Voilà donc la Belgique reconfinée depuis le lundi 2 novembre et pour six semaines au moins. Un confinement rendu inévitable par la violence de la deuxième vague et la pression intenable exercée sur les hôpitaux. Un confinement prôné par la communauté scientifique, réclamé par le corps médical et décidé par le politique, unanimement du nord au sud du pays. Un confinement strict pour la culture et l'Horeca, pour les commerces. Un coup dur pour l'économie.
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Voilà donc la Belgique reconfinée depuis le lundi 2 novembre et pour six semaines au moins. Un confinement rendu inévitable par la violence de la deuxième vague et la pression intenable exercée sur les hôpitaux. Un confinement prôné par la communauté scientifique, réclamé par le corps médical et décidé par le politique, unanimement du nord au sud du pays. Un confinement strict pour la culture et l'Horeca, pour les commerces. Un coup dur pour l'économie. Un confinement qui, pour la population, ne lui rappelle que trop ce qu'elle a vécu au printemps. Et cela, malgré quelques différences d'approche. En effet, les mois de mars et d'avril 2020 resteront synonymes d'abandon et d'isolement pour un trop grand nombre. Télétravail, fermeture du foyer à autrui, visites interdites dans les maisons de repos; au printemps, les contacts sociaux avaient été réduits quasi à néant. Aujourd'hui, on a légèrement ajusté le tir. Chacun peut entretenir un contact rapproché avec une personne en dehors de son foyer et même l'inviter à domicile. Tout rassemblement à l'extérieur n'est plus interdit, pour autant qu'il se limite à quatre personnes dans le respect des règles sanitaires. On ne parle d'ailleurs plus tant de réduire ses contacts sociaux que de limiter ses contacts physiques. Tout un symbole. Des contacts qu'on peut même aller chercher à l'autre bout de la Belgique puisqu'aucun périmètre de déplacement n'a été instauré. > Lire aussi: Contacts sociaux, commerces...: voici les mesures annoncées par Alexander De CrooCes décisions raviront les amoureux séparés par des dizaines de kilomètres, briseront la solitude des uns et offriront une bouffée d'air aux autres. Changement de tactique également dans l'approche scolaire. Au printemps dernier, l'école avait fermé ses portes du jour au lendemain, tous niveaux confondus. Cet automne, les vacances de Toussaint ont été prolongées pour tous jusqu'au 15 novembre inclus. Date après laquelle les enfants jusqu'en 2e secondaire devraient retrouver le chemin de leur établissement scolaire. Les plus grands se verront, eux, proposer un système hybride mi-présentiel mi-distanciel. Pour les unifs, en revanche, ce sera portes closes au moins jusqu'à l'année prochaine. Les parents en télétravail béniront cette décision. Les pédagogues et professionnels de la petite enfance les jugeront indispensables tant la fermeture des écoles avait pu engendrer de décrochages scolaires et, là aussi, l'isolement social de trop d'enfants. > Lire aussi: Covid: "je ne suis pas sûre que les enfants ne soient pas contagieux"Pour le commerce et les métiers dits de contact, obligés de baisser le volet pour six semaines, le coup porté est rude. La liste des magasins qui peuvent rester ouverts est, malgré tout, un peu plus étendue qu'au mois de mars. Magasins de bricolage, fleuristes, pépinières, bibliothèques, librairies mais également la majorité des fournisseurs professionnels pourront encore accueillir leurs clients. La population saluera cette décision et les indépendants dans la construction ou le jardinage l'applaudiront. Un objectif évidemment derrière tout cela: sauvegarder la santé mentale du plus grand nombre. Eviter aussi que des courants de rébellion ne se manifestent comme en Espagne ou en Italie et balaient l'adhésion de la population aux mesures prises. > Lire aussi: Covid: Qu'est-ce qui reste ouvert, dans ce confinement qui cherche à éviter l'isolement social?