"Ceux qui s'attendaient à ce que Paul Magnette passe un savon à la N-VA en ont été pour leurs frais. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Si l'attaque s'est faite plus subtile, elle restait limpide pour celui qui savait lire entre les lignes: c'est la N-VA qui bloque la formation du gouvernement, pas le PS." commence De Morgen. "Un message qui était clairement destiné non seulement aux militants, mais aussi aux autres partis. Notamment à la N-VA, bien qu'il n'ait jamais mentionné le nom de De Wever and co. Il le défie de passer enfin en première ligne. Il pense que la manoeuvre d'ouverture du week-end dernier n'est que de la poudre aux yeux et a répété à plusieurs reprises qu'il en avait assez, " vraiment assez des manoeuvres et des ambitions personnelles des autres qui bloquent tout. Le PS ne peut pas non plus être trompé. Nous savons que certains feront tout pour empêcher la formation d'un gouvernement, car leur seul but est de montrer que la Belgique ne fonctionne pas, de préparer le démantèlement".
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"Ceux qui s'attendaient à ce que Paul Magnette passe un savon à la N-VA en ont été pour leurs frais. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Si l'attaque s'est faite plus subtile, elle restait limpide pour celui qui savait lire entre les lignes: c'est la N-VA qui bloque la formation du gouvernement, pas le PS." commence De Morgen. "Un message qui était clairement destiné non seulement aux militants, mais aussi aux autres partis. Notamment à la N-VA, bien qu'il n'ait jamais mentionné le nom de De Wever and co. Il le défie de passer enfin en première ligne. Il pense que la manoeuvre d'ouverture du week-end dernier n'est que de la poudre aux yeux et a répété à plusieurs reprises qu'il en avait assez, " vraiment assez des manoeuvres et des ambitions personnelles des autres qui bloquent tout. Le PS ne peut pas non plus être trompé. Nous savons que certains feront tout pour empêcher la formation d'un gouvernement, car leur seul but est de montrer que la Belgique ne fonctionne pas, de préparer le démantèlement".La présence de Conner Rousseau n'est pas non plus passée inaperçue puisque, "cette réception du Nouvel An a également été l'occasion de mettre en évidence le lien entre les socialistes flamands et francophones, ainsi que le fait qu'ils constituent toujours la première famille politique du pays", dit encore De Morgen. Ainsi Rousseau a déclaré, en français : "J'ai un message pour ceux qui tentent de diviser le peuple et le pays : ils ne réussiront jamais" en faisant écho au message de Magnette. "Ils ne réussiront jamais non plus à diviser le socialisme." Une présence qui visait surtout à démystifier les rumeurs sur une éventuelle coalition avec le sp.a, mais sans le PS, dit encore le quotidien. Au sein de la famille socialiste, ce scénario est rejeté comme de la " science-fiction ". "Car que gagnerait un gouvernement fédéral sans son grand frère wallon ? "Si on fait ça, on commet un suicide politique", dit encore Rousseau. "Malgré ce constat on aura tout de même senti l'influence du sp.a dans le discours d'hier puisqu'on aura pris soin de ne pas trop brusquer la N-VA, le plus grand parti de Flandre avec lequel le SP.A dirige Anvers. Même Magnette, aura- pour le bien du sp.a a et contre toute attente - fait de même hier", dit encore le quotidien.Un avis partagé également par De Standaard qui dit, lui aussi, que le sp.a a adouci quelque peu le ton Magnette au point que la porte ne reste plus totalement fermée. "Certains disent qu'ils veulent une ouverture, qu'ils le montrent", a dit Magnette. Mais on n'a plus entendu des déclarations que l'on avait déjà pu entendre du genre la N-VA est un " parti dangereux ", ni repris les propos de Rudi Vervoort (PS) en début de semaine qui a dit que "les gens ne semblent pas vouloir comprendre que le PS ne régnera pas avec la N-VA". "En réalité, Magnette n'a pas une seule fois prononcé le nom de la N-VA", note encore le quotidien. "Si le tapis rouge n'est donc certainement pas déroulé pour la N-VA, la porte semble à nouveau entrouverte puisque Magnette a souligné que " le PS reste disponible et constructif. Nous allons donc nous asseoir à chaque table où les gens veulent vraiment trouver des solutions". Toujours pour le quotidien, "le fait que la porte reste entrouverte, a beaucoup - sinon tout - à voir avec l'arrivée d'une importante délégation du sp.a, avec non seulement le président Conner Rousseau mais aussi des dirigeants fédéraux tels que John Crombez et Meryame Kitir. Ici aussi, on souligne que cette forte présence doit faire passer le message que la famille socialiste est indivisible et la plus grande du pays - ce que Magnette a souligné à plusieurs reprises. Les socialistes sont indispensables au niveau fédéral et veulent en profiter. A Obaix, tous les nez semblaient à nouveau tournés dans la même direction. Le sp.a a réalisé que sans le PS il ne pesait pas grand-chose avec neuf sièges. A l'inverse, Magnette s'est rendu compte qu'il rendait les choses difficiles pour ses camarades flamands claquant trop fermement la porte au nez de la N-VA." Même constat au Het Laatste Nieuws, où on remarque qu'il n'y a "pas de veto contre la N-VA", voire le début d'une fissure "même si", ici aussi on constate que "pas une seule fois il ne prononce le nom du parti". "Le président du PS a laissé la porte entrouverte lors de son discours avant d'ajouter devant les caméras de 'Terzake' qu'il n'a "aucun veto contre la N-VA. Jusqu'à présent, on a toujours dit que ça n'avait pas marché et qu'on n'était d'accord sur rien. Mais nous sommes toujours prêts à nous asseoir autour de la table." "Le président du PS n'oppose donc plus fermement son veto à la N-VA", dit donc le quotidien, "mais demande tout de même à ce parti de faire des concessions bien qu'il ait pris peine de souligner, sur Terzake, qu'il n'y avait pas encore de rapprochement. "Nous avons déjà rencontré la N-VA 15 ou 16 fois. Jusqu'à présent, nous n'avons pas réussi à nous entendre sur absolument rien."Pour le Belang Van Limburg, il est probable que le duo Coens-Bouchez réunira les socialistes francophones et les nationalistes flamands autour de la table dans les prochains jours. Là, ce sera à De Wever de convaincre Magnette qu'il est sérieux. Le quotidien remarque, comme les autres, que le discours était surtout l'occasion de montrer ses liens avec le sp.a. alors que des doutes étaient apparus ces derniers jours sur la solidité de l'axe PS- sp.a.