La colère est vive depuis quelques semaines, les autorités étant accusées par une grande partie des citoyens d'avoir tardé à réagir face aux premiers cas de la maladie, apparue en décembre à Wuhan, le chef-lieu provincial. Un mécontentement qui s'est transformé en fureur après la mort vendredi de Li Wenliang, 34 ans, l'un des premiers médecins à avoir alerté sur l'émergence de l'épidémie. Réprimandé par la police qui l'accusait de propager des "rumeurs", il avait lui-même été contaminé.

Zhang Jin, le principal responsable communiste à la Commission provinciale de la Santé, et Liu Yingzi, la directrice, ont été démis de leurs fonctions sur décision du comité permanent du Parti communiste chinois (PCC) pour le Hubei, a annoncé CCTV. Cette décision semble vouloir apaiser l'opinion publique, qui réclamait des têtes après la mort de Li Wenliang. Cet ophtalmologue fait désormais figure de héros national face à des responsables locaux accusés d'avoir cherché à étouffer ses révélations. Un ancien vice-ministre de la Commission nationale (ministère) de la Santé, Wang Hesheng, remplace les deux responsables limogés.

Plus de 1000 morts

Le bilan de l'épidémie du nouveau coronavirus a franchi mardi la barre des 1.000 morts, et pour l'OMS, qui a dépêché une mission d'experts en Chine, le nombre croissant de cas de transmission hors de ce pays pourrait augurer d'une plus grande propagation de l'épidémie à travers le monde.

© BELGA IMAGE

Le premier décès imputé au virus 2019-nCoV, apparu en décembre dans la ville chinoise de Wuhan (centre), avait été annoncé le 11 janvier. Un mois plus tard, l'épidémie a désormais fait 1.016 morts en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), selon un bilan officiel publié mardi.

Les autorités sanitaires chinoises ont fait état de 108 nouveaux décès en vingt-quatre heures, le plus lourd bilan quotidien enregistré à ce jour, tandis que les cas confirmés de contamination s'établissait à plus de 42.000. En revanche, comme à plusieurs reprises depuis la semaine dernière, le nombre de nouveaux cas journaliers (2.478) a diminué par rapport au jour précédent.

Le président chinois Xi Jinping a appelé lundi à prendre "des mesures plus fortes et décisives pour enrayer résolument l'élan de la contagion", après s'être rendu dans un quartier résidentiel de Pékin pour visiter un hôpital, apparaissant pour la première fois portant un masque.

L'OMS redoute une propagation accrue hors de Chine

Alors même que la plupart des compagnies aériennes ont cessé leurs vols vers la Chine continentale et que plusieurs pays se sont fermés aux voyageurs qui en viennent, l'épidémie pourrait dorénavant s'accélérer à travers la planète, redoute l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

© REUTERS

En dehors de la Chine continentale, le virus a tué deux personnes, une aux Philippines et une autre à Hong Kong, et plus de 400 cas de contamination ont été confirmés dans une trentaine de pays et territoires. Mais un scénario redouté s'est concrétisé: sans avoir jamais mis les pieds en Chine, un Britannique contaminé par le coronavirus à Singapour l'a ensuite transmis à plusieurs compatriotes lors d'un séjour dans les Alpes en France, avant d'être diagnostiqué en Grande-Bretagne. Il aurait ainsi accidentellement contaminé au moins 11 personnes, dont cinq sont hospitalisées en France, cinq autres en Grande-Bretagne et un homme de 46 ans sur l'île espagnole de Majorque, où il réside, selon les informations disponibles.

"La détection de ce petit nombre de cas pourrait être l'étincelle qui finira par un plus grand feu" épidémique, s'est alarmé lundi le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Pour l'heure, c'est seulement une étincelle. Notre principal objectif reste le confinement (des foyers de contamination). Nous appelons tous les pays à utiliser la fenêtre de tir actuelle pour empêcher ce plus grand feu", a-t-il insisté.

La colère est vive depuis quelques semaines, les autorités étant accusées par une grande partie des citoyens d'avoir tardé à réagir face aux premiers cas de la maladie, apparue en décembre à Wuhan, le chef-lieu provincial. Un mécontentement qui s'est transformé en fureur après la mort vendredi de Li Wenliang, 34 ans, l'un des premiers médecins à avoir alerté sur l'émergence de l'épidémie. Réprimandé par la police qui l'accusait de propager des "rumeurs", il avait lui-même été contaminé.Zhang Jin, le principal responsable communiste à la Commission provinciale de la Santé, et Liu Yingzi, la directrice, ont été démis de leurs fonctions sur décision du comité permanent du Parti communiste chinois (PCC) pour le Hubei, a annoncé CCTV. Cette décision semble vouloir apaiser l'opinion publique, qui réclamait des têtes après la mort de Li Wenliang. Cet ophtalmologue fait désormais figure de héros national face à des responsables locaux accusés d'avoir cherché à étouffer ses révélations. Un ancien vice-ministre de la Commission nationale (ministère) de la Santé, Wang Hesheng, remplace les deux responsables limogés.Le bilan de l'épidémie du nouveau coronavirus a franchi mardi la barre des 1.000 morts, et pour l'OMS, qui a dépêché une mission d'experts en Chine, le nombre croissant de cas de transmission hors de ce pays pourrait augurer d'une plus grande propagation de l'épidémie à travers le monde. Le premier décès imputé au virus 2019-nCoV, apparu en décembre dans la ville chinoise de Wuhan (centre), avait été annoncé le 11 janvier. Un mois plus tard, l'épidémie a désormais fait 1.016 morts en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), selon un bilan officiel publié mardi.Les autorités sanitaires chinoises ont fait état de 108 nouveaux décès en vingt-quatre heures, le plus lourd bilan quotidien enregistré à ce jour, tandis que les cas confirmés de contamination s'établissait à plus de 42.000. En revanche, comme à plusieurs reprises depuis la semaine dernière, le nombre de nouveaux cas journaliers (2.478) a diminué par rapport au jour précédent.Le président chinois Xi Jinping a appelé lundi à prendre "des mesures plus fortes et décisives pour enrayer résolument l'élan de la contagion", après s'être rendu dans un quartier résidentiel de Pékin pour visiter un hôpital, apparaissant pour la première fois portant un masque.Alors même que la plupart des compagnies aériennes ont cessé leurs vols vers la Chine continentale et que plusieurs pays se sont fermés aux voyageurs qui en viennent, l'épidémie pourrait dorénavant s'accélérer à travers la planète, redoute l'Organisation mondiale de la santé (OMS).En dehors de la Chine continentale, le virus a tué deux personnes, une aux Philippines et une autre à Hong Kong, et plus de 400 cas de contamination ont été confirmés dans une trentaine de pays et territoires. Mais un scénario redouté s'est concrétisé: sans avoir jamais mis les pieds en Chine, un Britannique contaminé par le coronavirus à Singapour l'a ensuite transmis à plusieurs compatriotes lors d'un séjour dans les Alpes en France, avant d'être diagnostiqué en Grande-Bretagne. Il aurait ainsi accidentellement contaminé au moins 11 personnes, dont cinq sont hospitalisées en France, cinq autres en Grande-Bretagne et un homme de 46 ans sur l'île espagnole de Majorque, où il réside, selon les informations disponibles."La détection de ce petit nombre de cas pourrait être l'étincelle qui finira par un plus grand feu" épidémique, s'est alarmé lundi le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Pour l'heure, c'est seulement une étincelle. Notre principal objectif reste le confinement (des foyers de contamination). Nous appelons tous les pays à utiliser la fenêtre de tir actuelle pour empêcher ce plus grand feu", a-t-il insisté.