La main tendue de responsables et contributeurs de mouvements citoyens et de renouveau politique au CDH, via une carte blanche publiée lundi matin ici-même, pourrait-elle donner naissance à une force politique nouvelle du centre en Belgique francophone? C'est la question que l'on est en droit de se poser, tant cette démarche n'est pas banale et tant elle a reçu un écho largement positif dans les rangs humanistes.

Les responsables de l'opération "Il fera beau demain" viennent d'annoncer qu'ils recevraient très prochainement les signataires de cette lettre ouverte, parmi lesquels on retrouve des responsables et contributeurs de eChange, En-Marche.be, BottomUp ou encore du mouvement des jeunes pour le climat...

Une nouvelle force du centre (de "l'extrême-centre" ironisent certains) serait en gestation. De quoi bousculer le paysage politique francophone ? Attention, à plusieurs égards. Premièrement, le CDH joue gros dans l'aventure, il le sait, car il risque de disparaître à terme, purement et simplement, et que l'inversion de la teendance est un pari. Deuxièmement, les mouvements citoyens, au-delà de leur message porteur, n'ont pas encore réussi à concrétiser politiquement les espoirs portés en eux. Troisièmement, la dynamique citoyenne incarnée à des registres divers par En Marche, en France, ou le Mouvement Cinq Etoiles, en Italie, souffre. Enfin, rien ne dit que ce rapprochement aura lieu. Comme le dit le politologue Jérémy Dodeigne (UNamur), la main tendue des citoyens est un premier test grandeur nature pour ce processus d'ouverture.

Les signataires de cette carte blanche veulent en effet "être rassurés sur la volonté effective de sortir du cadre, autant sur le fonctionnement du futur parti que sur les sujets abordés" ou encore "ne pas se retrouver dans des réunions cdH mais se sentir sur pied d'égalité en tant que non cdH". Dans son communiqué, "Il fera beau demain" semble ouvert à toutes ces idées et, au CDH, Marie Nyssens, présidente Bruxelles et périphérie, affirme que cela "transpire" de la démarche. Mais il faut encore savoir comment prouver concrètement cette bonne volonté et comment donner aux signataires une place dans le processus. Dans cette Belgique francophone au paysage politique assez conservateur, les vraies révolutions sont parfois plus difficiles qu'elles ne paraissent de prime abord.

La main tendue de responsables et contributeurs de mouvements citoyens et de renouveau politique au CDH, via une carte blanche publiée lundi matin ici-même, pourrait-elle donner naissance à une force politique nouvelle du centre en Belgique francophone? C'est la question que l'on est en droit de se poser, tant cette démarche n'est pas banale et tant elle a reçu un écho largement positif dans les rangs humanistes. Les responsables de l'opération "Il fera beau demain" viennent d'annoncer qu'ils recevraient très prochainement les signataires de cette lettre ouverte, parmi lesquels on retrouve des responsables et contributeurs de eChange, En-Marche.be, BottomUp ou encore du mouvement des jeunes pour le climat...Une nouvelle force du centre (de "l'extrême-centre" ironisent certains) serait en gestation. De quoi bousculer le paysage politique francophone ? Attention, à plusieurs égards. Premièrement, le CDH joue gros dans l'aventure, il le sait, car il risque de disparaître à terme, purement et simplement, et que l'inversion de la teendance est un pari. Deuxièmement, les mouvements citoyens, au-delà de leur message porteur, n'ont pas encore réussi à concrétiser politiquement les espoirs portés en eux. Troisièmement, la dynamique citoyenne incarnée à des registres divers par En Marche, en France, ou le Mouvement Cinq Etoiles, en Italie, souffre. Enfin, rien ne dit que ce rapprochement aura lieu. Comme le dit le politologue Jérémy Dodeigne (UNamur), la main tendue des citoyens est un premier test grandeur nature pour ce processus d'ouverture.Les signataires de cette carte blanche veulent en effet "être rassurés sur la volonté effective de sortir du cadre, autant sur le fonctionnement du futur parti que sur les sujets abordés" ou encore "ne pas se retrouver dans des réunions cdH mais se sentir sur pied d'égalité en tant que non cdH". Dans son communiqué, "Il fera beau demain" semble ouvert à toutes ces idées et, au CDH, Marie Nyssens, présidente Bruxelles et périphérie, affirme que cela "transpire" de la démarche. Mais il faut encore savoir comment prouver concrètement cette bonne volonté et comment donner aux signataires une place dans le processus. Dans cette Belgique francophone au paysage politique assez conservateur, les vraies révolutions sont parfois plus difficiles qu'elles ne paraissent de prime abord.