Les écoles belges subissent une explosion de contaminations. Le baromètre du SeGEC (le Secrétariat de l'enseignement catholique) du 24 novembre dernier indique ainsi qu'en trois semaines, les absences d'élèves ont augmenté de 59% et celles des enseignants de 54% dans l'enseignement primaire. En secondaire, où beaucoup d'élèves sont vaccinés, la hausse est moins forte : elle est de 17% pour les élèves, et de 30% pour les enseignants.

Pour Etienne Michel, directeur général du SeGEC, les écoles risquent de ne pas tenir jusqu'à Noël. "L'évolution actuelle des données chiffrées peut être rapprochée de celle qui est intervenue à la veille des vacances du carnaval de l'année scolaire 2020-21. Quatre semaines nous séparent toutefois encore du congé de Noël ce qui, de notre point de vue, n'est pas sans susciter de réelles questions", observait-il le 24 novembre dernier.

Une situation ingérable

Face à une explosion de contaminations, l'école maternelle et primaire Jean-Paul II, à Perwez, a été obligée de fermer ses portes durant dix jours. "Vendredi passé, j'avais plus de 50 élèves absents sur 300. Il s'agissait, dans la grande majorité de cas, d'élèves soit positifs, soit en quarantaine. Ajoutez à cela trois enseignants absents, dont deux sur un même site. Par conséquent, nous nous trouvons dans l'impossibilité d'organiser les classes et, comme nous ne pouvons pas mélanger les bulles, je n'ai pas d'autre possibilité que de fermer l'école", regrette son directeur, Christophe Bontems.

Pour Bontems, les autorités sanitaires ont raté le coche après les vacances de Toussaint. "Il aurait fallu faire comme l'année passée, fermer une semaine de plus pour isoler les enfants une quinzaine de jours. Aujourd'hui, nous voyons que les foyers sont parmi les enfants, et que ce sont eux qui propagent le virus", constate-t-il. Il dénonce une situation devenue ingérable.

Ce mercredi, la ministre de l'Education, Caroline Désir, affirmait encore sur BEL RTL qu'il "n'y avait pas de scénario de fermeture généralisée ou de retour à l'enseignement hybride sur la table du Codeco à ce stade". Quelque 350 classes - sur environ 45.000 - sont actuellement fermées pour cause de covid dans les écoles de la Fédération-Wallonie-Bruxelles, indiquait-elle. "Ces chiffres sont en augmentation depuis deux semaines, mais ne représentent que moins de 1% de l'ensemble des classes".

Durant la semaine du 22 au 28 novembre, les équipes PSE ont noté 3.914 cas covid à l'école, dont 3.403 cas sur les 903.806 élèves de l'enseignement fondamental et secondaire en FWB, soit 0,38% des élèves. "Il est utile d'être prudent quant à l'exhaustivité des données puisque l'on ne peut pas affirmer que les équipes PSE disposent toujours de l'ensemble de celles-ci", observe toutefois l'ONE (Office de la naissance et de l'enfance) sur son site.

Pour la même période, l'incidence, calculée sur 14 jours, est de 314 nouveaux cas pour 100 000 élèves de l'enseignement maternel , de 987 nouveaux cas pour 100 000 élèves en primaire (ordinaire et spécialisé) et de 383 nouveaux cas pour 100 000 élèves en secondaire. L'ONE rappelle toutefois que cette incidence ne peut être comparée à celle de l'ensemble de la population belge, qui est aujourd'hui de 2.106 "en raison de la baisse de l'exhaustivité des données".

Les écoles belges subissent une explosion de contaminations. Le baromètre du SeGEC (le Secrétariat de l'enseignement catholique) du 24 novembre dernier indique ainsi qu'en trois semaines, les absences d'élèves ont augmenté de 59% et celles des enseignants de 54% dans l'enseignement primaire. En secondaire, où beaucoup d'élèves sont vaccinés, la hausse est moins forte : elle est de 17% pour les élèves, et de 30% pour les enseignants.Pour Etienne Michel, directeur général du SeGEC, les écoles risquent de ne pas tenir jusqu'à Noël. "L'évolution actuelle des données chiffrées peut être rapprochée de celle qui est intervenue à la veille des vacances du carnaval de l'année scolaire 2020-21. Quatre semaines nous séparent toutefois encore du congé de Noël ce qui, de notre point de vue, n'est pas sans susciter de réelles questions", observait-il le 24 novembre dernier.Une situation ingérableFace à une explosion de contaminations, l'école maternelle et primaire Jean-Paul II, à Perwez, a été obligée de fermer ses portes durant dix jours. "Vendredi passé, j'avais plus de 50 élèves absents sur 300. Il s'agissait, dans la grande majorité de cas, d'élèves soit positifs, soit en quarantaine. Ajoutez à cela trois enseignants absents, dont deux sur un même site. Par conséquent, nous nous trouvons dans l'impossibilité d'organiser les classes et, comme nous ne pouvons pas mélanger les bulles, je n'ai pas d'autre possibilité que de fermer l'école", regrette son directeur, Christophe Bontems.Pour Bontems, les autorités sanitaires ont raté le coche après les vacances de Toussaint. "Il aurait fallu faire comme l'année passée, fermer une semaine de plus pour isoler les enfants une quinzaine de jours. Aujourd'hui, nous voyons que les foyers sont parmi les enfants, et que ce sont eux qui propagent le virus", constate-t-il. Il dénonce une situation devenue ingérable.Ce mercredi, la ministre de l'Education, Caroline Désir, affirmait encore sur BEL RTL qu'il "n'y avait pas de scénario de fermeture généralisée ou de retour à l'enseignement hybride sur la table du Codeco à ce stade". Quelque 350 classes - sur environ 45.000 - sont actuellement fermées pour cause de covid dans les écoles de la Fédération-Wallonie-Bruxelles, indiquait-elle. "Ces chiffres sont en augmentation depuis deux semaines, mais ne représentent que moins de 1% de l'ensemble des classes".Durant la semaine du 22 au 28 novembre, les équipes PSE ont noté 3.914 cas covid à l'école, dont 3.403 cas sur les 903.806 élèves de l'enseignement fondamental et secondaire en FWB, soit 0,38% des élèves. "Il est utile d'être prudent quant à l'exhaustivité des données puisque l'on ne peut pas affirmer que les équipes PSE disposent toujours de l'ensemble de celles-ci", observe toutefois l'ONE (Office de la naissance et de l'enfance) sur son site.Pour la même période, l'incidence, calculée sur 14 jours, est de 314 nouveaux cas pour 100 000 élèves de l'enseignement maternel , de 987 nouveaux cas pour 100 000 élèves en primaire (ordinaire et spécialisé) et de 383 nouveaux cas pour 100 000 élèves en secondaire. L'ONE rappelle toutefois que cette incidence ne peut être comparée à celle de l'ensemble de la population belge, qui est aujourd'hui de 2.106 "en raison de la baisse de l'exhaustivité des données".