"Pas de retour à l'école sans une sécurité assurée pour tous", préviennent mardi les syndicats du secteur de l'enseignement ainsi que les organisations représentatives des parents et des élèves dans un communiqué commun.

Afin d'endiguer la propagation du nouveau coronavirus, les écoles du pays sont fermées depuis la mi-mars, à l'exception d'un service de garderie destiné aux enfants dont les parents travaillent dans un secteur essentiel.

Mercredi, le Conseil national de sécurité se réunira pour discuter des mesures de confinement en place depuis un mois et de leur prolongation. Le secteur de l'enseignement s'inquiète d'une éventuelle réouverture des écoles alors que la France a annoncé rouvrir progressivement les établissements scolaires à partir du 11 mai.

"Les jeunes, mêmes s'ils sont moins à risque, ne sont pas immunisés face à ce virus et restent des vecteurs de transmission potentiels", soulignent le front commun syndical, les organisations de parents d'élèves et les associations représentatives des élèves. Toutes les tranches d'âge sont représentées dans le personnel de l'enseignement, dont certains membres peuvent avoir une santé fragile. "Les élèves, leurs parents, les enseignants et tout le personnel des établissements scolaires ne sont pas des cobayes! ", avertit le communiqué commun.

"Les élèves, leurs parents, les enseignants et tout le personnel des établissements scolaires ne sont pas des cobayes! "

Le secteur s'inquiète d'une "relance prématurée des cours", qui pourrait "entraîner une seconde vague de propagation du virus. Une reprise précipitée pour des motifs d'ordre économique est tout simplement inacceptable!", s'alarment syndicats, parents et élèves.

Le secteur prie le Conseil national de sécurité de préciser "les modalités d'une reprise" et de garantir "les conditions sanitaires nécessaires" à la sécurité et à la santé de l'ensemble des acteurs de l'enseignement. Il demande également qu'une concertation soit engagée "par l'intermédiaire des ministres compétents".

Si les écoles devaient rouvrir leurs portes "dans les prochaines semaines", le Conseil national de sécurité "devrait apporter des réponses satisfaisantes" concernant notamment "l'accompagnement psychologique des élèves et équipes éducatives", l'aménagement des "espaces de vie collectifs" ou encore l'obligation pour les pouvoirs organisateurs de s'approvisionner en matériel de protection. Le secteur s'interroge également sur la mobilité des élèves et du personnel et demande qu'une attention spécifique soit accordée aux publics particuliers tels que l'enseignement maternel ou spécialisé, les internats...

Le communiqué est signé par la CSC-Enseignement, la CGSP-Enseignement, le Setca, le SLFP, la CGSLB-Appel, l'Ufapec (Union francophone des associations de parents de l'enseignement catholique), la Fapeo (Fédération des associations de parents de l'enseignement officiel) et le Cef (Comité des élèves francophones).

"Pas de retour à l'école sans une sécurité assurée pour tous", préviennent mardi les syndicats du secteur de l'enseignement ainsi que les organisations représentatives des parents et des élèves dans un communiqué commun.Afin d'endiguer la propagation du nouveau coronavirus, les écoles du pays sont fermées depuis la mi-mars, à l'exception d'un service de garderie destiné aux enfants dont les parents travaillent dans un secteur essentiel. Mercredi, le Conseil national de sécurité se réunira pour discuter des mesures de confinement en place depuis un mois et de leur prolongation. Le secteur de l'enseignement s'inquiète d'une éventuelle réouverture des écoles alors que la France a annoncé rouvrir progressivement les établissements scolaires à partir du 11 mai."Les jeunes, mêmes s'ils sont moins à risque, ne sont pas immunisés face à ce virus et restent des vecteurs de transmission potentiels", soulignent le front commun syndical, les organisations de parents d'élèves et les associations représentatives des élèves. Toutes les tranches d'âge sont représentées dans le personnel de l'enseignement, dont certains membres peuvent avoir une santé fragile. "Les élèves, leurs parents, les enseignants et tout le personnel des établissements scolaires ne sont pas des cobayes! ", avertit le communiqué commun. Le secteur s'inquiète d'une "relance prématurée des cours", qui pourrait "entraîner une seconde vague de propagation du virus. Une reprise précipitée pour des motifs d'ordre économique est tout simplement inacceptable!", s'alarment syndicats, parents et élèves. Le secteur prie le Conseil national de sécurité de préciser "les modalités d'une reprise" et de garantir "les conditions sanitaires nécessaires" à la sécurité et à la santé de l'ensemble des acteurs de l'enseignement. Il demande également qu'une concertation soit engagée "par l'intermédiaire des ministres compétents". Si les écoles devaient rouvrir leurs portes "dans les prochaines semaines", le Conseil national de sécurité "devrait apporter des réponses satisfaisantes" concernant notamment "l'accompagnement psychologique des élèves et équipes éducatives", l'aménagement des "espaces de vie collectifs" ou encore l'obligation pour les pouvoirs organisateurs de s'approvisionner en matériel de protection. Le secteur s'interroge également sur la mobilité des élèves et du personnel et demande qu'une attention spécifique soit accordée aux publics particuliers tels que l'enseignement maternel ou spécialisé, les internats... Le communiqué est signé par la CSC-Enseignement, la CGSP-Enseignement, le Setca, le SLFP, la CGSLB-Appel, l'Ufapec (Union francophone des associations de parents de l'enseignement catholique), la Fapeo (Fédération des associations de parents de l'enseignement officiel) et le Cef (Comité des élèves francophones).