"Trop dangereux"

Le gouverneur de la Flandre-Occidentale Carl Decaluwé a lancé un appel aux touristes et résidents secondaires leur demandant de ne pas se déplacer à la Côté belge : "La règle de distanciation sociale ne peut y être maintenue". Plusieurs villes balnéaires, comme Coxyde, Nieuport ou encore La Panne, ont également appelé à ne pas se rendre au littoral. Les plages sont par ailleurs fermées. À Knokke, le bourgmestre Leopold Lippens, a ordonné le lockdown de sa ville avant même les premières mesures des autorités fédérales, jusqu'au 30 avril.

Le week-end dernier déjà, beaucoup de monde s'était rendu à la mer, malgré les recommandations strictes émises fin de semaine dernière par le gouvernement afin d'endiguer la propagation du coronavirus. "On a vu des gens se promener en groupe et faire la file chez les glaciers qui pouvaient rester ouverts. Il y avait trop de monde regroupé ensemble. D'autres personnes étaient assises sur les bancs comme si de rien n'était. C'est juste trop dangereux", a déclaré Carl Decaluwé. Il pointe également le manque d'installations sanitaires à la Côte vu que l'ensemble des restaurants y sont fermés : "Ce qui n'est pas du tout idéal pour l'hygiène".

Puis-je me déplacer ? Rappel des mesures

Chacun doit rester chez soi au maximum pour limiter les contacts extérieurs. Exceptions: aller dans un magasin d'alimentation, chez le médecin, à la pharmacie, à la poste, à la banque, à la station d'essence et pour une assistance aux personnes vulnérables.

Les activités physiques à l'extérieur (se promener, courir, faire du vélo) sont autorisées mais uniquement entre personnes vivant sous le même toit ou avec un(e) ami(e) et en limitant les contacts avec d'autres (1,5 mètre de distance).

Tout rassemblement est interdit.

>> Coronavirus: la liste des mesures de confinement prises par le gouvernement

Si les policiers, chargés de faire respecter les mesures de confinement, prônaient jusqu'à présent la pédagogie et l'explication, ils commencent désormais à verbaliser ceux qui bravent les recommandations des autorités.

En France, l'exode des Parisiens dérange

Après l'annonce des mesures de confinement strict par Emmanuel Macron, de nombreux Parisiens se sont empressés de faire leurs bagages pour aller passer cette période "au vert". Un exode, qui a notamment eu lieu dans des trains complets, et qui passe mal tant il est en contradiction avec le principe de déplacement limité au maximum. De Belle-Île-en-Mer à Arcachon, les locaux reprochent aux nouveaux arrivants de ne pas avoir respecté les règles de bases du confinement et de mettre la santé des autres en danger. Cela a engendré des files devant les commerces et des supermarchés noirs de monde. Précisément ce que les principes de confinement strict et de distanciation sociale sont supposés éviter.

Ce déplacement de population représente un danger sanitaire. En plus de propager le virus vers d'autres cercles, cela pourrait vite devenir problématique en ce qui concerne la capacité d'accueil des hôpitaux locaux. "Il y a clairement un risque de saturation de notre hôpital local, qui n'a pas de salle de réanimation", alertait notamment un maire d'une commune située à Belle-Île-en-Mer. Même son de cloche sur l'île d'Oléron, où on craint une "surcharge aux services d'urgence qui ne sont pas dimensionnés pour gérer un nombre de patients potentiels supplémentaires".

De l'importance de rester chez soi

Avec le beau temps, on a également pu observer ces derniers jours, en Belgique, des gens se prélasser dans les parcs ou sur des bancs. S'il est autorisé de faire une activité extérieure dans certaines conditions strictes (voir encadré), il est interdit de pique-niquer, passer l'après-midi couché dans l'herbe ou jouer au foot sur un terrain improvisé avec des amis. Une attitude qui n'est pas sans rappeler les fameuses "soirées avant la fin du monde" de vendredi dernier ou encore les "lockdown parties" organisées illégalement.

Le Parc du Cinquantenaire mercredi 18 mars., Céline Bouckaert
Le Parc du Cinquantenaire mercredi 18 mars. © Céline Bouckaert

En cette période de coronavirus, la distanciation sociale est primordiale. Pourquoi ? Dans de nombreux endroits, la trajectoire de propagation du Covid-19 suit une croissance exponentielle. Chaque personne infectée devrait infecter un certain nombre de personnes (dans le cas du coronavirus, environ 2,5 à 3), qui à leur tour infecteront 2,5 à 3 personnes, et ainsi de suite... C'est pour cette raison que le coronavirus semble progresser un peu au début, avant de commencer à grimper en flèche... à moins que des mesures drastiques ne soient prises. Comment ? En réduisant les contacts et en isolant les personnes infectées et qui pourraient l'être, pour empêcher cette échelle d'infection de progresser.

Si le virus ne partira pas du jour au lendemain grâce à la distanciation sociale, elle permet néanmoins de réduire le pic et de répartir les cas autant que possible dans le temps. C'est dans ce but que de nombreux gouvernements, dont le nôtre, ont pris des mesures de confinement. Cela donne une chance supplémentaire au personnel des soins de santé de gagner un temps précieux, aux hôpitaux de ne pas être engorgés, de répartir le matériel disponible (lits, respirateurs...) afin d'éviter, au maximum, de devoir choisir entre les patients.

Le gouverneur de la Flandre-Occidentale Carl Decaluwé a lancé un appel aux touristes et résidents secondaires leur demandant de ne pas se déplacer à la Côté belge : "La règle de distanciation sociale ne peut y être maintenue". Plusieurs villes balnéaires, comme Coxyde, Nieuport ou encore La Panne, ont également appelé à ne pas se rendre au littoral. Les plages sont par ailleurs fermées. À Knokke, le bourgmestre Leopold Lippens, a ordonné le lockdown de sa ville avant même les premières mesures des autorités fédérales, jusqu'au 30 avril. Le week-end dernier déjà, beaucoup de monde s'était rendu à la mer, malgré les recommandations strictes émises fin de semaine dernière par le gouvernement afin d'endiguer la propagation du coronavirus. "On a vu des gens se promener en groupe et faire la file chez les glaciers qui pouvaient rester ouverts. Il y avait trop de monde regroupé ensemble. D'autres personnes étaient assises sur les bancs comme si de rien n'était. C'est juste trop dangereux", a déclaré Carl Decaluwé. Il pointe également le manque d'installations sanitaires à la Côte vu que l'ensemble des restaurants y sont fermés : "Ce qui n'est pas du tout idéal pour l'hygiène". Si les policiers, chargés de faire respecter les mesures de confinement, prônaient jusqu'à présent la pédagogie et l'explication, ils commencent désormais à verbaliser ceux qui bravent les recommandations des autorités. Après l'annonce des mesures de confinement strict par Emmanuel Macron, de nombreux Parisiens se sont empressés de faire leurs bagages pour aller passer cette période "au vert". Un exode, qui a notamment eu lieu dans des trains complets, et qui passe mal tant il est en contradiction avec le principe de déplacement limité au maximum. De Belle-Île-en-Mer à Arcachon, les locaux reprochent aux nouveaux arrivants de ne pas avoir respecté les règles de bases du confinement et de mettre la santé des autres en danger. Cela a engendré des files devant les commerces et des supermarchés noirs de monde. Précisément ce que les principes de confinement strict et de distanciation sociale sont supposés éviter. Ce déplacement de population représente un danger sanitaire. En plus de propager le virus vers d'autres cercles, cela pourrait vite devenir problématique en ce qui concerne la capacité d'accueil des hôpitaux locaux. "Il y a clairement un risque de saturation de notre hôpital local, qui n'a pas de salle de réanimation", alertait notamment un maire d'une commune située à Belle-Île-en-Mer. Même son de cloche sur l'île d'Oléron, où on craint une "surcharge aux services d'urgence qui ne sont pas dimensionnés pour gérer un nombre de patients potentiels supplémentaires". Avec le beau temps, on a également pu observer ces derniers jours, en Belgique, des gens se prélasser dans les parcs ou sur des bancs. S'il est autorisé de faire une activité extérieure dans certaines conditions strictes (voir encadré), il est interdit de pique-niquer, passer l'après-midi couché dans l'herbe ou jouer au foot sur un terrain improvisé avec des amis. Une attitude qui n'est pas sans rappeler les fameuses "soirées avant la fin du monde" de vendredi dernier ou encore les "lockdown parties" organisées illégalement. En cette période de coronavirus, la distanciation sociale est primordiale. Pourquoi ? Dans de nombreux endroits, la trajectoire de propagation du Covid-19 suit une croissance exponentielle. Chaque personne infectée devrait infecter un certain nombre de personnes (dans le cas du coronavirus, environ 2,5 à 3), qui à leur tour infecteront 2,5 à 3 personnes, et ainsi de suite... C'est pour cette raison que le coronavirus semble progresser un peu au début, avant de commencer à grimper en flèche... à moins que des mesures drastiques ne soient prises. Comment ? En réduisant les contacts et en isolant les personnes infectées et qui pourraient l'être, pour empêcher cette échelle d'infection de progresser. Si le virus ne partira pas du jour au lendemain grâce à la distanciation sociale, elle permet néanmoins de réduire le pic et de répartir les cas autant que possible dans le temps. C'est dans ce but que de nombreux gouvernements, dont le nôtre, ont pris des mesures de confinement. Cela donne une chance supplémentaire au personnel des soins de santé de gagner un temps précieux, aux hôpitaux de ne pas être engorgés, de répartir le matériel disponible (lits, respirateurs...) afin d'éviter, au maximum, de devoir choisir entre les patients.