"Au niveau national, la croissance des nouveaux cas est ralentie. Mais cela est fort variable selon les régions. À Anvers, la vitesse de l'augmentation diminue, ce qui est probablement l'effet des mesures. Dans la région de Bruxelles, on constate une augmentation soutenue", précise Frédérique Jacobs, porte-parole interfédérale Covid-19.

Il y a néanmoins de bonnes nouvelles, selon elle : "La situation n'est pas aussi dramatique que lors de la première vague. On le constate notamment par le nombre d'admissions à l'hôpital et la situation dans les maisons de repos. C'est extrêmement positif."

Mais il ne faut pas relâcher les efforts car le virus est bel et bien toujours là. Elle insiste d'ailleurs sur le grand nombre de cas confirmés. "Nous voyons aujourd'hui une portion beaucoup plus importante de l'iceberg qu'en mars. C'est le résultat des efforts en matière de testing et le suivi de contacts. Mais l'augmentation est bien réelle et n'est pas seulement liée à l'augmentation du nombre de tests. La proportion de tests positifs augmente également, ce qui signifie que le virus circule davantage. Le virus est tout aussi dangereux qu'en mars et pourrait entrainer les mêmes problèmes si nous le laissons aller."

Plan belge de testing

Concernant la lutte contre l'épidémie, elle rappelle les éléments clés. Le respect des règles de base est considéré comme le plus important, ainsi que la détection des cas et l'isolement des personnes infectées. Pour cela, les tests doivent être performants et accessibles. Elle indique que la Belgique est un bon élève en matières de tests, dans le peloton de tête avec 20.000 à 25.000 tests par jour, avec une capacité de 30.000. "Mais tester à grande échelle n'est pas toujours facile. Il y a de nombreux obstacles." Elle fait notamment référence à l'automne-hiver, où d'autres virus circuleront, et où on ne pourra distinguer la grippe et le Covid-19 qu'avec des tests. L'objectif sera alors de réaliser entre 50.000 et 70.000 tests par jour.

Les bases de la future stratégie belge de dépistage ont été lancées, avec un plan qu'elle qualifie d'ambitieux, pour maintenir un taux élevé de tests dans les prochains mois. Des priorités ont été déterminées pour savoir ce qui peut être testé. "Cela dépendra du stade de l'épidémie. Le but est que chacun puisse être testé selon une liste de priorité. S'il y a moins de tests disponibles, les tests des catégories moins prioritaires n'auront pas lieu."

Stade 1 : peu de circulation du virus, avec moins de 15 cas pour 100.000 habitants sur deux semaines. Les tests approfondis pourront avoir lieu, chez des personnes ayant des symptômes modérés, des contacts, des voyageurs...

Stade 2 : circulation accrue du virus, avec entre 15 et 50 cas pour 100.000 habitants sur deux semaines. Les indications seront revues. Les voyageurs revenant d'une zone orange, par exemple, ne seront plus testés.

Stade 3 : circulation intense du virus, avec plus de 50 cas pour 100.000 habitants sur deux semaines. Les indications seront revues. Les voyageurs de retour d'une zone rouge, par exemple, ne seront plus testés, mais seront toujours inventés à se mettre en quarantaine. Les contacts à haut risque ne seront testés qu'une seule fois au lieu de deux. Lorsqu'une commune ou zone est en phase 3, il sera possible de tester une fois par mois le personnel des centres de soins. Mais les dépistages préventifs, sans symptômes ou signes d'épidémie, dans les entreprises, les écoles ou autre ne sera pas recommandé.

Elle met en garde : "un test négatif ne garantit pas que vous n'être pas infectés par le virus. Il est possible d'être porteur mais que le test reste négatif pendant les premiers jours de l'exposition. Le virus peut encore apparaitre après un test négatif. Un test ne remplace pas la quarantaine."

"Au niveau national, la croissance des nouveaux cas est ralentie. Mais cela est fort variable selon les régions. À Anvers, la vitesse de l'augmentation diminue, ce qui est probablement l'effet des mesures. Dans la région de Bruxelles, on constate une augmentation soutenue", précise Frédérique Jacobs, porte-parole interfédérale Covid-19. Il y a néanmoins de bonnes nouvelles, selon elle : "La situation n'est pas aussi dramatique que lors de la première vague. On le constate notamment par le nombre d'admissions à l'hôpital et la situation dans les maisons de repos. C'est extrêmement positif."Mais il ne faut pas relâcher les efforts car le virus est bel et bien toujours là. Elle insiste d'ailleurs sur le grand nombre de cas confirmés. "Nous voyons aujourd'hui une portion beaucoup plus importante de l'iceberg qu'en mars. C'est le résultat des efforts en matière de testing et le suivi de contacts. Mais l'augmentation est bien réelle et n'est pas seulement liée à l'augmentation du nombre de tests. La proportion de tests positifs augmente également, ce qui signifie que le virus circule davantage. Le virus est tout aussi dangereux qu'en mars et pourrait entrainer les mêmes problèmes si nous le laissons aller."Concernant la lutte contre l'épidémie, elle rappelle les éléments clés. Le respect des règles de base est considéré comme le plus important, ainsi que la détection des cas et l'isolement des personnes infectées. Pour cela, les tests doivent être performants et accessibles. Elle indique que la Belgique est un bon élève en matières de tests, dans le peloton de tête avec 20.000 à 25.000 tests par jour, avec une capacité de 30.000. "Mais tester à grande échelle n'est pas toujours facile. Il y a de nombreux obstacles." Elle fait notamment référence à l'automne-hiver, où d'autres virus circuleront, et où on ne pourra distinguer la grippe et le Covid-19 qu'avec des tests. L'objectif sera alors de réaliser entre 50.000 et 70.000 tests par jour.Les bases de la future stratégie belge de dépistage ont été lancées, avec un plan qu'elle qualifie d'ambitieux, pour maintenir un taux élevé de tests dans les prochains mois. Des priorités ont été déterminées pour savoir ce qui peut être testé. "Cela dépendra du stade de l'épidémie. Le but est que chacun puisse être testé selon une liste de priorité. S'il y a moins de tests disponibles, les tests des catégories moins prioritaires n'auront pas lieu."Stade 1 : peu de circulation du virus, avec moins de 15 cas pour 100.000 habitants sur deux semaines. Les tests approfondis pourront avoir lieu, chez des personnes ayant des symptômes modérés, des contacts, des voyageurs...Stade 2 : circulation accrue du virus, avec entre 15 et 50 cas pour 100.000 habitants sur deux semaines. Les indications seront revues. Les voyageurs revenant d'une zone orange, par exemple, ne seront plus testés. Stade 3 : circulation intense du virus, avec plus de 50 cas pour 100.000 habitants sur deux semaines. Les indications seront revues. Les voyageurs de retour d'une zone rouge, par exemple, ne seront plus testés, mais seront toujours inventés à se mettre en quarantaine. Les contacts à haut risque ne seront testés qu'une seule fois au lieu de deux. Lorsqu'une commune ou zone est en phase 3, il sera possible de tester une fois par mois le personnel des centres de soins. Mais les dépistages préventifs, sans symptômes ou signes d'épidémie, dans les entreprises, les écoles ou autre ne sera pas recommandé. Elle met en garde : "un test négatif ne garantit pas que vous n'être pas infectés par le virus. Il est possible d'être porteur mais que le test reste négatif pendant les premiers jours de l'exposition. Le virus peut encore apparaitre après un test négatif. Un test ne remplace pas la quarantaine."