Ce groupe, en charge de la "stratégie de management" de l'épidémie, devra "non seulement préparer les décisions du Comité de concertation de janvier, mais aussi proposer des avis sur la stratégie de gestion, l'évaluation des mesures et l'échelonnement de l'assouplissement", écrit Le Soir.
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Ce groupe, en charge de la "stratégie de management" de l'épidémie, devra "non seulement préparer les décisions du Comité de concertation de janvier, mais aussi proposer des avis sur la stratégie de gestion, l'évaluation des mesures et l'échelonnement de l'assouplissement", écrit Le Soir. La décision officialise le groupe d'experts qui conseillait déjà le commissaire corona Pedro Facon en coulisse. Selon le quotidien De Standaard, celui-ci se faisait déjà conseiller par un petit groupe de virologues, d'épidémiologistes et d'infectiologues composé notamment d'Erika Vlieghe et du virologue Marc Van Ranst (KuLeuven), tous deux défenseurs d'une approche stricte de la gestion de l'épidémie.Les saumons sauvages Réunis dans un groupe Whatsapp baptisé "Wild Salmons" parce "ils n'ont pas peur de nager à contre-courant", les experts s'opposent résolument aux assouplissements souhaités par certains. "C'est une bonne chose que le groupe soit officialisé. C'était aussi une demande de notre parti. Ce groupe nous donne un mandat clair et la possibilité d'assurer la transparence par le biais de rapports publics", déclare Marc Van Ranst au Standaard. Ce groupe compte un président, un représentant de l'OMS pour le volet international, six représentants de l'administration fédérale Sciensano et des entités fédérées, dix experts externes issus du monde médical (virologues, infectiologues, épidémiologistes, biostatisticiens) et six experts au profil plus "sociétal" (sciences du comportement, santé mentale, économie).Parmi les membres, on retrouve également les comparses des conférences de presse quotidiennes, à savoir les porte-parole interfédéraux Yves Van Laethem et Steven Van Gucht. C'est aussi le retour du virologue flamand Marc Van Ranst.Les biostatisticiens Niel Hens et Geert Molenberghs, à l'origine des projections mathématiques qui permettent de mieux appréhender la pandémie, sont toujours de la partie, tout comme les ex-membres du GEES Mathias Dewatripont et Céline Nieuwenhuys. Philippe Beutels, professeur en économie de la santé à l'Université d'Anvers et le psychologue spécialisé en motivation Maarten Van Steenkiste rejoindront également le groupe. Pour boucler le casting, le commissaire Facon doit encore dénicher un dernier expert de type "épidémiologiste", sur quota francophone.Ce nouveau groupe sera composé de 12 Flamands, 11 francophones et 1 germanophone. 16 hommes et 7 femmes (et un expert dont on ne connaît pas encore le genre). Cette fois, il est prévu que ces experts soient rémunérés pour leur mission, selon les mêmes modalités que ceux qui travaillent pour le KCE (Centre fédéral d'expertise des soins de santé).Ni l'épidémiologiste Marius Gilbert, ni le microbiologiste Emmanuel André ne font partie du casting, les deux scientifiques ayant décidé de faire un pas de côté, rapporte Le Soir. Au-dessus de la mêlée Comme le rappelle De Standaard, il s'agit déjà de la quatrième tentative du gouvernement de créer un conseil efficace de gestion de crise qui soit au-dessus de la mêlée des structures d'état. Durant la première vague, la Première ministre Sophie Wilmès (MR) avait délaissé le Celeval pour se faire conseiller par le GEES, un groupe créé pour décider d'une stratégie de déconfinement. Après la première vague, c'est à nouveau le Celeval qui a repris les rênes, mais avec une composition revue et plus équilibrée. Cependant, il a été marqué par des dissensions internes qui l'ont empêché de lancer l'alerte plus tôt et d'anticiper la deuxième vague. Aujourd'hui dissolu, il sera donc remplacé par un nouveau groupe d'experts.Avec Belga