Dans la matinée, la majorité wallonne MR-cdH a présenté son budget 2019, marquant un retour à l'équilibre de la Région un an plus tôt que prévu.

"Nous sommes face à un exercice de communication politique et non pas à un budget vérité", a poursuivi l'opposition socialiste en regrettant par ailleurs l'absence de transparence. "Si le gouvernement wallon détaille toute une série de dépenses nouvelles, il ne détaille nullement les économies décidées et recourt à nouveau à la technique du 'solde du regroupement économique' pour boucler son budget. En d'autres mots, il spécule sur une non-utilisation des crédits inscrits et sur des bonis dans les organismes publics régionaux susceptibles de dégager un surplus", a-t-elle ajouté.

Selon le PS, le solde brut à financer - la dette - a bondi de 10% par rapport à 2018, avec 1,26 milliard à emprunter. Quant aux dépenses, elles ont progressé de 1,42 milliard par rapport à 2018, alors que les recettes n'ont augmenté que de 327 millions. "On ne peut parler dans ces conditions d'un retour à l'équilibre", a encore estimé le parti socialiste.

"Le gouvernement dit qu'il n'y aura pas de nouvelle taxe alors qu'il a décidé de faire payer tous les Wallons (de plus de 26 ans) pour financer son assurance autonomie. De plus, le ministre du Budget ne tient pas compte de l'opération des certificats verts et du 1,8 milliard à financer jusqu'en 2030. Telle une cigale, ce gouvernement continue de chanter et a décidé de privilégier la communication", a de son côté commenté Pierre-Yves Dermagne, le chef de groupe socialiste au Parlement de Wallonie.

"C'est un vrai budget de fin de législature. L'ajustement 2019 sera sanglant et ce gouvernement fait, comme à l'accoutumée, peser cette charge sur le dos de la prochaine équipe gouvernementale", a-t-il conclu.

"Zéro changement de cap significatif à l'égard des enjeux écologiques"

"Le budget wallon 2019, c'est zéro changement de cap significatif à l'égard des enjeux écologiques pourtant de plus en plus alarmants", que ce soit en matière de climat, de biodiversité, de transports en commun ou encore de transition agricole, a regretté samedi Ecolo alors que le gouvernement régional a présenté, plus tôt dans la journée, un budget 2019 en équilibre.

Il y a aussi, pour les écologistes, "cette forte impression d'une communication électorale du gouvernement wallon, où les annonces positives sont pour tout de suite et en grands traits, tandis que les mauvaises nouvelles et les artifices apparaîtront plus tard et en petits caractères", a réagi sur Twitter le chef de groupe Ecolo au Parlement de Wallonie, Stéphane Hazée.

Ce dernier a en outre déploré "l'absence de signal à l'égard des 60.000 travailleurs et 4.000 employeurs très inquiets de la réforme des APE. Sans compter que les réductions de subventions dites 'facultatives' risquent de menacer davantage une série de projets."

Dans la matinée, la majorité wallonne MR-cdH a présenté son budget 2019, marquant un retour à l'équilibre de la Région un an plus tôt que prévu."Nous sommes face à un exercice de communication politique et non pas à un budget vérité", a poursuivi l'opposition socialiste en regrettant par ailleurs l'absence de transparence. "Si le gouvernement wallon détaille toute une série de dépenses nouvelles, il ne détaille nullement les économies décidées et recourt à nouveau à la technique du 'solde du regroupement économique' pour boucler son budget. En d'autres mots, il spécule sur une non-utilisation des crédits inscrits et sur des bonis dans les organismes publics régionaux susceptibles de dégager un surplus", a-t-elle ajouté. Selon le PS, le solde brut à financer - la dette - a bondi de 10% par rapport à 2018, avec 1,26 milliard à emprunter. Quant aux dépenses, elles ont progressé de 1,42 milliard par rapport à 2018, alors que les recettes n'ont augmenté que de 327 millions. "On ne peut parler dans ces conditions d'un retour à l'équilibre", a encore estimé le parti socialiste. "Le gouvernement dit qu'il n'y aura pas de nouvelle taxe alors qu'il a décidé de faire payer tous les Wallons (de plus de 26 ans) pour financer son assurance autonomie. De plus, le ministre du Budget ne tient pas compte de l'opération des certificats verts et du 1,8 milliard à financer jusqu'en 2030. Telle une cigale, ce gouvernement continue de chanter et a décidé de privilégier la communication", a de son côté commenté Pierre-Yves Dermagne, le chef de groupe socialiste au Parlement de Wallonie. "C'est un vrai budget de fin de législature. L'ajustement 2019 sera sanglant et ce gouvernement fait, comme à l'accoutumée, peser cette charge sur le dos de la prochaine équipe gouvernementale", a-t-il conclu. "Zéro changement de cap significatif à l'égard des enjeux écologiques""Le budget wallon 2019, c'est zéro changement de cap significatif à l'égard des enjeux écologiques pourtant de plus en plus alarmants", que ce soit en matière de climat, de biodiversité, de transports en commun ou encore de transition agricole, a regretté samedi Ecolo alors que le gouvernement régional a présenté, plus tôt dans la journée, un budget 2019 en équilibre.Il y a aussi, pour les écologistes, "cette forte impression d'une communication électorale du gouvernement wallon, où les annonces positives sont pour tout de suite et en grands traits, tandis que les mauvaises nouvelles et les artifices apparaîtront plus tard et en petits caractères", a réagi sur Twitter le chef de groupe Ecolo au Parlement de Wallonie, Stéphane Hazée. Ce dernier a en outre déploré "l'absence de signal à l'égard des 60.000 travailleurs et 4.000 employeurs très inquiets de la réforme des APE. Sans compter que les réductions de subventions dites 'facultatives' risquent de menacer davantage une série de projets."