À l'heure actuelle, dès qu'un professeur ou au moins deux enfants sont contaminés dans une classe, celle-ci est mise en quarantaine dans son entièreté. Ces règles strictes, édictées par Sciensano à la fin du mois d'août, ont déjà conduit à de nombreuses fermetures depuis la rentrée.
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À l'heure actuelle, dès qu'un professeur ou au moins deux enfants sont contaminés dans une classe, celle-ci est mise en quarantaine dans son entièreté. Ces règles strictes, édictées par Sciensano à la fin du mois d'août, ont déjà conduit à de nombreuses fermetures depuis la rentrée."Les règles ne sont plus tenables. Ce qui me dérange le plus, c'est que les enfants sont punis plus sévèrement que beaucoup d'adultes. Ce week-end, je travaillais à un grand évènement où des centaines de personnes se côtoyaient sans masque. Entre-temps, ma fille porte toujours son masque dans le bus, et elle garde ses distances à l'école. Et elle est vaccinée deux fois. Pourtant, elle est en quarantaine et doit subir trois tests", témoigne ainsi une mère de deux enfants dans les colonnes du quotidien De Standaard.À l'école communale Saint-Job à Uccle, pas moins de cinq classes de primaire ont été obligées de fermer. "Nous appliquons la législation mise en place par le PSE (NDLR: Services de Promotion de la Santé à l'école) à la lettre. Dès que deux élèves sont testés positifs au sein d'une classe, nous devons placer celle-ci en quarantaine", déclare Carine Gol-Lescot, échevine en charge de l'enseignement à Uccle, à bx1. La mesure concerne 120 élèves sur les 380 que compte l'école.Un réflexe de prudence trop important"Les enfants et leurs parents ne doivent pas être les victimes de ces règles de tests et de quarantaine", déclare ainsi le ministre flamand en charge de la Jeunesse, Benjamin Dalle (CD&V). "Beaucoup trop d'enfants sont en train de manquer l'école parce qu'on a un réflexe de prudence trop important. Je comprends qu'on veuille être prudent, mais aujourd'hui, il faut penser aux enfants", souligne également Ben Weyts, le ministre flamand de l'Enseignement (N-VA)."Les règles de test et de quarantaine sont trop intrusives et complexes, ce qui fait que les enfants sont trop rapidement placés en quarantaine. La Flandre est championne du monde de la vaccination. D'ailleurs, Sciensano lui-même confirme dans un rapport récent que le rôle des enfants et des jeunes dans la pandémie de covid est limité", déplore-t-il dans le quotidien De Standaard. Trop tôt pour tout lâcherInterrogé par De Standaard Steven Van Gucht (Université de Gand), estime pourtant qu'il est trop tôt pour relâcher les mesures dans les écoles. "Si nous lâchons tout, nous risquons de nous retrouver dans une quatrième vague. Il est trop tôt pour modifier les directives maintenant, mais nous ne devrions pas attendre des mois pour le faire. Dans le courant du mois d'octobre, nous en saurons plus sur l'évolution de la pandémie et nous aurons une idée précise de l'impact des écoles", explique-t-il.Mercredi, la Flandre publiera pour la première fois les chiffres de contaminations dans les écoles. L'enseignement flamand tiendra une première réunion le 22 septembre. Ces chiffres seront ensuite communiqués toutes les deux semaines.Pour l'enseignement francophone, ces chiffres ne sont pas encore disponibles. Contacté par nos soins, le cabinet de la ministre de l'Education Caroline Désir (PS) nous a renvoyé vers Bénédicte Linard, ministre la Santé au sein du Gouvernement de la Communauté française (Ecolo). Celle-ci diffusera les chiffres de contaminations et de quarantaine dès qu'ils seront disponibles.