Une conférence interministérielle santé, qui rassemble les ministres de la Santé du pays, aura lieu ce mercredi à 16h, a indiqué mercredi le cabinet du ministre fédéral Frank Vandenbroucke (SP.A). La séance était initialement prévue à 8h, mais des groupes de travail doivent encore se réunir. Il est vrai que l'enjeu est majeur, alors que la vaccination n'avance pas assez vite dans notre pays, et que les errements des derniers jours ont indigné: la course contre la montre est engagée pour éviter une troisième vague.
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Une conférence interministérielle santé, qui rassemble les ministres de la Santé du pays, aura lieu ce mercredi à 16h, a indiqué mercredi le cabinet du ministre fédéral Frank Vandenbroucke (SP.A). La séance était initialement prévue à 8h, mais des groupes de travail doivent encore se réunir. Il est vrai que l'enjeu est majeur, alors que la vaccination n'avance pas assez vite dans notre pays, et que les errements des derniers jours ont indigné: la course contre la montre est engagée pour éviter une troisième vague.Après un avis rendu mardi par le Conseil supérieur de la santé, les ministres peuvent repenser l'organisation de la campagne de vaccination contre la Covid. Que recommande le Conseil? Le vaccin AstraZeneca pourrait être utilisé pour les plus de 55 ans et davantage de temps serait permis entre les deux doses: cela serait de nature à permettre l'accélération de la vaccination dans notre pays. Mais l'adaptation doit tenir compte d'autres demandes: la Région bruxelloise souhaite ainsi que l'âge devienne le critère de priorité pour la vaccination. C'est la demande faite par le ministre bruxellois de la santé. Alain Maron (Ecolo) dans un courrier hier aux autres ministres de la santé du pays, relayé par L'Echo.L'âge c'est le "driver", le facteur donc le plus important, pour les formes graves et de mortalité liées à la Covid, en Belgique et ailleurs, peut-on lire dans ce courrier. relayé par la chaîne publique Bruxelles demande donc désormais que l'âge deviennent déterminant dans l'ordre des vaccinations. Georges-Louis Bouchez, président du MR, rappelle que c'est sa demande depuis longtemps: "Cela fait des semaines que le MR demande l'étude de la vaccination par tranche d'âge. Simple, rapide et répond à de nombreuses questions dont celle du respect de la vie privée. Le reset doit être infaillible. Nous sommes loyaux mais voulons l'efficacité.""On ne peut pas continuer à s'obstiner dans un modèle qui ne convient pas, insiste elle aussi la cheffe de file CDH au fédéral, Catherine Fonck, qui plaide en faveur de ce changement depuis longtemps. Elle propose de revoir la stratégie d'invitations de la campagne de vaccination et de baser celles-ci sur inscription volontaire, et sur l'âge uniquement en termes de priorité. Il faut, dit-elle, vacciner sept jours sur sept et faire des séances de rattrapage. "On ne peut pas rester dans un modèle basé uniquement sur les centres de vaccination, le médecin généraliste peut faciliter les choses, il y a un lien de confiance entre le médecin de famille et le patient, et aussi l'hôpital pour ceux qui sont suivis régulièrement", ajoute-t-elle.Pour les personnes souffrant d'autre facteurs graves de comorbidité, comme les personnes greffées ou dyalisées, le ministre Alain Maron demande aussi à ce qu'elles aussi restent prioritaires, quel que soit leur âge. La différence ? Ces personnes ne devraient plus se rendre dans les centre de vaccination pour revoir leur injection. Elles pourraient être vaccinées plutôt, soit dans l'hôpital où elles sont suivies, soit chez leur médecin généraliste. L'implication des généralistes dans le processus est une requête régulièrement relayée ces derniers jours.La Région bruxelloise est d'autant plus en demande de'un changement que les couacs se sont multipliés ces derniers jours, notamment avec un centre de vaccination du Heysel quasiment vide par moment, en raison de problèmes d'invitation. Le ministre Maron rejette la faute contre une approche "interfédérale" non performante. Dans son courrier, il évoque des logiciels informatiques difficile à manipuler, l'impossibilité de faire un suivi des convocations ou un rappel s'il n'y a pas eu de réponse, des erreurs fréquentes dans les encodages ou la difficulté d'obtenir une aide à distance en cas de soucis informatiques.Selon Le Soir, l'ASBL Smals, prestataire informatique quasi exclusif de l'Etat, se trouve au centre des critiques. C'est elle qui gère quasiment tous les aspect, depuis les bases de données de Sciensano jusqu'au tracing et à la vaccination. Pour gérer l'emploi des convocations, elle utilise une application, Doclr, développée par une une petit start-up louvaniste, créée en 2017, Paronella. L'urgence avec laquelle le marché lui a été attribué, avec ube attribution en janvier, bien avant la fin de l'appel d'offres, suscite des questions, relève le quotidien.