Les représentants des différents gouvernements du pays se retrouvent donc encore une fois au Palais d'Egmont à Bruxelles pour faire le point pour faire le point sur l'évolution de la situation épidémiologique et se prononcer sur les mesures toujours en vigueur. Un sujet en particulier devrait occuper particulièrement l'attention des représentants et c'est le port du masque.

Le masque

Le comité de consultation devrait en effet se prononcer aujourd'hui sur la suppression ou non de l'obligation du port du masque dans certains lieux.

Surtout du côté flamand, il y a une réelle résistance à l'extension de l'obligation de porter un masque. Les libéraux flamands mais aussi la N-VA et le CD&V ont déjà indiqué que le masque ne devrait être porté que dans les transports publics et dans les lieux fréquentés.

Le Premier ministre, Alexander De Croo, mais également le ministre-président flamand, Jan Jambon, se sont prononcés en faveur d'un assouplissement conséquent de l'une des dernières mesures sanitaires qui touchent toute la population, estimant qu'elle ne s'indiquait plus que dans des lieux pas assez ventilés où la proximité entre les gens est trop grande comme les transports publics. Vincent Van Peteghem a lui aussi encore plaidé ce matin pour la prudence, notamment dans les lieux où de nombreuses personnes sont rassemblées, vaccinées ou non. Selon lui, les gens devraient continuer à porter un masque dans les établissements de soins et les transports publics. Pour le Vice-premier ministre et ministre des Finances CD&V,Vincent Van Peteghem, les règles doivent être sans ambiguïté, par exemple dans les lieux publics.

L'idée serait d'inverser la logique actuelle et de ne plus délimiter que quelques exceptions. Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke s'est montré beaucoup plus réservé.

La présidente du groupe d'experts qui conseillent le gouvernement (GEMS), Erika Vlieghe, a elle aussi mis en garde dès dimanche contre la tentation de relâcher trop vite la mesure. Un rapport du GEMS datant de mardi va dans ce sens. Il adresse un avertissement aux dirigeants politiques face à une remontée des contaminations et des hospitalisations à la faveur de l'automne et demande qu'un plan d'urgence soit mis en place si la situation venait à se détériorer. Aux yeux des experts, le port du masque doit demeurer une obligation à l'intérieur lorsque se côtoient des gens dont le statut vaccinal, immunitaire ou de test est inconnu ainsi qu'en cas de forte densité de fréquentation. Les experts soulignent que "le port des masques deviendra l'une des mesures les plus importantes en automne et en hiver". Surtout dans les lieux où se rencontrent des personnes vaccinées et non vaccinées, comme au travail, dans les transports publics ou dans les magasins". Facon, le commissaire corona, affirme également qu'en raison des nombreuses incertitudes - telles que l'impact de la saison de la grippe - il convient d'adopter une approche prudente et de continuer à porter des masques dans les magasins et lors de petits événements, par exemple sans pass covid.

Le commissaire Corona voudrait aussi qu'on maintienne le masque dans les transports publics, les transports collectifs organisés, les institutions de soins, les magasins, la restauration et les professions de contact, tant pour le personnel que pour les clients. Selon Facon, le Covid Safe Ticket peut également être utile en Flandre. "Par exemple dans les discothèques, qui sont autorisées à ouvrir à partir du 1er octobre", précise-t-il encore sur VTM. "Mais aussi dans la périphérie flamande autour de Bruxelles, qui pourrait connaître un afflux de résidents bruxellois désireux de visiter le secteur de la restauration." Selon M. Facon, le passé nous enseigne qu'il faut se préparer à des évolutions inattendues. Il souligne toutefois que c'est la politique qui décidera en dernier ressort.

De toute façon aucun parti politique ne veut mettre fin aujourd'hui au port du masque qui reste "un instrument utile".

La solution sera donc un compromis entre les différentes tendances, commentait-on jeudi à bonne source. Un compromis à la belge serait donc en gestation. On évoque un maintien de l'obligation du port du masque dans les transports publics, dans les établissements de soins et pour le personnel et les clients des professions à contact médical et des professions à contact non médical, comme les coiffeurs ou les personnes travaillant à un guichet. Les étudiants de l'enseignement supérieur devront eux aussi continuer à porter le masque puisque cela ferait partie du protocole qui a été validé pour le retour aux cours en présentiel. Les règles seraient par contre assouplies pour les magasins et dans le secteur de la restauration, ou seul le personnel devra porter un masque.

Fin de la phase fédérale ? La pandémie n'est pas finie

Autre sujet débattu: la phase fédérale de crise qui est toujours en vigueur. La Flandre souhaite y mettre un terme, ce qui permettrait aux Régions d'avoir la main. La Wallonie et surtout Bruxelles où le taux vaccinal est trop faible et la situation épidémiologique inquiétante sont beaucoup plus réticentes. Une date à laquelle cette phase prendra fin pourrait être décidée même si l'idée est de conserver un socle interfédéral, indiquait-on à bonnes sources.

Le Vice-premier ministre et ministre des Finances CD&V, Vincent Van Peteghem, n'en fait pas mystère et estime qu'un socle fédéral de mesures contre la pandémie de Covid doit être maintenu. Les Régions où la situation est moins favorable peuvent prendre des mesures plus strictes, a-t-il toutefois affirmé vendredi matin, à son arrivée au comité ministériel restreint.

Dans un rapport au Comité consultatif, que De Morgen a pu consulter, le commissaire Corona Pedro Facon souligne que les soins de santé ne sont pas encore sortis de la zone de danger. À Bruxelles, entre autres, la situation dans les hôpitaux peut encore devenir précaire. "À Bruxelles et dans d'autres villes où la couverture vaccinale est plus faible, l'impact pourrait être encore plus important que celui de la troisième vague", peut-on lire. "La gestion des risques ne signifie pas un "retour à la normale" ou un retour complet à l'approche pré-pandémique." Le GEMS demande au gouvernement d'élaborer un plan d'urgence pour le cas où la situation deviendrait incontrôlable dans les mois à venir. Ils envisagent le télétravail obligatoire, les masques buccaux dans les écoles, l'utilisation plus large des pass covid et la vaccination obligatoire dans les secteurs à haut risque.

Pour Egbert Lachaert, président d'Open Vld, "C'est toujours le "football panique" à l'approche du comité de consultation. La semaine dernière, il fallait soudainement libérer des lits supplémentaires, une semaine plus tard, cela ne semble même pas nécessaire."

Covid Safe Ticket

Le gouvernement pourrait envisager, si les chiffres augmentent encore, de rendre le pass obligatoire dans les magasins, les centres commerciaux et même les salons de coiffure, selon De Standaard.

Le gouvernement fédéral veut être prêt et le Comité consultatif prévoit de "lancer une réflexion sur l'extension du Covid Safe Ticket (CST) aux magasins, aux centres commerciaux et aux professions de contact non médicales (comme les coiffeurs, ndlr)" selon des notes qui constituent la base des discussions d'aujourd'hui toujours selon De Standaard. Histoire d'avoir une mesure d'urgence de disponible pour éviter un nouveau confinement. Cette mesure serait surtout envisager pour Bruxelles. Pour rappel, une extension du pass aux restaurants, cafés, centres de sport et pour les petits événements est prévue pour le 1er octobre. Les magasins risquent donc d'être ajoutés ultérieurement.

Il se murmure aussi qu'on instaure le pass dans le secteur de la restauration dans la périphérie flamande autour de Bruxelles, où le niveau de vaccination est beaucoup plus bas que dans le reste de la Flandre.

Et comme à Liège les chiffres remontent de façon inquiétante, il se peut que la Région wallonne adopte elle aussi le pass sanitaire, mais il semblerait que cela bloque un peu du côté des libéraux.

On remarque surtout que la discussion autour du Covid Safe Ticket est particulièrement sensible du côté flamand, où la N-VA a freiné ces dernières semaines toute nouvelle extension. En raison du taux élevé de vaccination en Flandre, elle ne voit guère de raison de l'étendre. Le sujet risque donc de provoquer quelques étincelles.

Mesures économiques

D'un point de vue économique,Vincent Van Peteghem estime également qu'il faut arrêter le "bazooka des mesures générales". "Nous avons fait de nombreux efforts ces derniers mois pour soutenir les entreprises et les personnes. Mais entre-temps, l'économie se redresse", a-t-il dit. Il est toutefois possible d'apporter un soutien ciblé aux secteurs qui continuent à éprouver des difficultés, tels que les secteurs des voyages et des événements.

Obligation vaccinale

Le dernier comité de concertation avait adopté une formulation relativement floue à propos de l'obligation de vaccination du personnel soignant. Vendredi, celle-ci devrait être actée même si les modalités mettront encore quelques semaines à être élaborées.

Quel protocole et sanction pour les discothèques

La réouverture des discothèques et des salles de danse au 1er octobre serait le dernier grand pas vers la liberté. Si celle-ci semble acquise, elle n'aura pas été facile puisque les réticences sont encore nombreuses. Par exemple, la Commission fédérale souligne que le fait de chanter et de danser longtemps dans un espace clos augmente le risque de contamination et les experts recommandent vivement l'utilisation du Covid Safe Ticket. Certains au gouvernement ne veulent toutefois pas se contenter de l'adoption de protocoles, mais aussi prévoir des sanctions si les mesures ne sont pas appliquées.

Les représentants des différents gouvernements du pays se retrouvent donc encore une fois au Palais d'Egmont à Bruxelles pour faire le point pour faire le point sur l'évolution de la situation épidémiologique et se prononcer sur les mesures toujours en vigueur. Un sujet en particulier devrait occuper particulièrement l'attention des représentants et c'est le port du masque.Le comité de consultation devrait en effet se prononcer aujourd'hui sur la suppression ou non de l'obligation du port du masque dans certains lieux. Surtout du côté flamand, il y a une réelle résistance à l'extension de l'obligation de porter un masque. Les libéraux flamands mais aussi la N-VA et le CD&V ont déjà indiqué que le masque ne devrait être porté que dans les transports publics et dans les lieux fréquentés. Le Premier ministre, Alexander De Croo, mais également le ministre-président flamand, Jan Jambon, se sont prononcés en faveur d'un assouplissement conséquent de l'une des dernières mesures sanitaires qui touchent toute la population, estimant qu'elle ne s'indiquait plus que dans des lieux pas assez ventilés où la proximité entre les gens est trop grande comme les transports publics. Vincent Van Peteghem a lui aussi encore plaidé ce matin pour la prudence, notamment dans les lieux où de nombreuses personnes sont rassemblées, vaccinées ou non. Selon lui, les gens devraient continuer à porter un masque dans les établissements de soins et les transports publics. Pour le Vice-premier ministre et ministre des Finances CD&V,Vincent Van Peteghem, les règles doivent être sans ambiguïté, par exemple dans les lieux publics. L'idée serait d'inverser la logique actuelle et de ne plus délimiter que quelques exceptions. Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke s'est montré beaucoup plus réservé. La présidente du groupe d'experts qui conseillent le gouvernement (GEMS), Erika Vlieghe, a elle aussi mis en garde dès dimanche contre la tentation de relâcher trop vite la mesure. Un rapport du GEMS datant de mardi va dans ce sens. Il adresse un avertissement aux dirigeants politiques face à une remontée des contaminations et des hospitalisations à la faveur de l'automne et demande qu'un plan d'urgence soit mis en place si la situation venait à se détériorer. Aux yeux des experts, le port du masque doit demeurer une obligation à l'intérieur lorsque se côtoient des gens dont le statut vaccinal, immunitaire ou de test est inconnu ainsi qu'en cas de forte densité de fréquentation. Les experts soulignent que "le port des masques deviendra l'une des mesures les plus importantes en automne et en hiver". Surtout dans les lieux où se rencontrent des personnes vaccinées et non vaccinées, comme au travail, dans les transports publics ou dans les magasins". Facon, le commissaire corona, affirme également qu'en raison des nombreuses incertitudes - telles que l'impact de la saison de la grippe - il convient d'adopter une approche prudente et de continuer à porter des masques dans les magasins et lors de petits événements, par exemple sans pass covid. Le commissaire Corona voudrait aussi qu'on maintienne le masque dans les transports publics, les transports collectifs organisés, les institutions de soins, les magasins, la restauration et les professions de contact, tant pour le personnel que pour les clients. Selon Facon, le Covid Safe Ticket peut également être utile en Flandre. "Par exemple dans les discothèques, qui sont autorisées à ouvrir à partir du 1er octobre", précise-t-il encore sur VTM. "Mais aussi dans la périphérie flamande autour de Bruxelles, qui pourrait connaître un afflux de résidents bruxellois désireux de visiter le secteur de la restauration." Selon M. Facon, le passé nous enseigne qu'il faut se préparer à des évolutions inattendues. Il souligne toutefois que c'est la politique qui décidera en dernier ressort.De toute façon aucun parti politique ne veut mettre fin aujourd'hui au port du masque qui reste "un instrument utile". La solution sera donc un compromis entre les différentes tendances, commentait-on jeudi à bonne source. Un compromis à la belge serait donc en gestation. On évoque un maintien de l'obligation du port du masque dans les transports publics, dans les établissements de soins et pour le personnel et les clients des professions à contact médical et des professions à contact non médical, comme les coiffeurs ou les personnes travaillant à un guichet. Les étudiants de l'enseignement supérieur devront eux aussi continuer à porter le masque puisque cela ferait partie du protocole qui a été validé pour le retour aux cours en présentiel. Les règles seraient par contre assouplies pour les magasins et dans le secteur de la restauration, ou seul le personnel devra porter un masque. Autre sujet débattu: la phase fédérale de crise qui est toujours en vigueur. La Flandre souhaite y mettre un terme, ce qui permettrait aux Régions d'avoir la main. La Wallonie et surtout Bruxelles où le taux vaccinal est trop faible et la situation épidémiologique inquiétante sont beaucoup plus réticentes. Une date à laquelle cette phase prendra fin pourrait être décidée même si l'idée est de conserver un socle interfédéral, indiquait-on à bonnes sources. Le Vice-premier ministre et ministre des Finances CD&V, Vincent Van Peteghem, n'en fait pas mystère et estime qu'un socle fédéral de mesures contre la pandémie de Covid doit être maintenu. Les Régions où la situation est moins favorable peuvent prendre des mesures plus strictes, a-t-il toutefois affirmé vendredi matin, à son arrivée au comité ministériel restreint.Dans un rapport au Comité consultatif, que De Morgen a pu consulter, le commissaire Corona Pedro Facon souligne que les soins de santé ne sont pas encore sortis de la zone de danger. À Bruxelles, entre autres, la situation dans les hôpitaux peut encore devenir précaire. "À Bruxelles et dans d'autres villes où la couverture vaccinale est plus faible, l'impact pourrait être encore plus important que celui de la troisième vague", peut-on lire. "La gestion des risques ne signifie pas un "retour à la normale" ou un retour complet à l'approche pré-pandémique." Le GEMS demande au gouvernement d'élaborer un plan d'urgence pour le cas où la situation deviendrait incontrôlable dans les mois à venir. Ils envisagent le télétravail obligatoire, les masques buccaux dans les écoles, l'utilisation plus large des pass covid et la vaccination obligatoire dans les secteurs à haut risque. Pour Egbert Lachaert, président d'Open Vld, "C'est toujours le "football panique" à l'approche du comité de consultation. La semaine dernière, il fallait soudainement libérer des lits supplémentaires, une semaine plus tard, cela ne semble même pas nécessaire."Le gouvernement pourrait envisager, si les chiffres augmentent encore, de rendre le pass obligatoire dans les magasins, les centres commerciaux et même les salons de coiffure, selon De Standaard. Le gouvernement fédéral veut être prêt et le Comité consultatif prévoit de "lancer une réflexion sur l'extension du Covid Safe Ticket (CST) aux magasins, aux centres commerciaux et aux professions de contact non médicales (comme les coiffeurs, ndlr)" selon des notes qui constituent la base des discussions d'aujourd'hui toujours selon De Standaard. Histoire d'avoir une mesure d'urgence de disponible pour éviter un nouveau confinement. Cette mesure serait surtout envisager pour Bruxelles. Pour rappel, une extension du pass aux restaurants, cafés, centres de sport et pour les petits événements est prévue pour le 1er octobre. Les magasins risquent donc d'être ajoutés ultérieurement.Il se murmure aussi qu'on instaure le pass dans le secteur de la restauration dans la périphérie flamande autour de Bruxelles, où le niveau de vaccination est beaucoup plus bas que dans le reste de la Flandre.Et comme à Liège les chiffres remontent de façon inquiétante, il se peut que la Région wallonne adopte elle aussi le pass sanitaire, mais il semblerait que cela bloque un peu du côté des libéraux. On remarque surtout que la discussion autour du Covid Safe Ticket est particulièrement sensible du côté flamand, où la N-VA a freiné ces dernières semaines toute nouvelle extension. En raison du taux élevé de vaccination en Flandre, elle ne voit guère de raison de l'étendre. Le sujet risque donc de provoquer quelques étincelles.D'un point de vue économique,Vincent Van Peteghem estime également qu'il faut arrêter le "bazooka des mesures générales". "Nous avons fait de nombreux efforts ces derniers mois pour soutenir les entreprises et les personnes. Mais entre-temps, l'économie se redresse", a-t-il dit. Il est toutefois possible d'apporter un soutien ciblé aux secteurs qui continuent à éprouver des difficultés, tels que les secteurs des voyages et des événements.Le dernier comité de concertation avait adopté une formulation relativement floue à propos de l'obligation de vaccination du personnel soignant. Vendredi, celle-ci devrait être actée même si les modalités mettront encore quelques semaines à être élaborées.La réouverture des discothèques et des salles de danse au 1er octobre serait le dernier grand pas vers la liberté. Si celle-ci semble acquise, elle n'aura pas été facile puisque les réticences sont encore nombreuses. Par exemple, la Commission fédérale souligne que le fait de chanter et de danser longtemps dans un espace clos augmente le risque de contamination et les experts recommandent vivement l'utilisation du Covid Safe Ticket. Certains au gouvernement ne veulent toutefois pas se contenter de l'adoption de protocoles, mais aussi prévoir des sanctions si les mesures ne sont pas appliquées.