"Comme en Grande-Bretagne, il faut vite relâcher. Ceux qui ne sont pas vaccinés vont tomber malades, mais les personnes âgées et vulnérables ont eu le choix de la vaccination. On peut donc se détendre et étaler les hospitalisations, car sinon un pic suivra à l'automne", déclare van der Hilst dans le rapport.
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"Comme en Grande-Bretagne, il faut vite relâcher. Ceux qui ne sont pas vaccinés vont tomber malades, mais les personnes âgées et vulnérables ont eu le choix de la vaccination. On peut donc se détendre et étaler les hospitalisations, car sinon un pic suivra à l'automne", déclare van der Hilst dans le rapport.Quatre-vingt pour cent des Limbourgeois sont complètement vaccinés. "Il est vrai que le variant delta s'avère très contagieux. Et si vous êtes vacciné, vous pouvez toujours être infecté et éventuellement infecter d'autres personnes. Cela signifie que les personnes qui n'ont pas été vaccinées ou qui n'ont pas encore contracté le virus y passeront tôt ou tard. Donc le message est 'faites-vous vacciner', car nous prévenons vraiment les hospitalisations avec la vaccination", explique van der Hilst. L'infectiologue s'attend à un pic du nombre d'hospitalisations à l'automne, alors que les hôpitaux limbourgeois sont désormais quasiment vides. Il se demande donc si ce n'est pas le moment idéal pour assouplir les mesures. "Pour le moment, nous avons très peu d'admissions à l'hôpital, mais à l'automne, nous aurons certainement une propagation du virus plus intense et ce sera ensuite le tour de ce petit groupe de personnes qui n'ont pas encore été vaccinées. Ce que nous faisons maintenant, c'est en fait nous assurer que nous aurons un pic élevé à l'automne", déclare van der Hilst.Selon lui, les mesures actuelles sont en fait basées sur la situation de l'année dernière. "Par exemple, le dépistage de masse des enfants n'est plus utile. L'objectif est de protéger les personnes âgées, mais elles ont depuis longtemps la possibilité de se faire vacciner. Regardez la situation au Royaume-Uni, où ils ont commencé à relâcher le 19 juillet. Il y avait de grandes inquiétudes concernant le nombre d'admissions à l'hôpital. Le nombre d'infections a diminué de moitié et les admissions à l'hôpital sont en baisse. Si nous n'assouplissons pas les mesures, nous subirons à l'automne ", a ajouté l'infectiologue de l'hôpital Jessa.De l'autre côté de l'Atlantique, le son de cloche n'est pas tout à fait identique. Larry Brilliant, un épidémiologiste américain, a tiré la sonnette d'alarme. L'expert s'inquiète fortement de la propagation du variant Delta. "Je pense que le variant delta est peut-être le virus le plus contagieux de tous les temps", a-t-il lâché sur CNBC. Et de fait, de plus en plus de scientifiques se préoccupent de sa forte contagiosité. L'infectiologue américain souligne aussi le faible taux de vaccination à l'échelle mondiale. A peine 15% de la population mondiale est en effet complètement vaccinée, avec des disparités énormes entre pays riches et pays pauvres. "Je pense que nous sommes plus proches du début de la pandémie que de la fin. A moins que tout le monde ne soit vacciné bientôt, de nouveaux variants continueront de voir le jour."Les Etats-Unis ne sont d'ailleurs pas rassurés de la situation sanitaire actuelle en Europe. Le Sud du Vieux Continent se teint de plus en plus de rouge, alors que la France a instauré hier l'extension du pass sanitaire, avec des conséquences directes pour les frontaliers belges. Mais la France inquiète au-delà des frontières avec notre pays. Les autorités américaines ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre en France en raison d'une hausse du nombre de cas de Covid-19 dans l'hexagone.Dans un communiqué, le Département d'Etat américain a émis un avis de "niveau 4", invitant à "ne pas voyager" vers la France, sur la base d'une mise en garde des centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC). La principale agence sanitaire des Etats-Unis a déconseillé tout voyage à destination de la France tout en invitant toute personne devant s'y rendre à "à être complètement vaccinée avant de voyager".Le pass sanitaire est entré lundi dans la vie quotidienne des Français alors que le pays fait face à une quatrième vague de cas de Covid-19. Le nombre de malades hospitalisés ne cesse de s'accroître dans le pays, qui a enregistré depuis le début de la pandémie plus de 111.000 morts et 6 millions de cas. Le nombre de contaminations quotidiennes s'élève à nouveau à environ 20.000, cependant le nombre de décès demeure faible par rapport aux précédents pics de la pandémie.Selon Santé publique France, 44.980.791 personnes ont reçu au moins une injection (soit 66,7% de la population totale) et 37.514.388 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 55,6% de la population totale).Avec Belga et Afp