"La proposition des trois experts est une contribution très intéressante au débat sur l'évolution de notre stratégie. Parallèlement à la vaccination, c'est une piste sérieuse pour sortir progressivement du carcan actuel. Je souhaite son examen approfondi dans les plus brefs délais." Paul Magnette, président du PS, appuie de la sorte la carte blanche publiée ce lundi matin dans Le Soir par trois épidémiologistes et infectiologues de renom, Leïla Belkhir (UCLouvain, Saint-Luc), Nathan Clumeck (CHU Saint-Pierre) et Marius Gilbert (ULB).
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"La proposition des trois experts est une contribution très intéressante au débat sur l'évolution de notre stratégie. Parallèlement à la vaccination, c'est une piste sérieuse pour sortir progressivement du carcan actuel. Je souhaite son examen approfondi dans les plus brefs délais." Paul Magnette, président du PS, appuie de la sorte la carte blanche publiée ce lundi matin dans Le Soir par trois épidémiologistes et infectiologues de renom, Leïla Belkhir (UCLouvain, Saint-Luc), Nathan Clumeck (CHU Saint-Pierre) et Marius Gilbert (ULB).A court terme, le report éventuel de l'ouverture de différents secteurs en raison d'un taux d'occupation des soins intensifs encore trop élevé va venir se heurter de plein fouet à une résistance de plus en plus organisée et déterminée à s'affranchir des mesures par des professions à bout de souffle et par des segments de la population en mal-être psychologique, social ou économique", écrivaient ceux-ci. Qui plaidaient pour une réouverture des secteurs avec un label "Covid safe" et une gestion du risque comme c'est le cas pour les accidents de la route ou les incendies.Avant Paul Magnette, de façon significative, la vice-Première ministre MR, Sophie Wilmès, avait soutenu cet appel. "Dans une crise où tout évolue, les mesures de lutte Covid ne font pas exception, avait-elle souligné. Cette carte blanche est une contribution salutaire qui propose une approche intelligente, ciblée et efficace pour un retour progressif et sécurisé vers la normalité." La libérale soutient d'autant plus facilement que cette "gestion du risque" maintenant l'ouverture des secteurs est la ligne préconisée de longue date par son président de parti, Georges-Louis Bouchez, et répétée ce week-end dans L'Echo.Du côté francophone, ce sont donc tous les partis de la Vivaldi qui apprécient l'initiation au débat des trois experts. "Prise de position très pertinente, souligne Gilles vanden Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre. Passons d'une gestion par secteur à l'organisation de la "vie malgré le virus". Ce sera un nouveau défi important mais il faut s'y préparer!" Là est peut-être la nuance, d'ailleurs: cette nécessité d'apprendre à vivre avec le virus est évoquée depuis des mois, mais rien de concret n'a encore été décidé. Or, un Comité de concertation important a lieu ce mercredi et les secteurs fermés - métiers de contacts, horeca, culture, événementiel... - expriment leur impatience. Tout dépend, en outre, de la campagne de vaccination en voie d'accélaration, mais pas encore dans une mesure suffisante pour tenir l'horizon souhaité.Dans l'opposition également, les approbations se sont multipliées au sujet de la cartz blanche des trois experts. Tant François De Smet, président de DéFI, que sa collègue députée Sophie Rohonyi ou la cheffe de file CDH à la Chambre, Catherine Fonck, ont appelé, en substance: "Aux gouvernements d'agir."La balle est dans le camp des différents gouvernements, en effet. L'appel n'a, jusqu'ici, guère de relais en Flandre. Et outre le timing se pose cette autre question, cruciale: comment cette "gestion du risque" pourra-t-elle prendre forme? Depuis des mois, on se casse les dents sur cette interrogation.