Exécuté par le patient lui-même, l'autotest rapide détecte les protéines (antigènes) du virus SRAS-CoV-2. Par le moyen d'un écouvillon nasal ou pharyngé, le citoyen pourra connaître son résultat au bout d'une quinzaine de minutes. Le test se présente généralement sous la forme d'une "cassette" où, selon le résultat, une ou plusieurs lignes s'affichent. L'interprétation du test est faite par l'utilisateur lui-même, et non par un professionnel de santé. Les pharmaciens sont cependant tenus à fournir aux clients toutes les informations nécessaires sur l'utilisation du test.

  • Si le résultat est positif : il faudra contacter son médecin et vérifier la positivité avec un autre test PCR, plus fiable et exécuté par un professionnel de la santé. Les mesures de précaution seront strictement à respecter, notamment la quarantaine durant sept jours.
  • Si le résultat est négatif : un résultat négatif à un test rapide n'offre pas la garantie absolue de n'avoir pas contracté le virus. Le degré de fiabilité du résultat reste à 80 %. Dès lors, il faudra continuer à respecter les mesures de précaution telles que la distanciation sociale, le masque buccal lorsque cela est recommandé et le lavage régulier des mains.

Les avantages : une grande spécificité (à savoir peu de faux résultats positifs) et résultat rapide ; le test peut être exécuté sur place. L'objectif est de les utiliser en contrôle hebdomadaire pour des réunions dans la sphère privée ou de travail en entreprise. Ils pourraient en outre constituer une solution pour la réouverture de l'horeca et de l'évènementiel. Les autotests ne visent pas à substituer les tests PCR. En cas de symptômes, c'est ce dernier qui est recommandé.

Les inconvénients : ils sont moins sensibles que le test de laboratoire classique de l'ARN. Ils sont uniquement utiles durant la première semaine suivant l'apparition des symptômes et uniquement en cas de quantité relativement importante de virus.

Les livraisons dans les pharmacies sont attendues à partir du 6 avril. La distribution de ces autotests sera évaluée au bout de quatre semaines, afin de voir s'il est nécessaire d'élargir la commercialisation dans les grandes surfaces comme c'est déjà le cas en l'Allemagne.

Liste des tests autorisés en Belgique

Pour commercialiser un dispositif médical de diagnostic in vitro, le fabricant doit démontrer qu'il satisfait aux exigences de sécurité et que les bénéfices attendus du dispositif l'emportent sur les risques potentiels. Le marquage CE démontre qu'un dispositif médical est conforme à la législation européenne. Seuls les tests CE qui répondent à des exigences strictes et qui ont été vérifiés par l'AFMPS, peuvent être vendus aux particuliers.

Pour l'instant seuls deux types d'autotests ont été validés par l'agence du médicament belge (l'AFMPS). Il s'agit des tests produits par les entreprises Roche et Biosynex SWISS SA. D'autres devraient arriver très vite, mais il est fort possible que les pharmaciens n'aient pas de stocks énormes de kits de test dès mardi prochain. La liste des produits autorisés sera mise à jour au fur et à mesure sur le site web de l'AFMPS. L'endroit du prélèvement (narines ou gorge) varie selon le modèle du test.

Des tests contrefaits, à savoir des tests dont la fiabilité n'a pas été démontrée et des tests qui ne sont pas destinés à être utilisés sans l'intervention d'un professionnel de la santé, circulent sur l'Internet. Par conséquent, il faut s'adresser à des sources fiables telles que son pharmacien pour acheter en toute légalité les tests autorisés.

Coût et remboursement

Le coût d'un autotest est estimé entre 5 et 10 euros. S'il est conseillé de se tester deux fois par semaine, en raison du résultat moins fiable qu'un test PCR, la facture pour une famille risque d'être assez importante. Le ministre socialiste, Frank Vandenbroucke a donc précisé que les deux millions de personnes qui bénéficient déjà des réductions pour les soins (BIM et OMNIO, ex-Vipo) seront remboursés. Les personnes concernées ne paieront qu'1 € pour le test et pourront recevoir deux tests par semaine. Ce remboursement ne sera possible qu'à partir du 12 avril.

Valentina Jaimes

Exécuté par le patient lui-même, l'autotest rapide détecte les protéines (antigènes) du virus SRAS-CoV-2. Par le moyen d'un écouvillon nasal ou pharyngé, le citoyen pourra connaître son résultat au bout d'une quinzaine de minutes. Le test se présente généralement sous la forme d'une "cassette" où, selon le résultat, une ou plusieurs lignes s'affichent. L'interprétation du test est faite par l'utilisateur lui-même, et non par un professionnel de santé. Les pharmaciens sont cependant tenus à fournir aux clients toutes les informations nécessaires sur l'utilisation du test. Les avantages : une grande spécificité (à savoir peu de faux résultats positifs) et résultat rapide ; le test peut être exécuté sur place. L'objectif est de les utiliser en contrôle hebdomadaire pour des réunions dans la sphère privée ou de travail en entreprise. Ils pourraient en outre constituer une solution pour la réouverture de l'horeca et de l'évènementiel. Les autotests ne visent pas à substituer les tests PCR. En cas de symptômes, c'est ce dernier qui est recommandé. Les inconvénients : ils sont moins sensibles que le test de laboratoire classique de l'ARN. Ils sont uniquement utiles durant la première semaine suivant l'apparition des symptômes et uniquement en cas de quantité relativement importante de virus. Les livraisons dans les pharmacies sont attendues à partir du 6 avril. La distribution de ces autotests sera évaluée au bout de quatre semaines, afin de voir s'il est nécessaire d'élargir la commercialisation dans les grandes surfaces comme c'est déjà le cas en l'Allemagne.Liste des tests autorisés en Belgique Pour commercialiser un dispositif médical de diagnostic in vitro, le fabricant doit démontrer qu'il satisfait aux exigences de sécurité et que les bénéfices attendus du dispositif l'emportent sur les risques potentiels. Le marquage CE démontre qu'un dispositif médical est conforme à la législation européenne. Seuls les tests CE qui répondent à des exigences strictes et qui ont été vérifiés par l'AFMPS, peuvent être vendus aux particuliers. Pour l'instant seuls deux types d'autotests ont été validés par l'agence du médicament belge (l'AFMPS). Il s'agit des tests produits par les entreprises Roche et Biosynex SWISS SA. D'autres devraient arriver très vite, mais il est fort possible que les pharmaciens n'aient pas de stocks énormes de kits de test dès mardi prochain. La liste des produits autorisés sera mise à jour au fur et à mesure sur le site web de l'AFMPS. L'endroit du prélèvement (narines ou gorge) varie selon le modèle du test. Des tests contrefaits, à savoir des tests dont la fiabilité n'a pas été démontrée et des tests qui ne sont pas destinés à être utilisés sans l'intervention d'un professionnel de la santé, circulent sur l'Internet. Par conséquent, il faut s'adresser à des sources fiables telles que son pharmacien pour acheter en toute légalité les tests autorisés.Coût et remboursementLe coût d'un autotest est estimé entre 5 et 10 euros. S'il est conseillé de se tester deux fois par semaine, en raison du résultat moins fiable qu'un test PCR, la facture pour une famille risque d'être assez importante. Le ministre socialiste, Frank Vandenbroucke a donc précisé que les deux millions de personnes qui bénéficient déjà des réductions pour les soins (BIM et OMNIO, ex-Vipo) seront remboursés. Les personnes concernées ne paieront qu'1 € pour le test et pourront recevoir deux tests par semaine. Ce remboursement ne sera possible qu'à partir du 12 avril.Valentina Jaimes