Selon les chiffres de Sciensano mis à jour le 1er août, 73,4% de la population adulte belge est aujourd'hui complètement vaccinée. Au niveau des régions, 77% des Flamands ont reçu les deux doses du vaccin (ou ont reçu le vaccin Johnson & Johnson qui ne nécessite qu'une seule dose), 72% des Wallons et seulement 54% des Bruxellois.
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Selon les chiffres de Sciensano mis à jour le 1er août, 73,4% de la population adulte belge est aujourd'hui complètement vaccinée. Au niveau des régions, 77% des Flamands ont reçu les deux doses du vaccin (ou ont reçu le vaccin Johnson & Johnson qui ne nécessite qu'une seule dose), 72% des Wallons et seulement 54% des Bruxellois. Une couverture de 90%Pour l'injection de la première dose, la Flandre atteint même une couverture de 90%, ce qui signifie qu'en principe en septembre, le nord du pays atteindra un taux de vaccination complète de 90%. En Wallonie, 78% de la population, et à Bruxelles seulement 61% se sont vu administrer une première dose du vaccin. Il faut toutefois noter que le nombre de personnes vaccinées dans la capitale est un peu sous-évalué. "Nos chiffres de vaccination sont un peu sous-évalués du fait de la présence de 35% de la population qui dispose d'une double nationalité. Beaucoup de ces personnes ont été vaccinées dans d'autres pays et peuvent faire valoir cette vaccination si le produit est reconnu par l'Agence européenne des médicaments (EMA)", indique la responsable du service d'inspection de l'hygiène de la Cocom, Inge Neven.À l'approche du prochain Comité de concertation, dont la date n'a pas encore été fixée, mais qui devrait avoir lieu vers le 20 août, certains n'hésitent pas à suggérer d'adapter les mesures sanitaires aux régions. Plus avancée en matière de vaccination, la Flandre pourrait ainsi assouplir plus rapidement que les autres régions du pays.Interrogé par le quotidien De Standaard, le virologue Marc Van Ranst (KuLeuven) estime en effet qu'il sera difficile de conserver la même approche sanitaire pour toute la Belgique. "C'est évidemment mieux d'avoir des règles homogènes pour tout le pays. Mais si ce n'est pas possible, vous ne pouvez pas laisser une Région arrêter les autres".Une gestion difficileLe scientifique reconnaît toutefois que la situation ne sera pas simple à gérer. "Vous ne pouvez pas ouvrir les discothèques en Flandre et les garder fermées à Bruxelles, car alors les Bruxellois viendront danser à Vilvorde." Il estime cependant qu'il est possible de différencier les mesures liées au nombre de personnes que l'on peut recevoir, à la capacité dans les salles, à l'autorisation ou non de s'installer au bar dans les cafés, à l'heure de fermeture, etc.Si Van Ranst a bon espoir que la Wallonie comble l'écart vaccinal avec la Flandre, il ne cache pas son inquiétude face à la situation dans les grandes villes, et pas seulement dans la capitale. "Il reste beaucoup de pain sur la planche à Bruxelles, mais aussi à Anvers", confie-t-il au Standaard.Du côté du gouvernement flamand, le porte-parole du ministre-président Jan Jambon (N-VA) déclare que jusqu'ici la Flandre a toujours approuvé les mesures imposées à tout le pays. "Ce n'est pas non plus un objectif en soi que d'avoir des règles ou des assouplissements distincts pour la Flandre. Mais s'il est nécessaire à long terme de différencier, alors nous le ferons", déclare-t-il au Standaard.