Réfectoires fermés, récréations séparées, cours de gym exclusivement en extérieur. Les ministres de l'Éducation des trois Communautés ont convenu dimanche d'un resserrement des mesures sanitaires dans les écoles à partir de mercredi prochain, après la demande en ce sens formulée vendredi par le Comité de concertation (Codeco). Les ministres demandent également de vacciner les enseignants en priorité.
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Réfectoires fermés, récréations séparées, cours de gym exclusivement en extérieur. Les ministres de l'Éducation des trois Communautés ont convenu dimanche d'un resserrement des mesures sanitaires dans les écoles à partir de mercredi prochain, après la demande en ce sens formulée vendredi par le Comité de concertation (Codeco). Les ministres demandent également de vacciner les enseignants en priorité.Caroline Désir (PS), Ben Weyts (N-VA) et Lydia Klinkenberg (ProDG), les ministres de l'Enseignement des trois Communautés, ont demandé cette semaine au fédéral de considérer le personnel enseignant comme groupe prioritaire pour la vaccination contre le Covid. Ils ont envoyé un courrier en ce sens au Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) et au ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit, anciennement sp.a). Le PS bruxellois et les syndicats des enseignants soutiennent l'initiative des ministres de l'Enseignement.La Flandre s'en chargera elle-même Le ministre Ben Weyts affirme même que si le niveau fédéral ne compte pas vacciner les enseignants en priorité, la Flandre s'en chargera elle-même. "Nous vous demandons de vacciner le personnel enseignant en priorité, après les plus de 65 ans, et les personnes qui souffrent de comorbidités. Si on nous dit que c'est difficile à organiser au niveau fédéral, la Flandre s'en chargera elle-même, avec nos CLB (NDLR : les PMS flamands)", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "Ne demandez pas ce que l'enseignement peut faire pour vous, demandez ce que vous pouvez faire pour l'enseignement", a-t-il résumé, reprenant les célèbres paroles de John F. Kennedy. "Nous organisons déjà le tracing, alors que nous ne sommes pas compétents pour cela, et il en va de même pour la stratégie de tests rapides. Nous ne sommes pas demandeurs, mais en cas de nécessité, nous nous chargerons aussi de la vaccination." Frank Vandenbroucke n'appuie pas la demande des ministres de l'Enseignement de vacciner les enseignants en priorité. "Ce n'est pas en vaccinant les enseignants qu'on va limiter les clusters dans les écoles, car ce sont des clusters qui se développent entre les enfants", a-t-il souligné sur RTL-TVi. Il a insisté sur la stratégie de vaccination actuelle, qui prévoit de traiter d'abord les plus vulnérables en fonction de leur âge et de leur état de santé, "ce qui prendra encore des semaines".Beaucoup de professions aimeraient être vaccinées en priorité Wouter Beke, ministre flamand de la Santé, comprend la demande des enseignants, mais souligne que beaucoup de professions aimeraient être vaccinées en priorité. "Les pompiers, les enseignants, les instituteurs de maternelle, les puéricultrices dans les crèches: ils ont tous la même demande. Si nous devions ensuite donner la priorité à l'un de ces groupes, il y aurait une demande à laquelle nous ne pourrions jamais répondre.", explique sa porte-parole qui déclare cependant que depuis cette semaine, les instituteurs de maternelle figurent sur les listes de réserve des centres de vaccination. L'épidémiologiste Yves Coppieters (ULB) partage son avis. "Vacciner les enseignants est "prioritaire" comme d'autres professions". La présidente de Groen Meyrem Almaci évoque également une éventuelle vaccination des enseignants, une mesure qui couplée à d'autres mesures telles qu'un meilleur contrôle de l'efficacité des détecteurs de CO2, et une amélioration du suivi de contacts en milieu scolaire, pourrait selon elle permettre éviter de fermer les écoles.