À Alost, deux hôpitaux, Onze-Lieve-Vrouwziekenhuis (OLV) et Algemeen Stedelijk Ziekenhuis (ASZ), font partie d'un réseau avec les hôpitaux bruxellois UZ Brussel et AZ Sint-Maria (ASZ) à Hal, qui sont confrontés à une augmentation significative des admissions. Dans cette phase, les hôpitaux gardent 15% des lits disponibles pour les patients Covid. C'est également le cas à Bruxelles, où cette proportion est bientôt atteinte.
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À Alost, deux hôpitaux, Onze-Lieve-Vrouwziekenhuis (OLV) et Algemeen Stedelijk Ziekenhuis (ASZ), font partie d'un réseau avec les hôpitaux bruxellois UZ Brussel et AZ Sint-Maria (ASZ) à Hal, qui sont confrontés à une augmentation significative des admissions. Dans cette phase, les hôpitaux gardent 15% des lits disponibles pour les patients Covid. C'est également le cas à Bruxelles, où cette proportion est bientôt atteinte.Une capacité suffisante D'Haese s'est exprimé lundi à la VRT contre les "transferts" de patients bruxellois vers les hôpitaux d'Alost. "Il va sans dire que les gens ont besoin d'être aidés", a-t-il déclaré. "Mais il y a des limites à la solidarité médicale et je crois que cette limite est maintenant atteinte", a précisé D'Haese, qui est également président de l'ASZ et, en tant que responsable de la cellule de crise, est également en contact avec les acteurs médicaux de sa région. L'OLV indique qu'elle ne souhaite pas se joindre à une polémique et appelle à la concertation."Les interventions de base - telles qu'une appendicite ou une opération cardiaque - doivent aussi pouvoir avoir lieu. Il est inacceptable que ces interventions doivent être reportées parce qu'il n'y a pas assez de lits suite à l'affluence de patients atteints de coronavirus", craint le nationaliste flamand. Une Flandre plus chaleureuse Les propos du bourgmestre d'Alost suscitent l'indignation. "J'espère que Malines sera toujours prête à soigner les patients d'autres villes. Que nous ne tombions jamais aussi bas au point de même envisager d'abandonner des personnes malades. Je crois en une Flandre meilleure, et plus chaleureuse", a ainsi tweeté le ministre flamand et bourgmestre de Malines Bart Somers (Open VLD).À Gand, le bourgmestre Mathias De Clercq (Open VLD) a également appelé à la solidarité. "Bruxelles nous a effectivement demandé de reprendre des patients, et nous avons évidemment consenti, étant donné que notre capacité nous le permet. Mais pour l'instant, aucun patient n'a encore été transféré", a d'ailleurs déclaré Lies Ketels, la porte-parole de l'UZ Gent, l'hôpital universitaire de Gand au quotidien Het Laatste Nieuws. Marc Noppen, CEO de l'UZ Brussel basé à Jette, rappelle que ce n'est pas aux bourgmestres de décider de la répartition des patients atteints de covid-19. "C'est une décision vraiment étrange (NDLR : l'annonce de D'Haese), car elle va à l'encontre de la directive fédérale de répartir le plus grand nombre de patients possible pour éviter que les hôpitaux ne soient surchargés comme lors de la première vague. Je ne comprends donc pas d'où vient cette annonce. Et elle n'est ni collégiale ni solidaire", déclare-t-il à la VRT.Steven Van Gucht, virologue et porte-parole interfédéral du Centre de Crise partage son avis. "Aujourd'hui, Bruxelles transfère des patients vers Alost, mais à l'avenir ce mouvement peut se faire dans le sens inverse. Pour l'instant, il y a relativement peu de nouvelles contaminations dans la région d'Alost, mais un afflux soudain de patients est toujours possible. Et alors, il faut pouvoir compter sur l'aide d'autres hôpitaux", déclare-t-il sur les ondes de Radio 1. À Alost, les partis de l'opposition locale se sont également détachés des propos de leur bourgmestre. "En soins de santé, l'objectif est d'aider les personnes dans le besoin. Quand on sait qu'il y a une coopération entre l'UZ Jette, les hôpitaux d'Alost et Halle, alors il me semble évident que s'il y a un besoin de soutien, l'aide doit être disponible", déclare ainsi la conseillère communale alostoise Cathy Grysolle (Lijst A) au journal Het Nieuwsblad.Avec Belga