Selon ses dires, la Vivaldi entend en effet marquer un tournant dans la politique d'investissement publique fédérale en investissant plus et mieux. Depuis le début des années 1980, la part de l'investissement public dans le PIB (produit intérieur brut) recule en Belgique. Alors que dans les années 1960 et 1970, les investissements publics représentaient 4,37% du PIB, dans les années 1980 et 1990, cette part a baissé à 2,96% pour retomber à 2,28% pour la période 2000-2020.

Sans surprise, la Belgique affiche un retard structurel en matière d'investissement public par rapport aux pays voisins et à la moyenne européenne alors que selon le Bureau du Plan, les investissements publics ont pourtant un effet multiplicateur sur l'activité économique. Ainsi, un choc structurel de 1% sur les investissements publics en Belgique entraînerait une hausse de 3,26% du PIB, de 2,58% sur la productivité, de 1,74% sur la productivité et de 1,52% sur les investissements privés.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre

Le gouvernement De Croo poursuit en effet l'ambition de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55 % à l'horizon 2030 et de parvenir à la neutralité climatique pour 2050, une transition qui selon Thomas Dermine, ne pourra pas se faire sans augmenter les investissements publics.

Face à ce constat, la Vivaldi s'est fixé l'ambition de relever les investissements publics à 3,5% du PIB d'ici 2024, et de viser les de 4,0% en 2030. Si niveau de l'investissement public de 2019, soit 2,6% du PIB, est maintenu, cela représente une hausse de 3,43 milliards d'euros d'investissements publics d'ici à 2024 et une augmentation cumulée de 54,4 milliards d'euros d'ici 2030.

Le Plan de relance et d'investissements (PRI) du gouvernement fédéral prévoit une programmation d'investissement additionnelle de l'ordre de 2,6 milliards d'euros et une série de mesures d'accompagnement. "Ces investissements supplémentaires par rapport à la trajectoire normale des investissements publics viendront renforcer la reprise économique en cours, soutenir notre productivité à long terme et répondre aux principaux défis sociétaux du moment, au premier rang desquels figurent les transitions écologique et numérique".

Investir plus

Le PRI devrait dépasser les objectifs fixés par le gouvernement. Visant à soutenir une reprise inclusive de l'économie tout en répondant aux enjeux liés aux transitions écologique et numérique, le Plan de relance s'articule autour de cinq axes.

L'axe "sustainable"

Le Plan prévoit 351 millions d'euros pour la rénovation des bâtiments afin de "donner un coup d'accélérateur à la rénovation du parc immobilier fédéral qui est pour partie vieillissant et qui ne répond plus aux exigences actuelles de prestation énergétique". Il compte également investir 279 millions d'euros pour soutenir le développement de technologies favorables à la réduction d'émission de CO2 telles que l'hydrogène vert, le captage et le stockage du carbone, l'éolien offshore.

L'axe "digital"

493 millions d'euros iront aux technologies numériques pour rendre l'action de l'Administration publique plus efficace tant dans ses processus internes que dans ses interactions avec les citoyens/entreprises. 218 millions d'euros seront investis en cyber-sécurité afin de contribuer à la mise à niveau de compétences tant des entreprises que des pouvoirs publics pour augmenter la cyber-résilience, et sauvegarder la souveraineté nationale. Et finalement, Dermine compte investir 58 millions d'euros dans l'amélioration de la connectivité du territoire national en poursuivant le développement de la technologie 5G.

L'axe "mobile"

La préparation de l'infrastructure ferroviaire pour un modal shift vers le rail, tant en fret que pour les passagers devrait coûter 615 millions d'euros. 32 millions d'euros sont prévus pour accélérer le développement des infrastructures de recharge afin de verdir le transport routier. 31 millions d'euros iront à la transition modale vers le vélo et la marche via des investissements directs à Bruxelles à travers le véhicule Beliris.

L'axe "inclusive"

Pour faciliter la (ré)intégration sociale de groupes dits vulnérables et favoriser leur participation à l'activité économique, le Secrétaire d'état prévoit 247 millions d'euros. 41 millions d'euros iront au renforcement de la capacité de résilience de la Belgique tant en matière de connaissance médicale qu'en termes de gestion opérationnelle.

L'axe "productive"

Le Plan alloue 182 millions d'euros au soutien de la recherche et l'innovation de manière à développer le potentiel économique futur du pays et à garantir son excellence et sa compétitivité sur le plan international. Il injectera également 29 millions d'euros dans l'innovation en matière de traitement des déchets et des ressources, et développer la formation dans certains domaines de l'économie circulaire.

Investir mieux

Le gouvernement propose sept mesures concrètes pour améliorer la gestion des investissements publics : un suivi de qualité pour une meilleure mise en oeuvre et plus de transparence, la mise en place d'un Conseil supérieur des Investissements Publics, une amélioration du traitement budgétaire des investissements publics intra-belge, un ajustement des règles budgétaires européennes considérées comme "poussiéreuses et complexes", un co-financement en matière de rénovation des bâtiments, une politique d'achat fédérale plus verte , plus sociale et plus efficace, une Réforme du Conseil d'Etat.

Selon ses dires, la Vivaldi entend en effet marquer un tournant dans la politique d'investissement publique fédérale en investissant plus et mieux. Depuis le début des années 1980, la part de l'investissement public dans le PIB (produit intérieur brut) recule en Belgique. Alors que dans les années 1960 et 1970, les investissements publics représentaient 4,37% du PIB, dans les années 1980 et 1990, cette part a baissé à 2,96% pour retomber à 2,28% pour la période 2000-2020.Sans surprise, la Belgique affiche un retard structurel en matière d'investissement public par rapport aux pays voisins et à la moyenne européenne alors que selon le Bureau du Plan, les investissements publics ont pourtant un effet multiplicateur sur l'activité économique. Ainsi, un choc structurel de 1% sur les investissements publics en Belgique entraînerait une hausse de 3,26% du PIB, de 2,58% sur la productivité, de 1,74% sur la productivité et de 1,52% sur les investissements privés.Réduire les émissions de gaz à effet de serre Le gouvernement De Croo poursuit en effet l'ambition de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55 % à l'horizon 2030 et de parvenir à la neutralité climatique pour 2050, une transition qui selon Thomas Dermine, ne pourra pas se faire sans augmenter les investissements publics. Face à ce constat, la Vivaldi s'est fixé l'ambition de relever les investissements publics à 3,5% du PIB d'ici 2024, et de viser les de 4,0% en 2030. Si niveau de l'investissement public de 2019, soit 2,6% du PIB, est maintenu, cela représente une hausse de 3,43 milliards d'euros d'investissements publics d'ici à 2024 et une augmentation cumulée de 54,4 milliards d'euros d'ici 2030. Le Plan de relance et d'investissements (PRI) du gouvernement fédéral prévoit une programmation d'investissement additionnelle de l'ordre de 2,6 milliards d'euros et une série de mesures d'accompagnement. "Ces investissements supplémentaires par rapport à la trajectoire normale des investissements publics viendront renforcer la reprise économique en cours, soutenir notre productivité à long terme et répondre aux principaux défis sociétaux du moment, au premier rang desquels figurent les transitions écologique et numérique".Investir plus Le PRI devrait dépasser les objectifs fixés par le gouvernement. Visant à soutenir une reprise inclusive de l'économie tout en répondant aux enjeux liés aux transitions écologique et numérique, le Plan de relance s'articule autour de cinq axes.L'axe "sustainable"Le Plan prévoit 351 millions d'euros pour la rénovation des bâtiments afin de "donner un coup d'accélérateur à la rénovation du parc immobilier fédéral qui est pour partie vieillissant et qui ne répond plus aux exigences actuelles de prestation énergétique". Il compte également investir 279 millions d'euros pour soutenir le développement de technologies favorables à la réduction d'émission de CO2 telles que l'hydrogène vert, le captage et le stockage du carbone, l'éolien offshore.L'axe "digital"493 millions d'euros iront aux technologies numériques pour rendre l'action de l'Administration publique plus efficace tant dans ses processus internes que dans ses interactions avec les citoyens/entreprises. 218 millions d'euros seront investis en cyber-sécurité afin de contribuer à la mise à niveau de compétences tant des entreprises que des pouvoirs publics pour augmenter la cyber-résilience, et sauvegarder la souveraineté nationale. Et finalement, Dermine compte investir 58 millions d'euros dans l'amélioration de la connectivité du territoire national en poursuivant le développement de la technologie 5G.L'axe "mobile" La préparation de l'infrastructure ferroviaire pour un modal shift vers le rail, tant en fret que pour les passagers devrait coûter 615 millions d'euros. 32 millions d'euros sont prévus pour accélérer le développement des infrastructures de recharge afin de verdir le transport routier. 31 millions d'euros iront à la transition modale vers le vélo et la marche via des investissements directs à Bruxelles à travers le véhicule Beliris.L'axe "inclusive"Pour faciliter la (ré)intégration sociale de groupes dits vulnérables et favoriser leur participation à l'activité économique, le Secrétaire d'état prévoit 247 millions d'euros. 41 millions d'euros iront au renforcement de la capacité de résilience de la Belgique tant en matière de connaissance médicale qu'en termes de gestion opérationnelle.L'axe "productive" Le Plan alloue 182 millions d'euros au soutien de la recherche et l'innovation de manière à développer le potentiel économique futur du pays et à garantir son excellence et sa compétitivité sur le plan international. Il injectera également 29 millions d'euros dans l'innovation en matière de traitement des déchets et des ressources, et développer la formation dans certains domaines de l'économie circulaire.Investir mieux Le gouvernement propose sept mesures concrètes pour améliorer la gestion des investissements publics : un suivi de qualité pour une meilleure mise en oeuvre et plus de transparence, la mise en place d'un Conseil supérieur des Investissements Publics, une amélioration du traitement budgétaire des investissements publics intra-belge, un ajustement des règles budgétaires européennes considérées comme "poussiéreuses et complexes", un co-financement en matière de rénovation des bâtiments, une politique d'achat fédérale plus verte , plus sociale et plus efficace, une Réforme du Conseil d'Etat.