Pendant la crise du coronavirus, l'organisation des soins de santé a fait l'objet de discussions : beaucoup trop de ministres de tous les gouvernements seraient compétents - ou non - pour certains aspects de la politique. De plus en plus de voix s'élèvent pour tout "rassembler" : soit une régionalisation complète des soins de santé, soit une re-fédéralisation.

"Je vais avoir l'air tjeef" (NDLR : sobriquet donné aux chrétiens-démocrates flamands), dit le président du SP.A. Rousseau, "mais ne peut-on pas concilier les deux ? Voici à quoi pourraient ressembler les grandes lignes : on pourrait organiser les soins de santé au niveau fédéral et rendre les régions responsables de leur mise en oeuvre : elles reçoivent des primes si elles le font bien." "La proposition n'est pas à prendre ou à laisser. Je ne pose pas mon veto", affirme Rousseau : "Si personne ne pose de veto, nous ferions beaucoup de progrès. Je ne veux certainement pas scinder le système de sécurité sociale. Ce serait stupide, car ce système a prouvé sa valeur ajoutée depuis la Seconde Guerre mondiale".

Il s'avère que le sp.a n'est pas le seul à avoir cette idée. Dans De Standaard, le Dr Jan De Maeseneer, professeur émérite de l'université de Gand, propose un projet similaire. "Ce que nous cherchons à réaliser, c'est de prendre les décisions dans une large mesure au niveau fédéral, et que les régions les mettent en oeuvre de manière décentralisée" - même si De Maeseneer considère également que des acteurs encore plus locaux, y compris les hôpitaux, ont également un rôle important à jouer.

Dans la même interview, Stijn Baert, l'un des membres du "comité de relance" récemment nommé par le gouvernement flamand, émet des réserves sur ce type de propositions. "Je crains que l'ouverture vers une nouvelle réforme de l'État ne soit une tentative camouflée de revenir en arrière. Lors de la sixième réforme de l'État, il a été convenu de responsabiliser les régions. Celles qui réussissent moins bien sur le plan économique, et qui rapportent moins d'impôts, en recevront bientôt moins. C'est la logique même, mais au lieu d'aller plus loin, les politiciens francophones se plaignent déjà qu'ils auront trop peu de ressources. Ce n'est pas une raison pour revoir la sixième formation de l'État. Au contraire, les régions devraient assumer une plus grande responsabilité pour leur politique."

En attendant, Conner Rousseau et le président du PS Paul Magnette continuent leurs tentatives de remettre la formation du gouvernement fédéral sur les rails. Cette initiative a suscité l'étonnement, notamment parce que, dans notre tradition politique, les politiques n'agissent que lorsque le roi leur donne le mandat de le faire, en tant qu'in ou pré-formateur, négociateur , etc. Magnette et Rousseau travaillent sans aucun mandat. Mais ce n'est pas pour cela que le roi Philippe est simplement mis sur la touche, a déclaré Conner Rousseau : "Paul informe la cour."

Pendant la crise du coronavirus, l'organisation des soins de santé a fait l'objet de discussions : beaucoup trop de ministres de tous les gouvernements seraient compétents - ou non - pour certains aspects de la politique. De plus en plus de voix s'élèvent pour tout "rassembler" : soit une régionalisation complète des soins de santé, soit une re-fédéralisation."Je vais avoir l'air tjeef" (NDLR : sobriquet donné aux chrétiens-démocrates flamands), dit le président du SP.A. Rousseau, "mais ne peut-on pas concilier les deux ? Voici à quoi pourraient ressembler les grandes lignes : on pourrait organiser les soins de santé au niveau fédéral et rendre les régions responsables de leur mise en oeuvre : elles reçoivent des primes si elles le font bien." "La proposition n'est pas à prendre ou à laisser. Je ne pose pas mon veto", affirme Rousseau : "Si personne ne pose de veto, nous ferions beaucoup de progrès. Je ne veux certainement pas scinder le système de sécurité sociale. Ce serait stupide, car ce système a prouvé sa valeur ajoutée depuis la Seconde Guerre mondiale".Il s'avère que le sp.a n'est pas le seul à avoir cette idée. Dans De Standaard, le Dr Jan De Maeseneer, professeur émérite de l'université de Gand, propose un projet similaire. "Ce que nous cherchons à réaliser, c'est de prendre les décisions dans une large mesure au niveau fédéral, et que les régions les mettent en oeuvre de manière décentralisée" - même si De Maeseneer considère également que des acteurs encore plus locaux, y compris les hôpitaux, ont également un rôle important à jouer.Dans la même interview, Stijn Baert, l'un des membres du "comité de relance" récemment nommé par le gouvernement flamand, émet des réserves sur ce type de propositions. "Je crains que l'ouverture vers une nouvelle réforme de l'État ne soit une tentative camouflée de revenir en arrière. Lors de la sixième réforme de l'État, il a été convenu de responsabiliser les régions. Celles qui réussissent moins bien sur le plan économique, et qui rapportent moins d'impôts, en recevront bientôt moins. C'est la logique même, mais au lieu d'aller plus loin, les politiciens francophones se plaignent déjà qu'ils auront trop peu de ressources. Ce n'est pas une raison pour revoir la sixième formation de l'État. Au contraire, les régions devraient assumer une plus grande responsabilité pour leur politique."En attendant, Conner Rousseau et le président du PS Paul Magnette continuent leurs tentatives de remettre la formation du gouvernement fédéral sur les rails. Cette initiative a suscité l'étonnement, notamment parce que, dans notre tradition politique, les politiques n'agissent que lorsque le roi leur donne le mandat de le faire, en tant qu'in ou pré-formateur, négociateur , etc. Magnette et Rousseau travaillent sans aucun mandat. Mais ce n'est pas pour cela que le roi Philippe est simplement mis sur la touche, a déclaré Conner Rousseau : "Paul informe la cour."