L'épidémie a pris un tour politique vendredi avec la mort du docteur Li Wenliang, un ophtalmologue de Wuhan, la capitale du Hubei, qui avait donné l'alerte fin décembre après l'apparition du virus dans cette ville. Avec d'autres, il avait été convoqué après ses révélations par la police, qui l'avait accusé de propager des rumeurs. Il fait désormais figure de héros national face à des responsables locaux accusés d'avoir caché les débuts de l'épidémie.

"C'est un héros qui a donné l'alerte au prix de sa vie", a écrit un de ses confrères wuhanais sur le réseau en ligne Weibo. "Que tous ces fonctionnaires qui s'engraissent avec l'argent public périssent sous la neige", s'est emporté un internaute, dans un commentaire promptement effacé par la censure. Signe que la colère est forte, le hashtag "Nous demandons la liberté d'expression" a vu le jour sur l'internet chinois, avant d'être également censuré.

Le docteur Li, qui n'était âgé que de 34 ans, est mort à l'hôpital central de Wuhan une métropole de 11 millions d'habitants coupée du monde depuis le 23 janvier. Il avait contracté la maladie en soignant un patient. Sa mort a semblé plonger dans la stupeur l'appareil du régime communiste. Secoué par la colère populaire, le pouvoir central a annoncé l'ouverture d'une enquête sur "les circonstances entourant le docteur Li Wenliang".

Fait rare, la Cour suprême avait déjà réhabilité fin janvier huit lanceurs d'alerte, qui avaient tenté d'avertir la population au début de l'épidémie. La mort du médecin illustre la situation chaotique des hôpitaux de Wuhan, débordés par l'afflux de malades et dont le personnel médical manque de masques et de combinaisons pour se prémunir du virus.

L'épidémie a pris un tour politique vendredi avec la mort du docteur Li Wenliang, un ophtalmologue de Wuhan, la capitale du Hubei, qui avait donné l'alerte fin décembre après l'apparition du virus dans cette ville. Avec d'autres, il avait été convoqué après ses révélations par la police, qui l'avait accusé de propager des rumeurs. Il fait désormais figure de héros national face à des responsables locaux accusés d'avoir caché les débuts de l'épidémie. "C'est un héros qui a donné l'alerte au prix de sa vie", a écrit un de ses confrères wuhanais sur le réseau en ligne Weibo. "Que tous ces fonctionnaires qui s'engraissent avec l'argent public périssent sous la neige", s'est emporté un internaute, dans un commentaire promptement effacé par la censure. Signe que la colère est forte, le hashtag "Nous demandons la liberté d'expression" a vu le jour sur l'internet chinois, avant d'être également censuré. Le docteur Li, qui n'était âgé que de 34 ans, est mort à l'hôpital central de Wuhan une métropole de 11 millions d'habitants coupée du monde depuis le 23 janvier. Il avait contracté la maladie en soignant un patient. Sa mort a semblé plonger dans la stupeur l'appareil du régime communiste. Secoué par la colère populaire, le pouvoir central a annoncé l'ouverture d'une enquête sur "les circonstances entourant le docteur Li Wenliang". Fait rare, la Cour suprême avait déjà réhabilité fin janvier huit lanceurs d'alerte, qui avaient tenté d'avertir la population au début de l'épidémie. La mort du médecin illustre la situation chaotique des hôpitaux de Wuhan, débordés par l'afflux de malades et dont le personnel médical manque de masques et de combinaisons pour se prémunir du virus.