La chiffres de l'épidémie de coronavirus restent globalement bons en Belgique, en baisse constate pour l'instant, même si la découverte de variants reste un sujet de préoccupation. En attendant le prochain du Comité de concertation, programmé le 26 février, la pression monte, toutefois, sur plusieurs volets des restrictions sanitaires en vigueur dans notre pays. Ce mécontentement provient tant de l'Union européenne que des gardiens du droit et se reflète au sein de la Vivaldi au pouvoir.
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La chiffres de l'épidémie de coronavirus restent globalement bons en Belgique, en baisse constate pour l'instant, même si la découverte de variants reste un sujet de préoccupation. En attendant le prochain du Comité de concertation, programmé le 26 février, la pression monte, toutefois, sur plusieurs volets des restrictions sanitaires en vigueur dans notre pays. Ce mécontentement provient tant de l'Union européenne que des gardiens du droit et se reflète au sein de la Vivaldi au pouvoir.C'est depuis la Commission européenne que la pression s'exerce sur l'interdiction des voyages non-essentiels, prolongée jusqu'au 1er avril. Dans une lettre adressée aux Etats membres, les commissaires Didier Reynders (MR) et Ylva Johansson (Affaires intérieures) rappelle les Etats membres à une concertation des restrictions à la liberté de circulation, un des piliers du projet européen. En ce qui concerne la mesure belge, qui avait déjà été critiquée par d'autres pays, la Commission estime le caractère disproportionné de l'interdiction, notamment parce qu'elle ne fait pas la distinction entre zones vertes et zones rouges. Certains, dont le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS) ont laissé entendre que cette mesure pourrait être revue avant le 1er avril. Le sujet sur la table du Comité de concertation, si rien ne bouge avant, en raison d'une réunion au niveau européen. Selon La Libre deux familles ont en outre décidé d'attaquer cette interdiction en justice car il s'agit à leurs yeux d'une "grave atteinte aux libertés fondamentales".Une autre mesure qui commence à susciter un rejet important n'est autre que le couvre-feu, prolongé jusqu'au début mars en Wallonie. L'épisode des Pays-Bas donne des idées: un tribunal de La Haye avait décrété son caractère illégal, avant que son maintien soit décidé en appel, avant une décision sur le fond vendredi. Interrogé lors d'un JT mardi soir, le responsable de l'Ordre belge des avocats soulignait qu'il y avait effectivement là mesure à recours éventuel. C'est déjà une décision du Conseil d'Etat qui a ouvert la voie à la réouverture des campings et des centres de vacances, au débur de ce mois.La question est toujours la même: cette mesure est-elle proportionnée? De plus en plus de voix s'élèvent pour souligner que le bienfait de cette mesure n'est pas prouvé et serait limité en raison des autres interdictions déjà de mise (bulle sociale limitée, Horeca, bars, restaurants et culture fermés). L'interrogation concernant sa légalité rejoint l'appel lancé, notamment, par les avocats du pays pour réclamer un débat démocratique sur les mesures sanitaires en Belgique. Les libéraux, au sein de la coalition, sont de plsu en plus sensibles à l'argument selon lequel la solidarité imposée devient une contrainte trop importante pour des catégories importantes de la population, notamment les jeunes."La situation actuelle est intenable": plusieurs responsables politiques, dont les ministres-présidents Elio Di Rupo (PS, Wallonie) et Pierre-Yves Jeholet (MR, Fédération Wallonie-Bruxelles), ont déjà laissé entendre que des assouplissements seraient au menu du Comité de concertation du 26 février. Ce devrait être le début d'un déconfinement progressif, avec sans doute la bulle sociale légèrement élargie et l'Horeca parmi les premiers concernés, après la réouverture des autres métiers de contact le 1er mars. Selon Het Laatste Nieuws, le groupe des experts consultés par le gouvernement fédéral (GELS) envisage d'ailleurs deux pistes pour les premiers assouplissements: la réouverture des terrasses pour l'Horeca et l'élargissement de la bulle sociale pour le plein air uniquement.A partir de quand? Les dates les plus souvent évoquées évoquent les vacances de Pâques, début avril. Mais comme toujours, la pression vient aussi de l'intérieur de la majorité: le MR estime que c'est trop tard et parle du 21 mars, jour de début du printemps. Un positionnement politique, bien sûr mais aussi le reflet d'une impatience qui grandit.