Le coronavirus a donc débarqué comme attendu en Belgique. De nouveaux cas sont confirmés et le retour des vacances de printemps va immanquablement susciter une accélération de sa propagation. "La Belgique est prête", ne cesse de répéter la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open VLD). Une gestion et une communication très serrées s'avèrent nécessaires. Mais dans notre pays morcelé, qui compte neuf ministres compétents en matière de Santé ( !) et des pouvoirs locaux compétents en matière d'ordre public, le risque est grand de voir la cacophonie s'instaurer.

Deux exemples font déjà craindre le pire. Ce week-end, Olivier Maingain (DéFI), bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, a pris un arrêté de police interdisant l'accès aux lieux publics à toute personne revenant d'un voyage privé ou professionnel dans une zone à haut risque de contamination pendant les 14 jours suivant son retour en Belgique. "Grotesque et disproportionné", a réagi le bourgmestre voisin Vincent De Wolf (MR). Tandis que de nombreux élus s'indignaient en choeur : une telle mesure va susciter la panique, le coronavirus ne s'arrête pas aux frontières communales et, qui plus est, Olivier Maingain avance en solo alors qu'il a été désigné... agent de liaison entre les entités francophones de Belgique. On croit rêver.

Pas de "Plic-Ploc maatregelen", a dit la ministre fédérale lors de sa conférence de presse, ce lundi matin. Que se passera-t-il en effet lorsque notre pays passera en phase 3, que des événements publics risquent d'être annulés, des matchs de football reportés et des mesures drastiques prises ? On risque une surenchère de décisions prises par des pouvoirs locaux à l'heure où la tolérance zéro risque est devenue la norme de nos sociétés apeurées.

Mais rassurez-vous bonne gens, le gouvernement fédéral a bien les choses en mains et verrouille la communication. Ah bon ? Ce matin, deux ministres régionaux de la Santé, Christie Morreale (Wallonie - PS) et Alain Maron (Bruxelles - Ecolo) ont confirmé un troisième cas de coronavirus dans notre pays, et ce alors que la ministre fédérale réservait sa com' pour ne conférence de presse à 10 heures: il y a finalement six cas supplémentaires. Va-t-on aussi assister à une surenchère dans la rapidité avec laquelle on annonce les faits ?

Notre fédéralisme de confrontation est tristement célèbre pour sa cacophonie contreproductive en plus de son immobilisme dû à des majorités asymétriques selon les Régions. Voilà qui promet bien du plaisir à notre Première ministre minoritaire en affaires courantes, Sophie Wilmès (MR). Ce lundi matin, elle a organisé un premier de Concertation entre le fédéral et les entités fédérées: c'était bienvenu. Mais à l'épreuve des faits, il va falloir sérieusement veiller à se parler en permanence.

Le coronavirus a donc débarqué comme attendu en Belgique. De nouveaux cas sont confirmés et le retour des vacances de printemps va immanquablement susciter une accélération de sa propagation. "La Belgique est prête", ne cesse de répéter la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open VLD). Une gestion et une communication très serrées s'avèrent nécessaires. Mais dans notre pays morcelé, qui compte neuf ministres compétents en matière de Santé ( !) et des pouvoirs locaux compétents en matière d'ordre public, le risque est grand de voir la cacophonie s'instaurer.Deux exemples font déjà craindre le pire. Ce week-end, Olivier Maingain (DéFI), bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, a pris un arrêté de police interdisant l'accès aux lieux publics à toute personne revenant d'un voyage privé ou professionnel dans une zone à haut risque de contamination pendant les 14 jours suivant son retour en Belgique. "Grotesque et disproportionné", a réagi le bourgmestre voisin Vincent De Wolf (MR). Tandis que de nombreux élus s'indignaient en choeur : une telle mesure va susciter la panique, le coronavirus ne s'arrête pas aux frontières communales et, qui plus est, Olivier Maingain avance en solo alors qu'il a été désigné... agent de liaison entre les entités francophones de Belgique. On croit rêver. Pas de "Plic-Ploc maatregelen", a dit la ministre fédérale lors de sa conférence de presse, ce lundi matin. Que se passera-t-il en effet lorsque notre pays passera en phase 3, que des événements publics risquent d'être annulés, des matchs de football reportés et des mesures drastiques prises ? On risque une surenchère de décisions prises par des pouvoirs locaux à l'heure où la tolérance zéro risque est devenue la norme de nos sociétés apeurées. Mais rassurez-vous bonne gens, le gouvernement fédéral a bien les choses en mains et verrouille la communication. Ah bon ? Ce matin, deux ministres régionaux de la Santé, Christie Morreale (Wallonie - PS) et Alain Maron (Bruxelles - Ecolo) ont confirmé un troisième cas de coronavirus dans notre pays, et ce alors que la ministre fédérale réservait sa com' pour ne conférence de presse à 10 heures: il y a finalement six cas supplémentaires. Va-t-on aussi assister à une surenchère dans la rapidité avec laquelle on annonce les faits ? Notre fédéralisme de confrontation est tristement célèbre pour sa cacophonie contreproductive en plus de son immobilisme dû à des majorités asymétriques selon les Régions. Voilà qui promet bien du plaisir à notre Première ministre minoritaire en affaires courantes, Sophie Wilmès (MR). Ce lundi matin, elle a organisé un premier de Concertation entre le fédéral et les entités fédérées: c'était bienvenu. Mais à l'épreuve des faits, il va falloir sérieusement veiller à se parler en permanence.