Des mesures renforcées étaient nécessaires pour enrayer l'épidémie du coronavirus. La fermeture partielle des écoles, des universités et celle de l'horeca et des magasins le week-end, ainsi que l'annulation de toutes les activités récréatives accompagneront, à partir de vendredi minuit, les interdictions de visite dans les maisons de repos. Ce sont des mesures dures, notamment pour les liens en société et pour l'activité économique. Elles étaient indispensables, réclamées par les experts face à la poursuite de la propagation de l'épidémie. Elles devront désormais être appliquées dans l'ordre et respectées par la population, même si des voix se sont immédiatement élevées pour en critiquer la complexité ou pour réclamer un soutien légitime à des secteurs qui risquent d'être sinistrés!.

Telle est la ligne de conduite fixée jeudi autour de 22h30 par le Conseil national de sécurité. La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), a réitéré en les annonçant un indispensable appel à l'unité nationale.

Indispensable, car la soirée de jeudi a été particulièrement pénible. Le Conseil national de sécurité s'est prolongé durant plus de trois heures sans communication au public alors que le président français Emmanuel Macron s'est exprimé, lui, à 20 heures pile.

C'est une division entre la Flandre version N-VA et les francophones, grossièrement résumé, qui a donné lieu à cette image terrible: des sièges vides durant des heures en direct à la télévision! Le débat n'était certes pas simple: faut-il fermer ou non les écoles? On pouvait entendre l'argument du ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) contre la fermeture: cela imposerait peut-être aux grands-parents de garder les enfants, avec les risques que cela comporte. Sauf à trouver des mesures de garde pour compenser. C'est finalement ce qui est arrivé: les cours sont suspendus, mais des garderies assurées pour les enfants de ceux qui travaillent dans le domaine de la santé.

Ce débat nécessitait-il de durer de si longs moments alors que le pays entier était suspendu au basculement progressif vers une forme de "lockdown", inquiétude légitime à la clé, que ce soit sur le plan sanitaire ou économique? On se souviendra certainement de ce long débat à la RTBF où il fut question de la "fébrilité de la N-VA" qui ne sied pas à la situation de crise. Et des interventions de Jean-Marc Nollet, coprésident Ecolo, et de Georges-Louis Bouchez (MR), envoyés en pompiers autour de 22h. Le message envoyé à la population était illisble au vu des autres pays (Irlande, Luxembourg, Pays-Bas...).

On y reviendra le moment voulu. Car le temps de l'union est venu pour les citoyens par-delà les mascarades. Il est plus que temps d'agir fermement, maintenant, faute de quoi notre système de santé risque d'être rapidement dépassé. Et ce alors que les syndicats médicaux, notamment, rappelaient qu'ils en ont marre de l'inaction des autorités.

L'heure doit à l'unité nationale en Belgique. En tentant d'oublier les ratés, les petits jeux politiciens et les dialogues de sourds. Il est temps pour la population de s'unir derrière ce qui a été décidé. De même, le dialogue social entre autorités et organisations de la santé (médecins, hôpitaux, infirmiers, maisons de repos) sera vital après les malheureux épisodes des masques manquants. Il s'agit d'éviter que notre système de santé saute et la catastrophe risque d'atteindre une ampleur inédite.

L'heure est à la coordination européenne. Le président français, Emanuel Macron, a lui tenu un discours clair à sa population, même s'il n'est pas avare de contradictions: fermeture des écoles, mais maintien des élections municipales. Plusieurs pays prennent des décisions globalement semblables. Mais l'Autriche ou la République tchèque ont déjà décidé de fermer des frontières. Plus que jamais, l'Union européenne devait se serrer les coudes face à cette menace, on n'y est pas encore. Pourtant, il s'agit d'être solidaire face à l'Italie en première ligne, avec la nécessité absolue de venir en appui de son système de soins. De se montrer ferme face aux Etats-Unis de Trump qui se la jouent cavalier seul. Là aussi, il convient de veiller à la cacophonie et de répéter que la fermeture des frontières n'arrêtera pas le virus. Quitte à rouvrir le débat ensuite sur ce que cette crise a révélé.

Enfin, ne sous-estimons pas ce mal. Le coronavirus, répètent les experts et ceux qui l'ont côtoyé en Italie, n'est pas une "mauvaise grippe", il est bien plus méchant que cela. Seule notre action collective pourra en venir à bout ou du moins en éviter de trop graves dommages. Au-delà d'une médiatisation certes intense, certains ont eu tendance à minimiser le risque ou à considérer que des mesures à l'italienne ne seraient pas nécessaires chez nous. Nous sommes désormais au pied du mur. Le moment, à vrai dire, est historique. Par-delà les querelles politiques et communautaires.

Des mesures renforcées étaient nécessaires pour enrayer l'épidémie du coronavirus. La fermeture partielle des écoles, des universités et celle de l'horeca et des magasins le week-end, ainsi que l'annulation de toutes les activités récréatives accompagneront, à partir de vendredi minuit, les interdictions de visite dans les maisons de repos. Ce sont des mesures dures, notamment pour les liens en société et pour l'activité économique. Elles étaient indispensables, réclamées par les experts face à la poursuite de la propagation de l'épidémie. Elles devront désormais être appliquées dans l'ordre et respectées par la population, même si des voix se sont immédiatement élevées pour en critiquer la complexité ou pour réclamer un soutien légitime à des secteurs qui risquent d'être sinistrés!.Telle est la ligne de conduite fixée jeudi autour de 22h30 par le Conseil national de sécurité. La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), a réitéré en les annonçant un indispensable appel à l'unité nationale.Indispensable, car la soirée de jeudi a été particulièrement pénible. Le Conseil national de sécurité s'est prolongé durant plus de trois heures sans communication au public alors que le président français Emmanuel Macron s'est exprimé, lui, à 20 heures pile.C'est une division entre la Flandre version N-VA et les francophones, grossièrement résumé, qui a donné lieu à cette image terrible: des sièges vides durant des heures en direct à la télévision! Le débat n'était certes pas simple: faut-il fermer ou non les écoles? On pouvait entendre l'argument du ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) contre la fermeture: cela imposerait peut-être aux grands-parents de garder les enfants, avec les risques que cela comporte. Sauf à trouver des mesures de garde pour compenser. C'est finalement ce qui est arrivé: les cours sont suspendus, mais des garderies assurées pour les enfants de ceux qui travaillent dans le domaine de la santé.Ce débat nécessitait-il de durer de si longs moments alors que le pays entier était suspendu au basculement progressif vers une forme de "lockdown", inquiétude légitime à la clé, que ce soit sur le plan sanitaire ou économique? On se souviendra certainement de ce long débat à la RTBF où il fut question de la "fébrilité de la N-VA" qui ne sied pas à la situation de crise. Et des interventions de Jean-Marc Nollet, coprésident Ecolo, et de Georges-Louis Bouchez (MR), envoyés en pompiers autour de 22h. Le message envoyé à la population était illisble au vu des autres pays (Irlande, Luxembourg, Pays-Bas...). On y reviendra le moment voulu. Car le temps de l'union est venu pour les citoyens par-delà les mascarades. Il est plus que temps d'agir fermement, maintenant, faute de quoi notre système de santé risque d'être rapidement dépassé. Et ce alors que les syndicats médicaux, notamment, rappelaient qu'ils en ont marre de l'inaction des autorités.L'heure doit à l'unité nationale en Belgique. En tentant d'oublier les ratés, les petits jeux politiciens et les dialogues de sourds. Il est temps pour la population de s'unir derrière ce qui a été décidé. De même, le dialogue social entre autorités et organisations de la santé (médecins, hôpitaux, infirmiers, maisons de repos) sera vital après les malheureux épisodes des masques manquants. Il s'agit d'éviter que notre système de santé saute et la catastrophe risque d'atteindre une ampleur inédite.L'heure est à la coordination européenne. Le président français, Emanuel Macron, a lui tenu un discours clair à sa population, même s'il n'est pas avare de contradictions: fermeture des écoles, mais maintien des élections municipales. Plusieurs pays prennent des décisions globalement semblables. Mais l'Autriche ou la République tchèque ont déjà décidé de fermer des frontières. Plus que jamais, l'Union européenne devait se serrer les coudes face à cette menace, on n'y est pas encore. Pourtant, il s'agit d'être solidaire face à l'Italie en première ligne, avec la nécessité absolue de venir en appui de son système de soins. De se montrer ferme face aux Etats-Unis de Trump qui se la jouent cavalier seul. Là aussi, il convient de veiller à la cacophonie et de répéter que la fermeture des frontières n'arrêtera pas le virus. Quitte à rouvrir le débat ensuite sur ce que cette crise a révélé.Enfin, ne sous-estimons pas ce mal. Le coronavirus, répètent les experts et ceux qui l'ont côtoyé en Italie, n'est pas une "mauvaise grippe", il est bien plus méchant que cela. Seule notre action collective pourra en venir à bout ou du moins en éviter de trop graves dommages. Au-delà d'une médiatisation certes intense, certains ont eu tendance à minimiser le risque ou à considérer que des mesures à l'italienne ne seraient pas nécessaires chez nous. Nous sommes désormais au pied du mur. Le moment, à vrai dire, est historique. Par-delà les querelles politiques et communautaires.