Les mesures décrétées le 19 octobre dernier, la fermeture de l'horeca, le télétravail, la limitation des contacts et l'instauration d'un couvre-feu n'ont pas suffi à aplatir la courbe d'infections et d'admissions à l'hôpital. La situation dans les hôpitaux belges est critique et si la tendance ne s'infléchit pas, les soins intensifs atteindront leur capacité maximale vendredi prochain.
...

Les mesures décrétées le 19 octobre dernier, la fermeture de l'horeca, le télétravail, la limitation des contacts et l'instauration d'un couvre-feu n'ont pas suffi à aplatir la courbe d'infections et d'admissions à l'hôpital. La situation dans les hôpitaux belges est critique et si la tendance ne s'infléchit pas, les soins intensifs atteindront leur capacité maximale vendredi prochain. La hausse de 38% des nouvelles contaminations pourrait sembler moins élevée que ces derniers jours, mais comme le rappelle le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem, la politique de testing a changé le 21 octobre. "On ne teste plus que les gens qui sont symptomatiques et dans ce contexte il est clair qu'un certain nombre de patients précédemment détectés ne le sont plus", a-t-il déclaré lors de la conférence de presse. Sans changement de stratégie, la hausse se situerait entre 65 et 67%, estime Sciensano.Intervenir début septembre Pour infléchir les courbes, il ne reste, selon les experts, plus que le confinement semblable à celui qu'a connu la population en mars-avril. "Nous avons payé un prix économique et social élevé pour le confinement du printemps, mais il était clair et facile à maintenir. Tant que les entreprises et les commerces restent ouverts, il y a encore beaucoup de mobilité. Et nous devons constater qu'il y a des groupes de gens qui ne suivent pas les mesures, explique ainsi le biostatisticien Geert Molenberghs au quotidien De Standaard. "Pour moi, il aurait fallu intervenir drastiquement début septembre", conclut-il.Il se pourrait donc que le gouvernement De Croo décide de fermer les magasins non essentiels. Leur fermeture risque de faire l'objet de discussions houleuses au Comité de concertation. Le problème n'est en effet pas tant lié aux commerces eux-mêmes qu'au trafic ils entraînent. Comme le précise la VRT, le shopping rassemble, involontairement, beaucoup de monde, dans les rues commerçantes et les transports publics.Déplacements De plus, la question de fermeture des commerces est liée à celle des déplacements. Les déplacements non essentiels pourraient en effet être limités ou interdits, et le cas échéant, le shopping forcément proscrit. Certains envisageraient même l'instauration d'un périmètre pour se déplacer, à l'instar de la France. Il paraît d'ores et déjà certain que les entreprises qui ne peuvent mettre leurs employés en télétravail pourront continuer à tourner, à condition de respecter les conditions sanitaires.