaire d'État britannique chargé des forces armées James Heappey a indiqué pour sa part que la menace terroriste qui a poussé Londres à déconseiller dans la nuit à ses ressortissants de rejoindre l'aéroport de Kaboul était "très sérieuse" et "imminente". Le secrétaire d'Etat britannique a expliqué ne pas pouvoir "donner de détails sur la menace exacte", mais a assuré que les gouvernements américain et australien disposaient eux aussi "de renseignements très crédibles" au sujet d'une "attaque mortelle très imminente".

Un nouvel atterrissage à Melsbroek

Un vol charter d'Air Belgium a atterri à l''aéroport militaire de Melsbroek, jeudi matin peu avant 09h00. L'avion transportait 220 personnes, évacuées d'Afghanistan.

Il avait décollé d'Islamabad la nuit dernière. Outre les Belges, 29 Néerlandais et 4 Autrichiens se trouvaient à bord. Ces derniers jours, plusieurs vols ont été opérés depuis Islamabad vers Melsbroek avec des personnes évacuées de Kaboul. Les passagers de ces vols sont ensuite emmenés à la caserne de Peutie pour un screening de sécurité et médical.

Au total, l'opération belge d'évacuation Red Kite a permis aux C-130 de la Défense d'opérer 23 rotations entre Kaboul et Islamabad. 1400 personnes ont été évacuées avec des vols belges dont des ayants droits belges, mais aussi d'autres nationalités, principalement des Néerlandais. La décision du gouvernement fédéral de mettre fin à la mission dest en partie due à la menace imminente d'un attentat suicide à l'aéroport de Kaboul. Les informations à ce sujet sont arrivées au cours de la journée de sources américaines et autres. Mercredi, l'accès à l'aéroport s'est également avéré extrêmement difficile, voire impossible, a déclaré le Premier ministre. Tout cela a conduit à la décision du gouvernement d'interrompre la mission mercredi soir."114" personnes encore sur placeLa ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès indique que 114 personnes ont été contactées, pour être averties que l'opération se terminait et que la situation devenait de plus en en plus dangereuse. "On préfère contacter plus de personnes que pas assez", nuance la ministre. Le chiffre est donc une estimation large, des personnes peuvent déjà être revenues en Belgique, par d'autres moyens que les vols belges ou néerlandais. Il n'est alors pas certain que ces personnes sont encore sur place, les autorités doivent encore contre-vérifier les différentes listes. 12 de ces personnes contactées se sont manifestées pour être évacuées.D'autres personnes restent sur place par choix personnel, pour assister un membre de famille hospitalisé, par exemple, indique Sophie Wilmès. Sur les deux derniers jours, 66 personnes se sont encore manifestées pour être évacuées, et il ne serait pas à exclure que d'autres se manifestent encore.253 personnes en danger évacuées"Je retiens deux images de ces derniers jours. D'un côté, un humoriste qui rigole devant les talibans avant d'être exécuté, d'un autre, une petite fille qui sautille et sourit sur le tarmac de l'aéroport de Melsbroek", explique Sammy Mahdi. Il évoque la responsabilité de la Belgique "pour les personnes qui ont combattu pour le monde auquel nous croyons": des fixeurs pour l'armée, des collaborateurs sur place d'une association d'Ypres, "Moeders voor vrede", des journalistes sui luttent pour la liberté de la presse, des activistes pour les droits humains.En tout, 253 personnes correspondant à ces critères ont pu être évacuées. "Les talibans circulent dans les rues avec des listes noires, mais ces personnes sont maintenant en sécurité en Belgique", souligne le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration.La Belgique n'est pas le seul pays à mettre fin à ses missions d'évacuation. Les Pays-Bas ont annoncé qu'ils allaient interrompre leurs vols d'évacuation jeudi, les forces américaines leur ayant demandé de quitter l'aéroport de la capitale afghane avant qu'elles opèrent leur retrait prévu. L'opération française s'achèvera totalement vendredi soir, échéance après laquelle "on ne peut plus procéder aux évacuations à partir de l'aéroport de Kaboul", a annoncé le Premier ministre français Jean Castex sur RTL. Le secrétaire d'État britannique chargé des forces armées James Heappey a indiqué pour sa part que la menace terroriste qui a poussé Londres à déconseiller dans la nuit à ses ressortissants de rejoindre l'aéroport de Kaboul était "très sérieuse" et "imminente". Le secrétaire d'Etat britannique a expliqué ne pas pouvoir "donner de détails sur la menace exacte", mais a assuré que les gouvernements américain et australien disposaient eux aussi "de renseignements très crédibles" au sujet d'une "attaque mortelle très imminente".