"Nous n'avons pas pris de décision. La situation reste particulièrement délicate. Après des semaines où les chiffres étaient sur un plateau assez élevé, nous avons constaté qu'ils augmentaient. La pression sur nos soins intensifs augmente. Le nombre de cas confirmés a augmenté d'un quart, les hospitalisations était de 200 hier, et elles augmentent partout, ce qui nous oblige à une très grande prudence, car ces variants sont beaucoup plus contagieux", a déclaré le Premier ministre Alexander De Croo.

"Il ne faut pas décoller en pleine tempête. Ce serait irresponsable et irréfléchi d'assouplir maintenant. Nous avons choisi d'insérer un temps mort et de maintenir l'arrêté ministériel. C'est une douche froide, et j'aurai espéré pouvoir annoncer une autre décision, mais je suis convaincu que le moment où nous pourrons relâcher n'est pas très éloigné. À moment donné, nous pourrons assouplir".

"Cette crise, la pire depuis la Seconde Guerre mondiale, affecte notre moral, notre endurance, et certaines personnes sont en grandes difficultés. (...) Pour retrouver notre liberté, nous devons franchir les derniers obstacles ensemble. Le printemps de la liberté arrive".

"Cependant, ce moment viendra à une condition, et c'est de redoubler de prudence les semaines à venir. Soyez plus prudent, faites très, très attention. C'est un moment délicat. Si nous prenons nos responsabilités, nous allons faire baisser le chiffre, et nous aurons un printemps de liberté. Nous allons uniquement freiner le virus grâce notre comportement", amis en garde le Premier ministre.

Couvre-feu à minuit Wallonie et en Communauté germanophone, mais à 22h à Bruxelles

Le ministre-président wallon Elio Di Rupo annonce cependant que le couvre-feu en Wallonie sera aligné sur le couvre-feu fédéral de minuit à cinq heures. Le ministre-président de la Communauté germanophone Oliver Paasch annonce qu'il s'aligne également sur le niveau fédéral. A Bruxelles, cependant le couvre-feu reste maintenu à 22 heures, annonce le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort.

La moitié des lits en soins intensifs réservés aux patients covid

"On demande aux hôpitaux de passer à la phase 1B", a indiqué vendredi le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke (sp.a) à l'issue du comité de concertation.

Le gouvernement fédéral et les entités fédérées ont décidé de ne pas procéder à des assouplissements en raison de l'augmentation du nombre d'hospitalisations constatées cette semaine. "Les hôpitaux doivent réserver la moitié des lits en soins intensifs pour accueillir des patients souffrant du covid-19", a déclaré Frank Vandenbroucke. "Ça ne veut pas dire que l'on va reporter les autres soins", a-t-il nuancé. "N'hésitez pas, les hôpitaux sont des environnements sûrs. Ne pas aller à l'hôpital alors que vous en avez besoin, serait une très mauvaise idée", a-t-il conseillé.

Le ministre de la Santé a également évoqué la santé mentale. "Je vais proposer des initiatives complémentaires au gouvernement pour soutenir le secteur de la santé mentale", a promis Frank Vandenbroucke. "Dans les jours qui viennent, il faudra prendre quelques décisions urgentes pour renforcer la capacité à ce niveau."

Le Premier ministre Alexander De Croo a par ailleurs confirmé que la santé mentale et l'occupation des lits en pédopsychiatrie seraient pris en compte lors du prochain comité de concertation. "Dans les mesures que l'on prendrait, je l'espère la semaine prochaine, il faudra des mesures qui améliorent le bien-être de tous. Ce sont clairement des choses que l'on envisage. Et on regarde la situation sur le plan médical au sens large", a-t-il dit.

Un grand froid

La présentation des chiffres d'hospitalisation par le commissaire Corona Pedro Facon a jeté un grand froid sur les participants au comité de concertation. Par conséquent, ils ont décidé de ne rien changer aux mesures actuelles, et de se réunir à nouveau vendredi prochain. "Il y a déjà eu plus de 200 patients admis à l'hôpital aujourd'hui vendredi. Ce nombre n'a plus été aussi élevé depuis décembre", a déclaré le virologue et porte-parole interfédéral de Sciensano Steven Van Gucht (KuLeuven) à VTM.

Seuls les professionnels des métiers de contacts non médicaux, au-delà des coiffeurs qui ont rouvert leurs portes le 13 février dernier, ont la certitude de reprendre leur activité. Leur réouverture à partir de lundi prochain, le 1er mars, a déjà été actée lors du précédent comité de concertation.

"Nous n'avons pas pris de décision. La situation reste particulièrement délicate. Après des semaines où les chiffres étaient sur un plateau assez élevé, nous avons constaté qu'ils augmentaient. La pression sur nos soins intensifs augmente. Le nombre de cas confirmés a augmenté d'un quart, les hospitalisations était de 200 hier, et elles augmentent partout, ce qui nous oblige à une très grande prudence, car ces variants sont beaucoup plus contagieux", a déclaré le Premier ministre Alexander De Croo."Il ne faut pas décoller en pleine tempête. Ce serait irresponsable et irréfléchi d'assouplir maintenant. Nous avons choisi d'insérer un temps mort et de maintenir l'arrêté ministériel. C'est une douche froide, et j'aurai espéré pouvoir annoncer une autre décision, mais je suis convaincu que le moment où nous pourrons relâcher n'est pas très éloigné. À moment donné, nous pourrons assouplir"."Cette crise, la pire depuis la Seconde Guerre mondiale, affecte notre moral, notre endurance, et certaines personnes sont en grandes difficultés. (...) Pour retrouver notre liberté, nous devons franchir les derniers obstacles ensemble. Le printemps de la liberté arrive". "Cependant, ce moment viendra à une condition, et c'est de redoubler de prudence les semaines à venir. Soyez plus prudent, faites très, très attention. C'est un moment délicat. Si nous prenons nos responsabilités, nous allons faire baisser le chiffre, et nous aurons un printemps de liberté. Nous allons uniquement freiner le virus grâce notre comportement", amis en garde le Premier ministre.Couvre-feu à minuit Wallonie et en Communauté germanophone, mais à 22h à BruxellesLe ministre-président wallon Elio Di Rupo annonce cependant que le couvre-feu en Wallonie sera aligné sur le couvre-feu fédéral de minuit à cinq heures. Le ministre-président de la Communauté germanophone Oliver Paasch annonce qu'il s'aligne également sur le niveau fédéral. A Bruxelles, cependant le couvre-feu reste maintenu à 22 heures, annonce le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort.La moitié des lits en soins intensifs réservés aux patients covid "On demande aux hôpitaux de passer à la phase 1B", a indiqué vendredi le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke (sp.a) à l'issue du comité de concertation. Le gouvernement fédéral et les entités fédérées ont décidé de ne pas procéder à des assouplissements en raison de l'augmentation du nombre d'hospitalisations constatées cette semaine. "Les hôpitaux doivent réserver la moitié des lits en soins intensifs pour accueillir des patients souffrant du covid-19", a déclaré Frank Vandenbroucke. "Ça ne veut pas dire que l'on va reporter les autres soins", a-t-il nuancé. "N'hésitez pas, les hôpitaux sont des environnements sûrs. Ne pas aller à l'hôpital alors que vous en avez besoin, serait une très mauvaise idée", a-t-il conseillé. Le ministre de la Santé a également évoqué la santé mentale. "Je vais proposer des initiatives complémentaires au gouvernement pour soutenir le secteur de la santé mentale", a promis Frank Vandenbroucke. "Dans les jours qui viennent, il faudra prendre quelques décisions urgentes pour renforcer la capacité à ce niveau." Le Premier ministre Alexander De Croo a par ailleurs confirmé que la santé mentale et l'occupation des lits en pédopsychiatrie seraient pris en compte lors du prochain comité de concertation. "Dans les mesures que l'on prendrait, je l'espère la semaine prochaine, il faudra des mesures qui améliorent le bien-être de tous. Ce sont clairement des choses que l'on envisage. Et on regarde la situation sur le plan médical au sens large", a-t-il dit. Un grand froidLa présentation des chiffres d'hospitalisation par le commissaire Corona Pedro Facon a jeté un grand froid sur les participants au comité de concertation. Par conséquent, ils ont décidé de ne rien changer aux mesures actuelles, et de se réunir à nouveau vendredi prochain. "Il y a déjà eu plus de 200 patients admis à l'hôpital aujourd'hui vendredi. Ce nombre n'a plus été aussi élevé depuis décembre", a déclaré le virologue et porte-parole interfédéral de Sciensano Steven Van Gucht (KuLeuven) à VTM. Seuls les professionnels des métiers de contacts non médicaux, au-delà des coiffeurs qui ont rouvert leurs portes le 13 février dernier, ont la certitude de reprendre leur activité. Leur réouverture à partir de lundi prochain, le 1er mars, a déjà été actée lors du précédent comité de concertation.