Le 15 octobre, l'OMS partageait les conclusions d'une étude menée sur 2.000 patients Covid qui indiquait que le remdesivir "ne réduit pas la durée des hospitalisations, ni le nombre de patients nécessitant un respirateur".

Treize jours plus tard, pourtant, Frank Vandenbroucke achetait pour la Belgique 12.300 doses au prix de 345 euros l'unité (6 doses par patient étant "nécessaires" pour un traitement, on en arrive à un total de 2.100 euros par patient) ou 4,27 millions d'euros pour un médicament aux effets similaires à un placebo.

Le 20 novembre, cinq jours après l'annonce des résultats de son étude sur le remdesivir, l'OMS déconseillait l'usage du médicament dans le traitement de tous les patients Covid-19.

Interrogé à ce propos, Frank Vandenbroucke tient à préciser qu'à la mi-octobre, les résultats de l'étude de l'OMS en étaient à un stade "intermédiaire". Et fin octobre, lorsqu'il a passé commande, il ne prenait en compte "que les directives européennes", pas défavorables. Selon lui, une étude américaine constatait des effets positifs du traitement. Or, cette étude est controversée, notamment auprès de l'OMS.

Une nouvelle étude de l'Agence européenne des médicaments (EMA) serait aujourd'hui en cours. Frank Vandenbroucke affirme que si l'inefficacité de ce médicament est confirmée par cette dernière étude, la Belgique ne passera plus de nouvelle commande.

Le 15 octobre, l'OMS partageait les conclusions d'une étude menée sur 2.000 patients Covid qui indiquait que le remdesivir "ne réduit pas la durée des hospitalisations, ni le nombre de patients nécessitant un respirateur". Treize jours plus tard, pourtant, Frank Vandenbroucke achetait pour la Belgique 12.300 doses au prix de 345 euros l'unité (6 doses par patient étant "nécessaires" pour un traitement, on en arrive à un total de 2.100 euros par patient) ou 4,27 millions d'euros pour un médicament aux effets similaires à un placebo. Le 20 novembre, cinq jours après l'annonce des résultats de son étude sur le remdesivir, l'OMS déconseillait l'usage du médicament dans le traitement de tous les patients Covid-19. Interrogé à ce propos, Frank Vandenbroucke tient à préciser qu'à la mi-octobre, les résultats de l'étude de l'OMS en étaient à un stade "intermédiaire". Et fin octobre, lorsqu'il a passé commande, il ne prenait en compte "que les directives européennes", pas défavorables. Selon lui, une étude américaine constatait des effets positifs du traitement. Or, cette étude est controversée, notamment auprès de l'OMS.Une nouvelle étude de l'Agence européenne des médicaments (EMA) serait aujourd'hui en cours. Frank Vandenbroucke affirme que si l'inefficacité de ce médicament est confirmée par cette dernière étude, la Belgique ne passera plus de nouvelle commande.