Vous aimez cuisiner? Alors, vous apprécierez Délices. Vous avez la main verte? Dans ce cas, Femmes d'Aujourd'hui Nest est peut-être fait pour vous. Pour les fans d'informatique, il y a DataNews, pour les mordus de sport, Sport/Foot Magazine, et pour les plus de 50 ans, Plus Magazine. La liste est longue: Roularta Media Group compte quelque quarante marques de médias, dont trente en Belgique. "Nous proposons tous les types d'informations imaginables. Roularta, c'est pour toute la famille", se félicite son CEO Xavier Bouckaert.

Grâce à la numérisation, nous pouvons enfin mettre en valeur la richesse de notre offre.

L'entreprise lance "Mes Magazines", une formule qui permet aux abonnés du Vif - et à deux membres de leur famille - de lire gratuitement tous les titres de Roularta en format numérique. "Grâce à la numérisation, nous pouvons enfin mettre en valeur la richesse de notre offre", s'enthousiasme Xavier Bouckaert.

Pourquoi permettre à un abonné du Vif de lire gratuitement tous les titres de Roularta en format numérique?

Nos abonnés nous sont très chers. Nous voulons récompenser les lecteurs fidèles et faire en sorte qu'ils soient contents, mais nous souhaitons aussi attirer de nouveaux abonnés, évidemment. C'est pourquoi nous nous présentons désormais comme un "guichet unique": les lecteurs peuvent trouver tous les articles qu'ils cherchent et les lire gratuitement.

Comment le système fonctionne-t-il, en pratique?

Si vous êtes abonné au Vif ou à Trends-Tendances - ou à leurs équivalents néerlandophones Knack et Trends - et que vous surfez sur LeVif.be, vous pouvez cocher les magazines que souhaitez suivre. Leurs logos apparaissent alors en haut du site Web, de sorte que vous pouvez passer d'un titre à l'autre d'un simple clic. C'est possible sur PC, tablette et smartphone et grâce à l'app Mes Magazines. Pas besoin, donc, de télécharger différentes applications ou surfer sur plusieurs sites pour lire tous les articles et les éditions numériques de nos magazines. C'est une révolution, dans laquelle Roularta mise pleinement sur le numérique.

Comment télécharger l'application "Mes magazines"? Cliquer ici sur Androïd et ici sur Apple.

La version papier du Vif continuera-t-elle à exister?

Bien sûr. Les abonnés continuent à recevoir Le Vif, ainsi que Le Vif Weekend et Focus Vif tous les jeudis dans leur boîte aux lettres. Si tel n'était pas le cas, notre centrale téléphonique croulerait sous les plaintes. Mais désormais, ils peuvent non seulement lire les articles du Vif en ligne, mais aussi ceux des autres titres de Roularta.

La rapidité du monde numérique ne se heurte-t-elle pas au rythme hebdomadaire des magazines?

Pas du tout. Nos magazines proposent constamment des articles intéressants sur leurs sites Web. Sur LeVif.be, les nouvelles sont constamment mises à jour, sept jours sur sept. L'objectif n'est pas que les lecteurs ne surfent qu'une fois par semaine sur le site de Femmes d'Aujourd'hui ou de Flair, par exemple. Nous espérons qu'ils les consultent tous les jours, voire toutes les heures. C'est pourquoi nos magazines proposent de nouvelles informations sur leur site tout au long de la journée. Les articles parviennent aux lecteurs par l'intermédiaire, entre autres, de newsletters auxquelles ils peuvent s'abonner: ils reçoivent alors chaque jour un e-mail les informant des nouveaux articles présents sur les sites du Vif, de Femmes d'Aujourd'hui, de Gael et des autres magazines.

Deux membres de la famille peuvent également profiter de la formule "Mes Magazines". Partager gratuitement autant de contenu avec d'autres semble révolutionnaire.

Il s'agit d'un concept unique. Je ne connais aucun autre groupe de presse qui mette gratuitement autant de magazines à la disposition d'autant de personnes. Le Vif dans sa version imprimée circule entre les différents membres de la famille, pourquoi n'en serait-il pas de même dans le monde numérique? Ainsi, davantage de lecteurs peuvent entrer en contact avec nos titres et s'inspirer de nos marques.

Cette nouvelle approche est-elle également censée générer plus de revenus publicitaires?

Ce n'est pas ce qui nous préoccupe en premier lieu. Ces dernières années, les revenus des lecteurs sont devenus plus importants pour nous que les revenus de la publicité. Récemment, dans le cadre de "Mes Magazines", le prix des abonnements au Vif a été très légèrement majoré. Cependant, nous avons également besoin des recettes publicitaires, bien sûr. Savez-vous qu'aujourd'hui, 30% de nos publicités sont numériques? Et si nos lecteurs découvrent nos autres titres, la portée de ces marques augmentera et nous finirons par attirer plus d'annonceurs. Il s'agit là d'un avantage secondaire, mais bienvenu.

Aujourd'hui, la formule "Mon magazine" est structurée par titres.

Ce n'est que le début. D'ici deux à trois mois, nos abonnés pourront lire les articles par thèmes. Si vous vous intéressez à la santé, tous les articles pertinents de tous nos magazines vous seront présentés, de Femmes d'Aujourd'hui à Flair et Plus Magazine, en passant par Le Vif et Trends-Tendances. L'étape suivante consiste à vous recommander certains articles en fonction de vos habitudes de lecture. C'est assez révolutionnaire, oui. Vous ne pouvez pas imaginer combien nous avons investi dans cette numérisation.

C'est justement ce que nous voulons savoir...

(Rires) Nous avons déjà investi 1,5 million d'euros. Lorsque l'ensemble du projet sera terminé, l'addition s'élèvera à 2,5 millions d'euros, voire plus. Et tout cela avec des fonds privés.

On sent poindre un commentaire critique à l'égard des aides à la presse...

Alors que les autres éditeurs ont pu bénéficier des aides à la presse, qui s'élèvent à 11 millions d'euros, Roularta Media Group n'a jamais reçu un seul euro depuis leur création. Pourtant, Roularta est le plus grand éditeur de magazines en Wallonie. Nous avons les mêmes défis que les autres dans la lutte contre les GAFA, qui menacent notre paysage médiatique. C'est de la concurrence déloyale. Tout comme le financement public de LN24, d'ailleurs. Il serait donc bienvenu de supprimer ces aides publiques ou, du moins, de les partager de façon objective et équitable entre tous les éditeurs de presse. Je me demande ce que les autorités belges et européennes de la concurrence pensent de tout cela.

Vous pointez du doigt Google, Apple, Facebook et Amazon...

En effet. Ces derniers temps, on parle beaucoup de la propagation des fake news, mais pour moi, la domination des Gafam représente un danger bien plus grand. Ces entreprises choisissent de plus en plus le contenu qui peut ou ne peut pas apparaître sur leurs sites. Elles ont développé des algorithmes qui déterminent ce qui est mis en avant. L'idée est d'obtenir un maximum de clics sur les articles, afin de générer toujours davantage de données, qui peuvent ensuite être vendues aux annonceurs. Il faut agir, mais les politiques ne semblent pas s'en préoccuper. En tout cas, je ne vois rien à ce sujet dans la réglementation européenne. Le secteur européen des médias est déjà en difficulté et si nous ne faisons pas attention, les Gafam seront bientôt les rédacteurs en chef de nos magazines. Il y a de quoi être inquiet.

Bio express de Xavier Bouckaert

1976 Naissance à Senlis, en France.

1999 Licencié en droit (université de Namur et KULeuven).

2000 Licencié en notariat (KULeuven).

2005 Commence à travailler pour Roularta Media Group en tant que conseiller juridique. Il devient ensuite Group Controller et puis COO, à partir de 2009.

2008 Master en sciences de gestion (Europese Hogeschool Brussel).

2016 Devient CEO de Roularta.

2017 Est nommé président de l'European Magazine Media Association.

Vous aimez cuisiner? Alors, vous apprécierez Délices. Vous avez la main verte? Dans ce cas, Femmes d'Aujourd'hui Nest est peut-être fait pour vous. Pour les fans d'informatique, il y a DataNews, pour les mordus de sport, Sport/Foot Magazine, et pour les plus de 50 ans, Plus Magazine. La liste est longue: Roularta Media Group compte quelque quarante marques de médias, dont trente en Belgique. "Nous proposons tous les types d'informations imaginables. Roularta, c'est pour toute la famille", se félicite son CEO Xavier Bouckaert. L'entreprise lance "Mes Magazines", une formule qui permet aux abonnés du Vif - et à deux membres de leur famille - de lire gratuitement tous les titres de Roularta en format numérique. "Grâce à la numérisation, nous pouvons enfin mettre en valeur la richesse de notre offre", s'enthousiasme Xavier Bouckaert. Pourquoi permettre à un abonné du Vif de lire gratuitement tous les titres de Roularta en format numérique? Nos abonnés nous sont très chers. Nous voulons récompenser les lecteurs fidèles et faire en sorte qu'ils soient contents, mais nous souhaitons aussi attirer de nouveaux abonnés, évidemment. C'est pourquoi nous nous présentons désormais comme un "guichet unique": les lecteurs peuvent trouver tous les articles qu'ils cherchent et les lire gratuitement. Comment le système fonctionne-t-il, en pratique? Si vous êtes abonné au Vif ou à Trends-Tendances - ou à leurs équivalents néerlandophones Knack et Trends - et que vous surfez sur LeVif.be, vous pouvez cocher les magazines que souhaitez suivre. Leurs logos apparaissent alors en haut du site Web, de sorte que vous pouvez passer d'un titre à l'autre d'un simple clic. C'est possible sur PC, tablette et smartphone et grâce à l'app Mes Magazines. Pas besoin, donc, de télécharger différentes applications ou surfer sur plusieurs sites pour lire tous les articles et les éditions numériques de nos magazines. C'est une révolution, dans laquelle Roularta mise pleinement sur le numérique.La version papier du Vif continuera-t-elle à exister? Bien sûr. Les abonnés continuent à recevoir Le Vif, ainsi que Le Vif Weekend et Focus Vif tous les jeudis dans leur boîte aux lettres. Si tel n'était pas le cas, notre centrale téléphonique croulerait sous les plaintes. Mais désormais, ils peuvent non seulement lire les articles du Vif en ligne, mais aussi ceux des autres titres de Roularta. La rapidité du monde numérique ne se heurte-t-elle pas au rythme hebdomadaire des magazines? Pas du tout. Nos magazines proposent constamment des articles intéressants sur leurs sites Web. Sur LeVif.be, les nouvelles sont constamment mises à jour, sept jours sur sept. L'objectif n'est pas que les lecteurs ne surfent qu'une fois par semaine sur le site de Femmes d'Aujourd'hui ou de Flair, par exemple. Nous espérons qu'ils les consultent tous les jours, voire toutes les heures. C'est pourquoi nos magazines proposent de nouvelles informations sur leur site tout au long de la journée. Les articles parviennent aux lecteurs par l'intermédiaire, entre autres, de newsletters auxquelles ils peuvent s'abonner: ils reçoivent alors chaque jour un e-mail les informant des nouveaux articles présents sur les sites du Vif, de Femmes d'Aujourd'hui, de Gael et des autres magazines. Deux membres de la famille peuvent également profiter de la formule "Mes Magazines". Partager gratuitement autant de contenu avec d'autres semble révolutionnaire. Il s'agit d'un concept unique. Je ne connais aucun autre groupe de presse qui mette gratuitement autant de magazines à la disposition d'autant de personnes. Le Vif dans sa version imprimée circule entre les différents membres de la famille, pourquoi n'en serait-il pas de même dans le monde numérique? Ainsi, davantage de lecteurs peuvent entrer en contact avec nos titres et s'inspirer de nos marques. Cette nouvelle approche est-elle également censée générer plus de revenus publicitaires? Ce n'est pas ce qui nous préoccupe en premier lieu. Ces dernières années, les revenus des lecteurs sont devenus plus importants pour nous que les revenus de la publicité. Récemment, dans le cadre de "Mes Magazines", le prix des abonnements au Vif a été très légèrement majoré. Cependant, nous avons également besoin des recettes publicitaires, bien sûr. Savez-vous qu'aujourd'hui, 30% de nos publicités sont numériques? Et si nos lecteurs découvrent nos autres titres, la portée de ces marques augmentera et nous finirons par attirer plus d'annonceurs. Il s'agit là d'un avantage secondaire, mais bienvenu. Aujourd'hui, la formule "Mon magazine" est structurée par titres. Ce n'est que le début. D'ici deux à trois mois, nos abonnés pourront lire les articles par thèmes. Si vous vous intéressez à la santé, tous les articles pertinents de tous nos magazines vous seront présentés, de Femmes d'Aujourd'hui à Flair et Plus Magazine, en passant par Le Vif et Trends-Tendances. L'étape suivante consiste à vous recommander certains articles en fonction de vos habitudes de lecture. C'est assez révolutionnaire, oui. Vous ne pouvez pas imaginer combien nous avons investi dans cette numérisation. C'est justement ce que nous voulons savoir... (Rires) Nous avons déjà investi 1,5 million d'euros. Lorsque l'ensemble du projet sera terminé, l'addition s'élèvera à 2,5 millions d'euros, voire plus. Et tout cela avec des fonds privés.On sent poindre un commentaire critique à l'égard des aides à la presse... Alors que les autres éditeurs ont pu bénéficier des aides à la presse, qui s'élèvent à 11 millions d'euros, Roularta Media Group n'a jamais reçu un seul euro depuis leur création. Pourtant, Roularta est le plus grand éditeur de magazines en Wallonie. Nous avons les mêmes défis que les autres dans la lutte contre les GAFA, qui menacent notre paysage médiatique. C'est de la concurrence déloyale. Tout comme le financement public de LN24, d'ailleurs. Il serait donc bienvenu de supprimer ces aides publiques ou, du moins, de les partager de façon objective et équitable entre tous les éditeurs de presse. Je me demande ce que les autorités belges et européennes de la concurrence pensent de tout cela.Vous pointez du doigt Google, Apple, Facebook et Amazon... En effet. Ces derniers temps, on parle beaucoup de la propagation des fake news, mais pour moi, la domination des Gafam représente un danger bien plus grand. Ces entreprises choisissent de plus en plus le contenu qui peut ou ne peut pas apparaître sur leurs sites. Elles ont développé des algorithmes qui déterminent ce qui est mis en avant. L'idée est d'obtenir un maximum de clics sur les articles, afin de générer toujours davantage de données, qui peuvent ensuite être vendues aux annonceurs. Il faut agir, mais les politiques ne semblent pas s'en préoccuper. En tout cas, je ne vois rien à ce sujet dans la réglementation européenne. Le secteur européen des médias est déjà en difficulté et si nous ne faisons pas attention, les Gafam seront bientôt les rédacteurs en chef de nos magazines. Il y a de quoi être inquiet.