Le Comité de concertation se réunit ce vendredi pour décider si oui ou non un déconfinement progressif peut être décidé en Belgique. La coalition vivaldi pourrait se déchirer sur la question, tant le trio flamand qui tient les manettes principales des décisions - le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD), le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (SP.A) et la ministre de l'Intérieur Annelies Verleyden (CD&V) - est enclin à la prudence, tandis que les libéraux francophones mettent la pression pour une réouverture des commerces non-essentiels et la volonté de donner des perspectives pour les fêtes de fin d'année.

Ce jeudi après-midi, le sujet était en débat lors de la séance plénière de la Chambre.

"Nos effort payent enfin, tous les indicateurs sont à la baisse, félicite Sophie Rohonyi (DéFI). Qui soutient la perspective de rouvrir les commerces, mais dans des conditions strictes, sur rendez-vous. "Il faut offrir des perspectives, mais éviter une troisième vague", prolonge-t-elle cependant. La députée demande aussi des précisions en matière de stratégie pour les vaccins.

"Votre gouvernement a décidé d'octroyer les vaccins à titre gratuit, il faut le saluer, c'est un geste de solidarité", dit André Flahaut (PS). Il demande quelle sera la position de la Belgique au niveau international pour défendre ce même principe de solidarité. "Nous voulons que la Belgique profite de la session spéciale des Nations Unies consacrée à la lutte contre le coronavirus, la semaine prochaine, pour porter ce message : il faut inscrire le vaccin dans le domaine public, sans brevet, au service de la santé de toutes et tous, plaide-t-il. Ce message, il faut le porter aux Nations Unies, mais aussi auprès de l'Union européenne. C'est l'Humanité qui est confrontée à la pandémie et chaque être humain qui doit pouvoir être protégé et pouvoir protéger les personnes qui l'entourent."

Marianne Verhaert (Open VLD) soutient que la pression sur les hôpitaux reste forte, qu'il faut "être attentif", mais que les commerçants ont besoin de perspectives parce que le deuxième confinement devient "lourd". La députée libérale salue leur courage et espère que les chiffres permettront une ouverture pour le commerce de détail. "J'espère que vous entendre les inquiétudes des commerçants", dit-elle, en espérant que cela puisse se faire en toute sécurité afin que "les rues ne soient pas surpeuplées".

Jean-Marie Dedecker (Indépendant) plaide lui aussi pour une réouverture des commerces non-essentiels, parce que tous les pays voisins les ont maintenu ouverts ou viennent des les rouvrir (en france).

Peter De Roover (N-VA): "Les fêtes de fin d'année approchent. Les gens doivent avoir des perspectives, mais qu'en sera-t-il des mesures de sécurité pour cette période?" La N-VA évoque la sortie de la ministre de l'Intérieur concernant la possibilité pour la police d'intervenir dans les domiciles et interroge le Premier ministre à ce sujet. Il espère, lui aussi, des perspectives pour les commerces.

La réponse du Premier ministre

Alexander De Croo répond: "Notre pays se trouve aujourd'hui dans la phase 4, le niveau le plus élevé', dit-il. La plupart des indicateurs restent rouges." Oui, les contaminations diminuent, cela montre que les effort produisent leurs effets. "Nous étions en tête de peloton, nous sommes désormais au milieu, constate-t-il. Mais, et c'est un gros mais, ce n'est pas une raison pour être imprudent."

Le taux d'occupation dans les hôpitaux et certainement dans les soins intensifs reste important, dit Alexander De Croo. "Le nombre de contaminations diminue, c'est vrai, mais pas à un seuil qui nous permet de gérer la situation. Le taux de positivité des tests est de 14%, alors qu'il devrait baisser à 3%. Soyons clairs: cela reste un long chemin à parcourir. La seule certitude, c'est que si nous prenons des mauvaises décisions, cela pourrait avoir des conséquences dramatiques."

Il insiste, encore: il n'est pas question de mener une "politique irréfléchie".

Deux grandes choses doivent être évaluées lors du Comité de concertation, souligne-t-il. Tout d'abord, l'évaluation de le fermeture des commerces, qui pourrait être levée. "La sécurité sera une mission pour les commerçants et pour les administrations locales, souligne-t-il. Nous sommes en contact avec les gouverneurs depuis plusieurs jours pour voir comment cela peut se faire."

Le Comité de concertation doit aussi envisager une perspective à long terme. "La période hivernale est davantage propose à la propagation du virus, rappelle le Premier ministre. Nous avons besoin d'un instrument de navigation qui nous aide à traverser ces quelques mois. Il fixera des seuils. Cet instrument doit être simple et rapide."

Concernant les vaccins, ils vont commencer à être livrés fin décembre. "Il y aura suffisamment de vaccins pour tous, mais la production et la vaccination prendront un certain temps." Alexander De Croo insiste sur le fait qu'il parle bien des "prochains mois".

"Je comprends que certains parlent des fêtes", mais nous ne pouvons pas négliger les efforts", conclut le Premier ministre. "Noël sera différent, plus intime, avec moins de monde autour de soi", insiste-t-il. Noël se fera à petite échelle et une majorité de Belges le comprend bien."

Au Vlaams Belang qui l'interroge sur les divisions au sein de sa majorité, le Premier ministre réplique: "Je vois que vous aimez bien les petits jeux politiciens, mais moi je m'intéresse davantage aux décisions à prendre. Je constate un débat politique normal, pas l'impasse que vous souhaitez. Ce gouvernement a décidé de coopérer, de rassembler à un moment difficile et je n'ai pas peur d'un débat sur le contenu."

"Je comprends qu'un gouvernement qui coopère, cela ne vous plaise pas", conclut-il sous les applaudissements.

Le Comité de concertation se réunit ce vendredi pour décider si oui ou non un déconfinement progressif peut être décidé en Belgique. La coalition vivaldi pourrait se déchirer sur la question, tant le trio flamand qui tient les manettes principales des décisions - le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD), le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (SP.A) et la ministre de l'Intérieur Annelies Verleyden (CD&V) - est enclin à la prudence, tandis que les libéraux francophones mettent la pression pour une réouverture des commerces non-essentiels et la volonté de donner des perspectives pour les fêtes de fin d'année. Ce jeudi après-midi, le sujet était en débat lors de la séance plénière de la Chambre."Nos effort payent enfin, tous les indicateurs sont à la baisse, félicite Sophie Rohonyi (DéFI). Qui soutient la perspective de rouvrir les commerces, mais dans des conditions strictes, sur rendez-vous. "Il faut offrir des perspectives, mais éviter une troisième vague", prolonge-t-elle cependant. La députée demande aussi des précisions en matière de stratégie pour les vaccins."Votre gouvernement a décidé d'octroyer les vaccins à titre gratuit, il faut le saluer, c'est un geste de solidarité", dit André Flahaut (PS). Il demande quelle sera la position de la Belgique au niveau international pour défendre ce même principe de solidarité. "Nous voulons que la Belgique profite de la session spéciale des Nations Unies consacrée à la lutte contre le coronavirus, la semaine prochaine, pour porter ce message : il faut inscrire le vaccin dans le domaine public, sans brevet, au service de la santé de toutes et tous, plaide-t-il. Ce message, il faut le porter aux Nations Unies, mais aussi auprès de l'Union européenne. C'est l'Humanité qui est confrontée à la pandémie et chaque être humain qui doit pouvoir être protégé et pouvoir protéger les personnes qui l'entourent."Marianne Verhaert (Open VLD) soutient que la pression sur les hôpitaux reste forte, qu'il faut "être attentif", mais que les commerçants ont besoin de perspectives parce que le deuxième confinement devient "lourd". La députée libérale salue leur courage et espère que les chiffres permettront une ouverture pour le commerce de détail. "J'espère que vous entendre les inquiétudes des commerçants", dit-elle, en espérant que cela puisse se faire en toute sécurité afin que "les rues ne soient pas surpeuplées".Jean-Marie Dedecker (Indépendant) plaide lui aussi pour une réouverture des commerces non-essentiels, parce que tous les pays voisins les ont maintenu ouverts ou viennent des les rouvrir (en france).Peter De Roover (N-VA): "Les fêtes de fin d'année approchent. Les gens doivent avoir des perspectives, mais qu'en sera-t-il des mesures de sécurité pour cette période?" La N-VA évoque la sortie de la ministre de l'Intérieur concernant la possibilité pour la police d'intervenir dans les domiciles et interroge le Premier ministre à ce sujet. Il espère, lui aussi, des perspectives pour les commerces.Alexander De Croo répond: "Notre pays se trouve aujourd'hui dans la phase 4, le niveau le plus élevé', dit-il. La plupart des indicateurs restent rouges." Oui, les contaminations diminuent, cela montre que les effort produisent leurs effets. "Nous étions en tête de peloton, nous sommes désormais au milieu, constate-t-il. Mais, et c'est un gros mais, ce n'est pas une raison pour être imprudent."Le taux d'occupation dans les hôpitaux et certainement dans les soins intensifs reste important, dit Alexander De Croo. "Le nombre de contaminations diminue, c'est vrai, mais pas à un seuil qui nous permet de gérer la situation. Le taux de positivité des tests est de 14%, alors qu'il devrait baisser à 3%. Soyons clairs: cela reste un long chemin à parcourir. La seule certitude, c'est que si nous prenons des mauvaises décisions, cela pourrait avoir des conséquences dramatiques."Il insiste, encore: il n'est pas question de mener une "politique irréfléchie".Deux grandes choses doivent être évaluées lors du Comité de concertation, souligne-t-il. Tout d'abord, l'évaluation de le fermeture des commerces, qui pourrait être levée. "La sécurité sera une mission pour les commerçants et pour les administrations locales, souligne-t-il. Nous sommes en contact avec les gouverneurs depuis plusieurs jours pour voir comment cela peut se faire."Le Comité de concertation doit aussi envisager une perspective à long terme. "La période hivernale est davantage propose à la propagation du virus, rappelle le Premier ministre. Nous avons besoin d'un instrument de navigation qui nous aide à traverser ces quelques mois. Il fixera des seuils. Cet instrument doit être simple et rapide."Concernant les vaccins, ils vont commencer à être livrés fin décembre. "Il y aura suffisamment de vaccins pour tous, mais la production et la vaccination prendront un certain temps." Alexander De Croo insiste sur le fait qu'il parle bien des "prochains mois"."Je comprends que certains parlent des fêtes", mais nous ne pouvons pas négliger les efforts", conclut le Premier ministre. "Noël sera différent, plus intime, avec moins de monde autour de soi", insiste-t-il. Noël se fera à petite échelle et une majorité de Belges le comprend bien."Au Vlaams Belang qui l'interroge sur les divisions au sein de sa majorité, le Premier ministre réplique: "Je vois que vous aimez bien les petits jeux politiciens, mais moi je m'intéresse davantage aux décisions à prendre. Je constate un débat politique normal, pas l'impasse que vous souhaitez. Ce gouvernement a décidé de coopérer, de rassembler à un moment difficile et je n'ai pas peur d'un débat sur le contenu.""Je comprends qu'un gouvernement qui coopère, cela ne vous plaise pas", conclut-il sous les applaudissements.