Les négociateurs de la Vivaldi sont parvenus à un accord de gouvernement fédéral ce mercredi matin. Les formateurs Alexander De Croo (Open VLD) et Paul Magnette (PS) ont fait leur rapport final au roi Philippe. Ils lui ont confirmé l'accord. Le libéral flamand Alexander De Croo sera mis en selle jeudi comme Premier ministre. Les deux formateurs ont fait une déclaration à 11h.

"On a fait ce qui semblait impossible"

Alexander De Croo souligne qu'il a été fait ces dernières nuits et matinées "ce qui semblait impossible dans notre pays". Il remercie Paul Magnette pour ce travail intense et salue quelqu'un qui élimine les difficultés, a de la patience et sait conserver son humour dans les moments les plus difficiles. "Paul, ton travail infatigable a été la clé!", lance-t-il.

Le futur Premier ministre souligne les diffficultés traversées par les Belges qui ont perdu leur travail ou pour les familles qui ont perdu un proche. Alexander De Croo salue tous ceux qui ont travaillé en première ligne, dans les soins et en dehors des soins. Il insiste sur "le pays merveilleux dans lequel on vit".

"Cet esprit de travailler ensemble, de trouver des solutions" a été autour de la table dans un accord conclu pour un "pays solidaire, prospère, où tout le monde a des opportunités". "Je suis convaincu que, dans les années qui viennent, on aura besoin de tout le monde", insiste-t-il.

Il salue le travail réalisé par le gouvernement précédent de... "Sophie Michel", suscitant les rires.

Il évoque un "plan à long terme pour donner davantage de confiance". "Je conçois que beaucoup de gens sont sceptiques, dit-il. C'est à nous de montrer que l'on opte pour les meilleures priorités, c'est à nous de les convaincre. Cet accord est un point de départ pour faire de la politique autrement, de façon plus pragmatique" et montrer davantage de respect.

Paul Magnette (PS) parle d'un "profond soulagement" après seize mois de crise. "Il faut faire fonctionner cette équipe, ce ne sera pas simple, dit-il, mais nous avons appris à travailler ensemble. Notre pays a besoin de respect, d'un personnel politique qui n'est pas là pour se disputer", insiste-t-il. "On n'a pas toujours montré le bon exemple ces seize derniers mois, mais nous avons corrigé cela ces cinq derniers jours. J'espère que c'est le début d'une nouvelle phase. Nous avons un beau projet qui colle bien à notre pays."

Il espère que ces prochaines années seront "un franc succès".

Qui sera Premier ministre, demande-t-on? "On ne savait pas qui choisir, on a tiré à pile ou face et ce sera Alexander, ce qui est un excellent choix", sourit Paul Magnette en guise de conclusion.

"Nous sommes encore capables de travailler ensemble en Belgique et nous le démontrons une fois de plus aujourd'hui", s'est réjoui l'actuelle Première ministre Sophie Wilmès sur Twitter. Elle salue au passage le travail des membres du gouvernement sortant, qui "se sont illustrés par leur sérieux, leur dévouement et leur résistance au coeur d'une crise sanitaire sans précédent."

Prestation de serment jeudi à 10h

A la sortie de leur audience royale, le palais a communiqué: "Sa Majesté le Roi a reçu en audience au Palais de Bruxelles Messieurs Alexander De Croo et Paul Magnette. Les formateurs ont fait rapport sur l'accord de gouvernement intervenu entre les partenaires de la future coalition. Leur mission est prolongée jusqu'à la nomination du gouvernement. La prestation de serment du Premier Ministre et des membres du gouvernement aura lieu demain jeudi 1er octobre 2020 à 10h00."

Les présidents des sept partis (socialistes, libéraux, écologiste et CD&V) finalisent le casting de la future équipe. La nomination du vice-Premier Open VLD sortant avait été confirmée à plusieurs sources pour le poste de Premier ministre, avant que Paul Magnette ne le confirme avec humour à la fin de leur déclaration commune.

Selon toute vraisemblance, chaque famille politique devrait obtenir des portefeuilles proches de leurs centres d'intérêt. On évoque par exemple un vaste portefeuille social pour les socialistes, un portefeuille régalien pour les libéraux ou encore les écologistes à l'énergie et l'environnement.

"Enfin aller de l'avant!'

Les discussions se sont donc prolongées toute la nuit sur le budget, dernier point épineux à régler: il s'agissait de mettre en phase une trajectoire délicate jusqu'en 2024 avec les promesses de politiques nouvelles sur lesquelles les partis s'étaient entendus, chacun revendiquant son "totem". La fumée blanche est sortie vers 6h du matin ce mercredi, sur le fond.

Plusieurs membres des partis de la nouvelle majorité ont exprimé leur satisfaction et leur soulagement. "Après des mois de blocage, notre pays peut enfin aller de l'avant", se réjouit Egbert Lachaert, président de l'Open VLD. "Au travail pour les Belges!", se félicite la libérale Clémentine Barzin.

"Enfin, s'exclame Wouter De Vriendt (Groen). Nous sommes dans la plus grande crise depuis le Seconde guerre mondiale. On avait besoin de partis qui prennent leurs responsabilités." "Fièr.e.s du nouvel élan donné à notre pays", s'exclame Ecolo.

"En avant pour le pays", clame lui aussi Conner Rousseau, président du SP.A (précisément rebaptisé... Vooruit) et ancien préformateur royal.

La conclusion d'un accord ce mercredi matin devrait peut-être permettre de tenir le timing extrêmement serré. Jeudi, une déclaration gouvernementale est inscrite à l'ordre du jour de la Chambre. Les partis tiendront leur congrès de participation ce mercredi soir, avant une journée de jeudi consacrée aux prestations de serment et au débat à la Chambre.

Le projet d'accord pourrait toutefois susciter de sérieuses tensions au sein du CD&V: plusieurs élus locaux ont déjà exprimé leur opposition à la Vivaldi. La présidence du parti se félicite toutefois de l'accord et met en avant "le refinancement des soins de santé, une fiscalité juste et les investissements dans l'énergie renouvelable".

L'opposition, elle, s'annonce dure. Theo Francken (N-VA) dénonce une nouvelle fois le "manque de légitimité" de la majorité fédérale en Flandre et... demande d'afficher le drapeau flamand en guise de protestation.

De façon plus constructive, le CDH souhaite 'bonne chance" à la Vivaldi, par la voix de sa cheffe de file à la Chambre, Catherine Fonck. En espérant un projet "cohérent, efficace et ambitieux".

Le projet d'accord budgétaire

Selon l'épure sur laquelle se sont entendus les négociateurs cette nuit, le nouveau gouvernement fédéral va investir 3,3 milliards d'euros au cours de la prochaine législature. Sur ce budget, 2,3 milliards d'euros ont été prévus pour la politique sociale et 1 milliard d'euros pour la sécurité, la justice et la défense. Ce milliard d'euros sera également alloué pour les nouveaux investissements : la numérisation de l'administration, notamment dans le domaine de la justice et de la sécurité, et aux chemins de fer.

Répartis sur l'ensemble des budgets, un peu plus de 2 milliards d'euros sont prévus pour la pension minimale à 1500 euros par mois d'ici la fin de la législature: il s'agirait d'un montant brut, pas net... Cette augmentation a été un point important du programme de nombreux partis à l'approche des élections. Dans le secteur des soins de santé, une hausse du budget de 2,5% est maintenue afin de réduire principalement la facture du patient. En outre, 1,2 milliard d'euros seront investis dans le secteur la santé mentale. Il serait question de créer 4500 emplois dans ce secteur.

L'accord prévoit également, en matière de justice, une application accélérée de la loi pour des faits tels que les émeutes, les vols à l'étalage, la criminalité de rue, etc. L'objectif est l'exécution toutes les sanctions et de recruter 1600 agents supplémentaires par an, en mettant l'accent sur les agents de quartier.

Le statut d'artiste est bel et bien prévu dans l'accord.

Les négociateurs de la Vivaldi sont parvenus à un accord de gouvernement fédéral ce mercredi matin. Les formateurs Alexander De Croo (Open VLD) et Paul Magnette (PS) ont fait leur rapport final au roi Philippe. Ils lui ont confirmé l'accord. Le libéral flamand Alexander De Croo sera mis en selle jeudi comme Premier ministre. Les deux formateurs ont fait une déclaration à 11h.Alexander De Croo souligne qu'il a été fait ces dernières nuits et matinées "ce qui semblait impossible dans notre pays". Il remercie Paul Magnette pour ce travail intense et salue quelqu'un qui élimine les difficultés, a de la patience et sait conserver son humour dans les moments les plus difficiles. "Paul, ton travail infatigable a été la clé!", lance-t-il.Le futur Premier ministre souligne les diffficultés traversées par les Belges qui ont perdu leur travail ou pour les familles qui ont perdu un proche. Alexander De Croo salue tous ceux qui ont travaillé en première ligne, dans les soins et en dehors des soins. Il insiste sur "le pays merveilleux dans lequel on vit"."Cet esprit de travailler ensemble, de trouver des solutions" a été autour de la table dans un accord conclu pour un "pays solidaire, prospère, où tout le monde a des opportunités". "Je suis convaincu que, dans les années qui viennent, on aura besoin de tout le monde", insiste-t-il.Il salue le travail réalisé par le gouvernement précédent de... "Sophie Michel", suscitant les rires.Il évoque un "plan à long terme pour donner davantage de confiance". "Je conçois que beaucoup de gens sont sceptiques, dit-il. C'est à nous de montrer que l'on opte pour les meilleures priorités, c'est à nous de les convaincre. Cet accord est un point de départ pour faire de la politique autrement, de façon plus pragmatique" et montrer davantage de respect.Paul Magnette (PS) parle d'un "profond soulagement" après seize mois de crise. "Il faut faire fonctionner cette équipe, ce ne sera pas simple, dit-il, mais nous avons appris à travailler ensemble. Notre pays a besoin de respect, d'un personnel politique qui n'est pas là pour se disputer", insiste-t-il. "On n'a pas toujours montré le bon exemple ces seize derniers mois, mais nous avons corrigé cela ces cinq derniers jours. J'espère que c'est le début d'une nouvelle phase. Nous avons un beau projet qui colle bien à notre pays."Il espère que ces prochaines années seront "un franc succès".Qui sera Premier ministre, demande-t-on? "On ne savait pas qui choisir, on a tiré à pile ou face et ce sera Alexander, ce qui est un excellent choix", sourit Paul Magnette en guise de conclusion."Nous sommes encore capables de travailler ensemble en Belgique et nous le démontrons une fois de plus aujourd'hui", s'est réjoui l'actuelle Première ministre Sophie Wilmès sur Twitter. Elle salue au passage le travail des membres du gouvernement sortant, qui "se sont illustrés par leur sérieux, leur dévouement et leur résistance au coeur d'une crise sanitaire sans précédent."A la sortie de leur audience royale, le palais a communiqué: "Sa Majesté le Roi a reçu en audience au Palais de Bruxelles Messieurs Alexander De Croo et Paul Magnette. Les formateurs ont fait rapport sur l'accord de gouvernement intervenu entre les partenaires de la future coalition. Leur mission est prolongée jusqu'à la nomination du gouvernement. La prestation de serment du Premier Ministre et des membres du gouvernement aura lieu demain jeudi 1er octobre 2020 à 10h00."Les présidents des sept partis (socialistes, libéraux, écologiste et CD&V) finalisent le casting de la future équipe. La nomination du vice-Premier Open VLD sortant avait été confirmée à plusieurs sources pour le poste de Premier ministre, avant que Paul Magnette ne le confirme avec humour à la fin de leur déclaration commune.Selon toute vraisemblance, chaque famille politique devrait obtenir des portefeuilles proches de leurs centres d'intérêt. On évoque par exemple un vaste portefeuille social pour les socialistes, un portefeuille régalien pour les libéraux ou encore les écologistes à l'énergie et l'environnement.Les discussions se sont donc prolongées toute la nuit sur le budget, dernier point épineux à régler: il s'agissait de mettre en phase une trajectoire délicate jusqu'en 2024 avec les promesses de politiques nouvelles sur lesquelles les partis s'étaient entendus, chacun revendiquant son "totem". La fumée blanche est sortie vers 6h du matin ce mercredi, sur le fond.Plusieurs membres des partis de la nouvelle majorité ont exprimé leur satisfaction et leur soulagement. "Après des mois de blocage, notre pays peut enfin aller de l'avant", se réjouit Egbert Lachaert, président de l'Open VLD. "Au travail pour les Belges!", se félicite la libérale Clémentine Barzin. "Enfin, s'exclame Wouter De Vriendt (Groen). Nous sommes dans la plus grande crise depuis le Seconde guerre mondiale. On avait besoin de partis qui prennent leurs responsabilités." "Fièr.e.s du nouvel élan donné à notre pays", s'exclame Ecolo."En avant pour le pays", clame lui aussi Conner Rousseau, président du SP.A (précisément rebaptisé... Vooruit) et ancien préformateur royal. La conclusion d'un accord ce mercredi matin devrait peut-être permettre de tenir le timing extrêmement serré. Jeudi, une déclaration gouvernementale est inscrite à l'ordre du jour de la Chambre. Les partis tiendront leur congrès de participation ce mercredi soir, avant une journée de jeudi consacrée aux prestations de serment et au débat à la Chambre.Le projet d'accord pourrait toutefois susciter de sérieuses tensions au sein du CD&V: plusieurs élus locaux ont déjà exprimé leur opposition à la Vivaldi. La présidence du parti se félicite toutefois de l'accord et met en avant "le refinancement des soins de santé, une fiscalité juste et les investissements dans l'énergie renouvelable".L'opposition, elle, s'annonce dure. Theo Francken (N-VA) dénonce une nouvelle fois le "manque de légitimité" de la majorité fédérale en Flandre et... demande d'afficher le drapeau flamand en guise de protestation.De façon plus constructive, le CDH souhaite 'bonne chance" à la Vivaldi, par la voix de sa cheffe de file à la Chambre, Catherine Fonck. En espérant un projet "cohérent, efficace et ambitieux".Selon l'épure sur laquelle se sont entendus les négociateurs cette nuit, le nouveau gouvernement fédéral va investir 3,3 milliards d'euros au cours de la prochaine législature. Sur ce budget, 2,3 milliards d'euros ont été prévus pour la politique sociale et 1 milliard d'euros pour la sécurité, la justice et la défense. Ce milliard d'euros sera également alloué pour les nouveaux investissements : la numérisation de l'administration, notamment dans le domaine de la justice et de la sécurité, et aux chemins de fer.Répartis sur l'ensemble des budgets, un peu plus de 2 milliards d'euros sont prévus pour la pension minimale à 1500 euros par mois d'ici la fin de la législature: il s'agirait d'un montant brut, pas net... Cette augmentation a été un point important du programme de nombreux partis à l'approche des élections. Dans le secteur des soins de santé, une hausse du budget de 2,5% est maintenue afin de réduire principalement la facture du patient. En outre, 1,2 milliard d'euros seront investis dans le secteur la santé mentale. Il serait question de créer 4500 emplois dans ce secteur.L'accord prévoit également, en matière de justice, une application accélérée de la loi pour des faits tels que les émeutes, les vols à l'étalage, la criminalité de rue, etc. L'objectif est l'exécution toutes les sanctions et de recruter 1600 agents supplémentaires par an, en mettant l'accent sur les agents de quartier.Le statut d'artiste est bel et bien prévu dans l'accord.