L'Europe, épicentre de la pandémie de coronavirus depuis plus d'un mois, est touchée de plein fouet. Parmi les pays les plus touchés, on retrouve bien évidemment l'Italie et l'Espagne, qui comptent le plus grand nombre de décès. Notre pays semble pour l'instant tirer son épingle du jeu. Les autorités belges, saluées par certains, critiquées par d'autres, auraient ainsi confiné la population au moment opportun. Mais que disent les chiffres ?
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L'Europe, épicentre de la pandémie de coronavirus depuis plus d'un mois, est touchée de plein fouet. Parmi les pays les plus touchés, on retrouve bien évidemment l'Italie et l'Espagne, qui comptent le plus grand nombre de décès. Notre pays semble pour l'instant tirer son épingle du jeu. Les autorités belges, saluées par certains, critiquées par d'autres, auraient ainsi confiné la population au moment opportun. Mais que disent les chiffres ? En termes de chiffres bruts, la Belgique est l'un des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus dans le monde : 10e du nombre de cas testés positivement, 9e si l'on compte le nombre de morts, selon le relevé de l'Université Johns Hopkins. Le bilan de notre petit pays est d'autant plus préoccupant si on le compare au nombre d'habitants. Selon nos calculs, le nombre de décès par pays au 1er avril 2020 :Tout d'abord, les chiffres des décès sont-ils exacts ? Dans certains pays, seuls les décès enregistrés à l'hôpital sont comptabilisés. Dans d'autres pays, ceux issus des maisons de retraites, par exemple, sont pris en compte. Il est également difficile de jauger, hors de ces structures, le décès de personnes lié ou non à une infection du coronavirus. Cela dépend également de plusieurs facteurs : les comorbidités (hypertension, maladie cardiaque, diabète...) et l'âge moyen de la population. En Italie, par exemple, le nombre de 65+ est plus élevé que la moyenne européenne. Mais cela ne peut être la seule explication : l'Allemagne, qui compte un nombre de morts du coronavirus par habitant assez faible, compte également un nombre élevé de 65+ par rapport à la moyenne européenne. De plus, certains pays comptabilisent le nombre de décès, annoncés quotidiennement, avec quelques jours de retard. Ce mardi, par exemple, le SPF Santé publique et Sciensano ont confirmé 192 nouveaux décès : il s'agissait d'une part de 98 décès comptabilisés sur les 24 heures écoulées, d'autre part de 94 décès intervenus entre le 11 et le 26 mars. Certains pays sont également dans un stade déjà très avancé de l'épidémie, comme l'Italie. Tous chiffres confondus, il ne s'agit en aucun cas d'un taux de létalité car toutes les personnes potentiellement infectées ne sont pas testées et confirmées par les autorités. Le nombre de cas est donc largement sous-estimé.