Depuis le début de l'épidémie, le nombre de tests de dépistage réalisés quotidiennement a considérablement augmenté. On se souvient notamment qu'en début d'épidémie, la Belgique avait du limiter son nombre de tests quotidiens à cause d'un manque de réactifs, des substances qui permettent de détecter l'infection. L'UZ Leuven, alors laboratoire de référence, était contraint d'utiliser un système de triage pour déterminer les demandes prioritaires.

Mais depuis plusieurs semaines déjà, la Belgique augmente de façon significative sa capacité à réaliser des tests en grande quantité. "Un coup d'accélérateur très important" a encore été donné ces derniers jours pour "mobiliser tous les laboratoires hospitaliers, de biologique clinique mais aussi des universités et des entreprises pharmaceutiques". On peut d'ailleurs le constater sur le graphique ci-dessous. Cela peut notamment expliquer le boom de nombre de cas, dépassant les 1000 nouveaux cas quotidiens depuis de la semaine dernière.

Sciensano a publié les chiffres du nombre de tests réalisés. Si l'on compare ces données aux cas annoncés chaque jour, on peut observer que les deux courbes semblent davantage se répondre ces derniers jours. On peut en déduire que l'augmentation du nombre de cas à partir du 25 mars dernier est davantage due à l'augmentation des tests effectués. Nous sommes cependant encore loin de la capacité de tests quotidiens promis par Philippe De Backer.

Vers 10.000 tests?

Pourra-t-on atteindre les fameux "10.000 tests" par jour espérés ? "Le nombre de tests quotidiens est un élément important, qui symbolise notre capacité à répondre à cette épidémie. Des efforts extrêmement importants ont été faits ces dernières semaines pour augmenter la capacité. Depuis aujourd'hui, vous voyez que le nombre augmente de façon importante. Il ne faut pas sous-estimer que, quand on augmente l'infrastructure pour réaliser des tests, il faut aussi avoir tout une série d'actions au niveau des recommandations et de la logistique dans le secteur médical pour prélever les patients. Cette infrastructure est en train de se mettre activement en marche. Le nombre de tests va continuer à augmenter, et le nombre de résultats annoncés vont continuer à augmenter. C'est en route ", a assuré Emmanuel André, porte-parole interfédéral, lors de la conférence de presse de mercredi.

L'expert a ajouté qu'une pression se faisait sentir sur le marché pour obtenir le matériel nécessaire aux tests. "En Belgique, on a une bonne vue sur les stocks. Nous ne sommes pas en pénurie, mais nous monitorons de façon très rigoureuse les réserves. L'augmentation du nombre de tests réalisés doit aussi prendre en compte le matériel."

Rappelons que le nombre de cas confirmés par les autorités belges ne représente pas le nombre de cas réels, et est donc sous-estimé, puisque toutes les personnes présentant des symptômes du Covid-19 ne sont pas dépistées.

Une taskforce spéciale

Mais est-ce suffisant ? Afin de coordonner la demande croissante de tests au coronavirus, la ministre de la Santé publique Maggie De Block a notamment créé une taskforce sous la direction du ministre Philippe De Backer. Cette taskforce a comme objectif d'élargir au maximum la capacité belge de tests. Laboratoires cliniques et hospitaliers, universités, entreprises biotechnologiques et pharmaceutiques et fournisseurs de machines et de réactifs sont appelés à unir leurs forces.

"Toutes les parties concernées travaillent à plein régime pour augmenter le plus rapidement possible la capacité de test nécessaire. Ceci avec la collaboration du laboratoire national de référence de la KULeuven et de l'Agence des Médicaments AFMPS qui garantiront la qualité des tests. Le focus est mis sur l'augmentation de l'infrastructure des PCR (réaction en chaîne par polymérase, PCR), parce qu'ils livrent les résultats les plus fiables".

Selon Catherine Fonck, la Belgique a les moyens de pratiquer un dépistage massif, nous assurait-elle il y a quelques jours: "Un dépistage plus massif est essentiel (...) Car des professions essentielles devront toujours s'exercer, que ce soit dans le domaine médical, des forces de l'ordre ou de la distribution alimentaire. Même si des mesures sont prises, ce sont autant de vecteurs de propagation potentiels. Il est grand temps de contrôler cela."

OMS: "tester, tester, tester"

C'est la recommandation principale de l'Organisation mondiale de la Santé: organiser dans tous les pays un dépistage massif. Elle considère appelle à effectuer "un test pour chaque cas suspect" de coronavirus. Pour le chef de l'OMS, les pays, dont la Belgique, n'en font pas suffisamment pour retracer et tester chaque cas potentiel de contamination au Covid-19, se focalisant davantage sur des mesures pour créer une distance sociale entre les citoyens: "Nous avons un message simple pour tous les pays: testez, testez, testez", ne cesse-t-il de rappeler.

L'OMS souligne également qu'une fois passé le pic, il sera indispensable de poursuivre le monitoring de manière intensive sur la propagation du virus afin d'éviter une nouvelle rechute.

Qui sont les groupes prioritaires pour les tests ?

Les priorités d'accès aux tests ont été établies sur base de l'expertise des professionnels et scientifiques. Voici la liste rendue publique par le SPF Santé publique sur le site de référence:

  • Toute personne dont l'état médical nécessite une hospitalisation ET dont le médecin suspecte la contamination au COVID-19.
  • Tout professionnel de la santé qui pourrait être infecté ou qui présente des symptômes respiratoires et de la fièvre et qui prend en charge des personnes à risque de développer une forme sévère de la maladie tant en milieu hospitalier qu'en milieu ambulatoire.
  • Tout patient hospitalisé, interné ou nouvel arrivant dans une structure de collectivité présentant des symptômes d'infection respiratoire. Si la capacité augmente prochainement, elle sera en premier lieu étendue aux personnes suivantes :
  • Tout professionnel de santé qui pourrait être infecté, afin de protéger au maximum les personnes en contact avec ces professionnels.
  • Les personnes pouvant être infectées et se trouvant dans la catégorie des personnes à risque. Les informations sur les capacités de testing seront communiquées deux fois par semaine, par souci de concentrer la majorité des efforts dans la recherche de matériel et de solutions pour les personnes sur le terrain.
Depuis le début de l'épidémie, le nombre de tests de dépistage réalisés quotidiennement a considérablement augmenté. On se souvient notamment qu'en début d'épidémie, la Belgique avait du limiter son nombre de tests quotidiens à cause d'un manque de réactifs, des substances qui permettent de détecter l'infection. L'UZ Leuven, alors laboratoire de référence, était contraint d'utiliser un système de triage pour déterminer les demandes prioritaires.Mais depuis plusieurs semaines déjà, la Belgique augmente de façon significative sa capacité à réaliser des tests en grande quantité. "Un coup d'accélérateur très important" a encore été donné ces derniers jours pour "mobiliser tous les laboratoires hospitaliers, de biologique clinique mais aussi des universités et des entreprises pharmaceutiques". On peut d'ailleurs le constater sur le graphique ci-dessous. Cela peut notamment expliquer le boom de nombre de cas, dépassant les 1000 nouveaux cas quotidiens depuis de la semaine dernière. Sciensano a publié les chiffres du nombre de tests réalisés. Si l'on compare ces données aux cas annoncés chaque jour, on peut observer que les deux courbes semblent davantage se répondre ces derniers jours. On peut en déduire que l'augmentation du nombre de cas à partir du 25 mars dernier est davantage due à l'augmentation des tests effectués. Nous sommes cependant encore loin de la capacité de tests quotidiens promis par Philippe De Backer.Pourra-t-on atteindre les fameux "10.000 tests" par jour espérés ? "Le nombre de tests quotidiens est un élément important, qui symbolise notre capacité à répondre à cette épidémie. Des efforts extrêmement importants ont été faits ces dernières semaines pour augmenter la capacité. Depuis aujourd'hui, vous voyez que le nombre augmente de façon importante. Il ne faut pas sous-estimer que, quand on augmente l'infrastructure pour réaliser des tests, il faut aussi avoir tout une série d'actions au niveau des recommandations et de la logistique dans le secteur médical pour prélever les patients. Cette infrastructure est en train de se mettre activement en marche. Le nombre de tests va continuer à augmenter, et le nombre de résultats annoncés vont continuer à augmenter. C'est en route ", a assuré Emmanuel André, porte-parole interfédéral, lors de la conférence de presse de mercredi. L'expert a ajouté qu'une pression se faisait sentir sur le marché pour obtenir le matériel nécessaire aux tests. "En Belgique, on a une bonne vue sur les stocks. Nous ne sommes pas en pénurie, mais nous monitorons de façon très rigoureuse les réserves. L'augmentation du nombre de tests réalisés doit aussi prendre en compte le matériel." Rappelons que le nombre de cas confirmés par les autorités belges ne représente pas le nombre de cas réels, et est donc sous-estimé, puisque toutes les personnes présentant des symptômes du Covid-19 ne sont pas dépistées. Mais est-ce suffisant ? Afin de coordonner la demande croissante de tests au coronavirus, la ministre de la Santé publique Maggie De Block a notamment créé une taskforce sous la direction du ministre Philippe De Backer. Cette taskforce a comme objectif d'élargir au maximum la capacité belge de tests. Laboratoires cliniques et hospitaliers, universités, entreprises biotechnologiques et pharmaceutiques et fournisseurs de machines et de réactifs sont appelés à unir leurs forces."Toutes les parties concernées travaillent à plein régime pour augmenter le plus rapidement possible la capacité de test nécessaire. Ceci avec la collaboration du laboratoire national de référence de la KULeuven et de l'Agence des Médicaments AFMPS qui garantiront la qualité des tests. Le focus est mis sur l'augmentation de l'infrastructure des PCR (réaction en chaîne par polymérase, PCR), parce qu'ils livrent les résultats les plus fiables".Selon Catherine Fonck, la Belgique a les moyens de pratiquer un dépistage massif, nous assurait-elle il y a quelques jours: "Un dépistage plus massif est essentiel (...) Car des professions essentielles devront toujours s'exercer, que ce soit dans le domaine médical, des forces de l'ordre ou de la distribution alimentaire. Même si des mesures sont prises, ce sont autant de vecteurs de propagation potentiels. Il est grand temps de contrôler cela."C'est la recommandation principale de l'Organisation mondiale de la Santé: organiser dans tous les pays un dépistage massif. Elle considère appelle à effectuer "un test pour chaque cas suspect" de coronavirus. Pour le chef de l'OMS, les pays, dont la Belgique, n'en font pas suffisamment pour retracer et tester chaque cas potentiel de contamination au Covid-19, se focalisant davantage sur des mesures pour créer une distance sociale entre les citoyens: "Nous avons un message simple pour tous les pays: testez, testez, testez", ne cesse-t-il de rappeler. L'OMS souligne également qu'une fois passé le pic, il sera indispensable de poursuivre le monitoring de manière intensive sur la propagation du virus afin d'éviter une nouvelle rechute.