Mais quelle mouche a donc piqué les médecins généralistes ? Ils sont en première ligne de la crise du coronavirus et leurs représentants annoncent tout de go que les consignes qui leur sont données par les nombreuses autorités publiques en charge de gérer la crise sont du "foutage de gueule" (sic). Une procédure a bien été mise en ligne à leur attention, début février, par l'institut en charge de la santé, mais elle n'a pas été revue depuis.

Les médecins s'offusquent aussi de la pénurie généralisée de masques de protection, indispensable pour recevoir les patients et s'inquiètent de devenir eux-mêmes victimes de l'épidémie, comme en Chine. Leur message consiste dès lors à dire aux patients qu'ils feraient mieux... de rester chez eux parce qu'une visite physique est la meilleure façon de propager la maladie. Cette consigne, qui pourrait s'avérer de bon sens, est diffusée dans un contexte de conflit qui la rend proprement illisible et avec un message incompréhensible.

Quelle mouche a piqué les médecins, aussi, lorsqu'ils s'aventurent dans des estimations hasardeuses du nombre de personnes qui pourraient être contaminées ou même qui pourraient décéder? Il y a une marge entre les 850000 personnes contaminées (évaluées par le président de le président de l'Absym et les 3000 hospitalisées du directeur du comité scientifique coronavirus ! Où est donc la vérité?

Mais quelle mouche a donc piqué la ministre de la Santé ? Interpellée à ce sujet,Maggie De Block (Open VLD) se retranche dans un "pas de commentaire" digne de l'ancien Premier ministre Jean-Luc Dehaene, à l'époque. Ce silence avait du bon, mais pas dans toutes les circonstances ? Se souvient-on du tollé provoqué par le fait que Dehaene avait dans un premier temps négligé les victimes dans l'affaire Dutroux ?

Maggie De Block communique pourtant, chaque jour, elle tient même plutôt bien les rênes en cette période compliquée, alors quele gouvernement fédéral est minoritaire et en affaires courantes ou, en outre, que notre pays compte une petite dizaine de ministres compétents en matière de santé. Mais pourquoi donc ne répond-elle pas à cette exaspération des médecins, acteurs indispensables à la gestion de crise ?

De même, des inquiétudes commencent légitimement à s'exprimer au sujet du manque d'anticipation gouvernemental. Comment ne pas avoir prévu que les masques de protection feraient défaut (les ministres s'emploient aujourd'hui à improviser une solution d'urgence) ? Demain, si la maladie se répand à un rythme exponentiel comme en Italie ne risque-t-on pas de pointer du doigt le manque de prévoyance des autorités au sujet de l'annulation de certains événements ou de la fermeture de certains établissements ? Des écoles et des enttreprises prennent déjà les devants.

Le bras de fer entre les médecins et les autorités es irresponsable car il envoie un message terrible de confusion et risque d'impacter finalement celui qui compte le plus : le patient. Il est révélateur d'un dialogue social et d'une concertation qui font cruellement défaut dans notre pays où cela était pourtant la norme. Il met potentiellement le doigt, aussi, sur une sécurité sociale qui fait l'objet de querelles idéologiques et/ou communautaires.

Gageons que cette crise du coronavirus, au sujet de laquelle il ne faut effectivement pas paniquer (rappelons-le quand même), ne devienne pas le révélateur de dysfonctionnements coupables dont ce pays n'est jamais avare.

Mais quelle mouche a donc piqué les médecins généralistes ? Ils sont en première ligne de la crise du coronavirus et leurs représentants annoncent tout de go que les consignes qui leur sont données par les nombreuses autorités publiques en charge de gérer la crise sont du "foutage de gueule" (sic). Une procédure a bien été mise en ligne à leur attention, début février, par l'institut en charge de la santé, mais elle n'a pas été revue depuis. Les médecins s'offusquent aussi de la pénurie généralisée de masques de protection, indispensable pour recevoir les patients et s'inquiètent de devenir eux-mêmes victimes de l'épidémie, comme en Chine. Leur message consiste dès lors à dire aux patients qu'ils feraient mieux... de rester chez eux parce qu'une visite physique est la meilleure façon de propager la maladie. Cette consigne, qui pourrait s'avérer de bon sens, est diffusée dans un contexte de conflit qui la rend proprement illisible et avec un message incompréhensible.Quelle mouche a piqué les médecins, aussi, lorsqu'ils s'aventurent dans des estimations hasardeuses du nombre de personnes qui pourraient être contaminées ou même qui pourraient décéder? Il y a une marge entre les 850000 personnes contaminées (évaluées par le président de le président de l'Absym et les 3000 hospitalisées du directeur du comité scientifique coronavirus ! Où est donc la vérité?Mais quelle mouche a donc piqué la ministre de la Santé ? Interpellée à ce sujet,Maggie De Block (Open VLD) se retranche dans un "pas de commentaire" digne de l'ancien Premier ministre Jean-Luc Dehaene, à l'époque. Ce silence avait du bon, mais pas dans toutes les circonstances ? Se souvient-on du tollé provoqué par le fait que Dehaene avait dans un premier temps négligé les victimes dans l'affaire Dutroux ? Maggie De Block communique pourtant, chaque jour, elle tient même plutôt bien les rênes en cette période compliquée, alors quele gouvernement fédéral est minoritaire et en affaires courantes ou, en outre, que notre pays compte une petite dizaine de ministres compétents en matière de santé. Mais pourquoi donc ne répond-elle pas à cette exaspération des médecins, acteurs indispensables à la gestion de crise ?De même, des inquiétudes commencent légitimement à s'exprimer au sujet du manque d'anticipation gouvernemental. Comment ne pas avoir prévu que les masques de protection feraient défaut (les ministres s'emploient aujourd'hui à improviser une solution d'urgence) ? Demain, si la maladie se répand à un rythme exponentiel comme en Italie ne risque-t-on pas de pointer du doigt le manque de prévoyance des autorités au sujet de l'annulation de certains événements ou de la fermeture de certains établissements ? Des écoles et des enttreprises prennent déjà les devants.Le bras de fer entre les médecins et les autorités es irresponsable car il envoie un message terrible de confusion et risque d'impacter finalement celui qui compte le plus : le patient. Il est révélateur d'un dialogue social et d'une concertation qui font cruellement défaut dans notre pays où cela était pourtant la norme. Il met potentiellement le doigt, aussi, sur une sécurité sociale qui fait l'objet de querelles idéologiques et/ou communautaires.Gageons que cette crise du coronavirus, au sujet de laquelle il ne faut effectivement pas paniquer (rappelons-le quand même), ne devienne pas le révélateur de dysfonctionnements coupables dont ce pays n'est jamais avare.