Le Comité de concertation se réunit ce vendredi à 14h avec un agenda bien balisé durant toute la semaine. Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), avait confirmé mercredi la volonté belge d'interdire les voyages non-essentiels en vue des vacances de carnaval. Objectif? Faire barrage à ces virus mutants britanniques, sud-africains et brésiliens dont la contagiosité inquiète. Plusieurs foyers ont déjà été décelés chez nous, la prudence s'impose plus que jamais afin de limiter leur propagation. La psychose des retours du ski, qui avaient provoqué la première v...

Le Comité de concertation se réunit ce vendredi à 14h avec un agenda bien balisé durant toute la semaine. Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), avait confirmé mercredi la volonté belge d'interdire les voyages non-essentiels en vue des vacances de carnaval. Objectif? Faire barrage à ces virus mutants britanniques, sud-africains et brésiliens dont la contagiosité inquiète. Plusieurs foyers ont déjà été décelés chez nous, la prudence s'impose plus que jamais afin de limiter leur propagation. La psychose des retours du ski, qui avaient provoqué la première vague il y a un an, reste importante.Une concertation européenne s'imposait pour éviter des décisions d'interdiction de circuler en ordre dispersé, comme ce fut le cas lors de la première vague. Un Conseil européen a eu lieu jeudi soir. Ensemble, les Vingt-Sept insistent sur la nécessité de maintenir les frontières ouverte, mais s'entendent pour "déconseiller fortement" les voyages non-essentiels, en laissant la possibilité de se concerter pour aller plus loin. Conclusion? La Belgique est en mesure de les interdire et d'imposer des mesures plus strictes, tout en maintenant les frontières ouvertes pour les marchandises, les travailleurs frontaliers, les raisons privées essentielles... Les précisions seront données à l'issue du Comité de concertation.L'Union européenne continuera à avancer en ordre dispersé, mais en veillant à la cohérence liée à la sitation sanitaire. Parmi nos voisins, l'Allemagne, la France et les Pays-Bas sont sur la même longueur d'ondes que la Belgique et annoncent également des restriction à la liberté de circulation. La France exigera, à partir de dimanche à 00h00, un test PCR négatif réalisé 72 heures avant le départ pour la plupart des voyageurs européens voulant entrer sur son territoire.Comme on le pressentait, aucune perspective immédiate ne sera donnée ce vendredi pour les secteurs économiques en souffrance. Il n'y aura pas de réouvertures la semaine prochaine. Par contre, le vice-Premier fédéral socialiste, Pierre-Yves Dermagne, et le ministre-président wallon Elio Di Rupo ont annoncé en choeur ce matin que les métiers de contact pourraient rouvrir le 15 février... si la situation épidémiologique reste stable d'ici là. C'est une promesse sous conditions.Politiquement, cette annonce à deux voix est une petite pique faite au MR, qui réclame de telles perspectives depuis des semaines en irritant son partenaire. Les autres secteurs - horeca, culture, événementiel... - devront donc attendre le mois de mars, au plus tôt, pour espérer sortir de cette ornière. Les libéraux ont d'ailleurs entrepris leur prochain travail de sape pour plaider en faveur d'un assouplissement prochain à leur égard, en rencontrant les responsables des secteurs concernés.