Les manifestants - un millier selon la police de Bruxelles, bien davantage selon l'estimation d'un journaliste de l'agence Belga - se sont d'abord rassemblés au bord du Bois de la Cambre, parmi les familles venues prendre l'air dans ce poumon vert de la capitale.

Cette "European Demonstration for Freedom & Democracy" voulait dénoncer les restrictions sanitaires, jugées "liberticides" par les organisateurs, également opposés à la politique vaccinale développée en Europe.

Ces deux mobilisations n'avaient pas été autorisées en raison de l'absence de garantie au niveau du respect des règles sanitaires, selon la Ville de Bruxelles.

Les participants se sont néanmoins rassemblés à partir de 14h00 près du kiosque du Bois de la Cambre, sans respecter les consignes de port du masque et de distanciation sociale. Ils provenaient de plusieurs pays européens (Pays-Bas, Allemagne, Luxembourg, Pologne et Espagne notamment), comme en témoignaient les drapeaux que certains portaient.

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© Belga

Les Néerlandais étaient particulièrement nombreux, dont certains portaient des parapluies jaunes porteurs de slogan comme "peace", "freedom", "amour". Mais certains d'entre eux portaient la veste de treillis de l'armée néerlandaise - voire l'uniforme complet - et un béret,. L'un d'eux, un ancien Casque bleu, a expliqué à l'agence Belga "accompagner" ses compatriotes et jouer "en quelque sorte au service d'ordre".

Les pancartes et les slogans portaient pour la plupart le même message: "ni masque, ni vaccin". Et encore moins pour les enfants, ont lancé plusieurs orateurs.

"Je ne suis un cobaye", affichait le T-shirt d'une manifestante, ornée d'une seringue barrée.

Le testing ne trouve pas davantage grâce à leurs yeux, accusé de permettre aux firmes pharmaceutiques de gonfler leurs affaires. "PCR Test = Pharma Business Plan", proclamait une pancarte. "Les masques doivent tomber", indiquait une autre.

Contre toute attente, les manifestants ont pris, peu avant 17h00, la direction du quartier européen, encadrés par un dispositif policier (canons à eau, chevaux, hélicoptère,...) important - mais discret et mobile. Une marche émaillée de quelques jets de pétards, aux cris de "liberté".

A l'arrivée du cortège à proximité du rond point Schuman, peu après 18h00, quelques tensions se sont manifestées avec les policiers qui leur barraient la route. La police a interdit l'accès à la place avec du fil barbelé et une ligne de 40 agents en tenue anti-émeute a empêché les manifestants de s'approcher. Selon la police, quelques grenades lacrymogènes ont été tirées. Certains médias ont fait état d'une arrestation, mais la porte-parole de la police de Bruxelles Capitale-Ixelles, Ilse Van de keere, a précisé qu'il s'agissait d'une personne ivre qui a été prise en charge par les secouristes qui suivaient le cortège.

Des jets de bouteilles ont été observé et les forces de l'ordre ont sorti les gaz lacrymogènes. Il semble aussi que des militaires qui manifestaient également aient demandé au cortège de faire demi-tour et de quitter les lieux.

Les manifestants sans masque ont protesté samedi contre les restrictions imposées dans la lutte contre la pandémie de covid-19 aux abords des bâtiments de l'UE à Bruxelles, aux cris de "Liberté!".

"Il n'y a pas de corona(virus). C'est juste la grippe", a déclaré à l'AFP Miriam, une manifestante de 48 ans qui n'a donné que son prénom. Comme beaucoup de personnes dans la foule, elle est originaire des Pays-Bas voisins. "La Belgique traverse une période difficile et je suis ici pour mes enfants", a-t-elle dit.

Une demi-douzaine d'hommes portaient des tenues de camouflage et des bérets mais ont refusé de parler aux journalistes. L'une des manifestantes, une Belge d'une vingtaine d'années qui a refusé de révéler son nom, a déclaré à propos des équipements de la police anti-émeute : "C'est la guerre qu'ils veulent - regardez-les, regardez-nous", a-t-elle dit en montrant ses vêtements d'été.

Les manifestants se sont ensuite dispersés, parfois en narguant la police mais aussi en prenant des selfies avec le barrage de policiers en arrière plan. Certains ont pris le chemin du Bois de la Cambre avant de rentrer. La manifestation s'est dispersée dans le calme après environ quatre heures.

En ce qui concerne l'évènement la Boum qui avait aussi lieu au Bois de la Cambre, des policiers ont saisi samedi peu après 16h00 le matériel sonorisation du collectif l'Abîme au bois de la Cambre à Bruxelles, a indiqué le porte-parole du collectif, en charge de l'organisation de la Boum 3. Ilse Van de keere, porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles, a confirmé la saisie et a précisé en fin de soirée qu'aucune fête n'a été signalée dans le bois. La porte-parole de la police de Bruxelles-Midi (Forest, Saint-Gilles et Anderlecht) n'a pas non plus fait état d'une fête dans les parcs de son territoire.

Il est vrai que l'enregistrement de l'émission de radio avec des DJ n'a pas eu lieu comme prévu ce samedi dans les locaux de Vibration. Dépourvu de cette programmation musicale imaginée pour démultiplier la fête, le collectif l'Abîme a quand même allumé le matériel de sonorisation au bois de la Cambre à 16h00, heure de début annoncée pour la Boum 3. Quelques minutes après, des policiers sont arrivés, ont demandé de couper la musique et ont saisi le matériel.

Un porte-parole de La Boum 3, a néanmoins expliqué vouloir réitérer l'expérience musicale diffusée sur les ondes de radio Vibration, tous les samedis soir afin de permettre à tout un chacun de faire la fête en de multiples endroits jusqu'à retrouver le droit de se rassembler et jusqu'à la réouverture des boîtes de nuit et des festivals.

Samedi soir animé mais sans incident à Bruxelles

Les terrasses étaient remplies samedi soir et il y avait plus particulièrement du monde sur les places Sainte-Catherine à Bruxelles et Sainte-Croix à Ixelles ainsi que sur le plateau du Heysel à Laeken, a indiqué dimanche matin la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles Ilse Van de keere. Il n'y a eu aucun incident.

Plusieurs centaines de personnes étaient présentes au plateau du Heysel. Les véhicules étaient aussi nombreux. Les policiers ont établi trois procès-verbaux pour vitesse inadaptée. Vendredi soir, trois véhicules avaient été saisis.

"Avec le beau temps, on a eu beaucoup de monde en rue", a observé Ilse Van de keere. "Les terrasses étaient bondées et beaucoup de monde n'avait pas envie de rentrer à 22h00. Vers 23h00-23h30, ça s'est calmé. Donc, on a eu des appels pour tapage nocturne, mais c'était dû au fait qu'il y avait beaucoup de monde sur la voie publique." Elle explique que les gens étaient nombreux à ne pas respecter les consignes sanitaires, en ce inclus le port du masque et la distanciation sociale, mais qu'il était impossible de sanctionner tout le monde.

Pour rappel, selon les règles actuellement en vigueur, les terrasses ferment à 22h00 et les rassemblements de plus de trois personnes sont interdits entre minuit et 05h00 du matin dans les lieux publics.

Manifestation de la "santé en lutte" : 1500 personnes présentes

Selon les estimations de la police de Bruxelles Capitale Ixelles, 1.500 personnes étaient présentes samedi à 15h au Mont de Arts à Bruxelles pour participer à la deuxième édition de la manifestation pour la santé. Ce rassemblement, le seul autorisé dans la capitale ce samedi, revendique plus de financements pour le secteur de la santé.

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Rassemblés sous une banderole géante "Pas de profits sur nos vies", ce sont non seulement des professionnels de la santé, mais également des citoyens solidaires et de nombreux autres mouvements qui se sont joints à la protestation. Ainsi, des membres de L'école en lutte, d'Extinction rébellion, de Youth for climate, du Réseau de lutte contre la pauvreté et de diverses associations féministes sont venus soutenir la santé, mais également porter leurs propres revendications. "Nous exigeons un système de santé accessible à tous, riches comme pauvres, des conditions de travail décentes qui nous permettraient de remettre l'humain au centre des préoccupations", clament les organisateurs.

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"Il est totalement immoral de faire de l'argent sur la santé des gens. Nous demandons aussi la levée des brevets sur les médicaments et les vaccins." Différents travailleurs du secteur de la santé se sont succédé sur scène pour témoigner de leurs conditions de travail. Parole a également été donnée aux enseignants, aux sans-papiers et aux associations féministes. Quelques représentations musicales ont aussi eu lieu. La manifestation pour la santé est un mouvement international. Des rassemblements similaires ont lieu ce samedi, notamment en France et en Italie, et se tiendront dans d'autres pays comme le Canada ou le Royaume-Uni dans les prochaines semaines.

Les manifestants - un millier selon la police de Bruxelles, bien davantage selon l'estimation d'un journaliste de l'agence Belga - se sont d'abord rassemblés au bord du Bois de la Cambre, parmi les familles venues prendre l'air dans ce poumon vert de la capitale. Cette "European Demonstration for Freedom & Democracy" voulait dénoncer les restrictions sanitaires, jugées "liberticides" par les organisateurs, également opposés à la politique vaccinale développée en Europe. Ces deux mobilisations n'avaient pas été autorisées en raison de l'absence de garantie au niveau du respect des règles sanitaires, selon la Ville de Bruxelles. Les participants se sont néanmoins rassemblés à partir de 14h00 près du kiosque du Bois de la Cambre, sans respecter les consignes de port du masque et de distanciation sociale. Ils provenaient de plusieurs pays européens (Pays-Bas, Allemagne, Luxembourg, Pologne et Espagne notamment), comme en témoignaient les drapeaux que certains portaient. Les Néerlandais étaient particulièrement nombreux, dont certains portaient des parapluies jaunes porteurs de slogan comme "peace", "freedom", "amour". Mais certains d'entre eux portaient la veste de treillis de l'armée néerlandaise - voire l'uniforme complet - et un béret,. L'un d'eux, un ancien Casque bleu, a expliqué à l'agence Belga "accompagner" ses compatriotes et jouer "en quelque sorte au service d'ordre". Les pancartes et les slogans portaient pour la plupart le même message: "ni masque, ni vaccin". Et encore moins pour les enfants, ont lancé plusieurs orateurs. "Je ne suis un cobaye", affichait le T-shirt d'une manifestante, ornée d'une seringue barrée. Le testing ne trouve pas davantage grâce à leurs yeux, accusé de permettre aux firmes pharmaceutiques de gonfler leurs affaires. "PCR Test = Pharma Business Plan", proclamait une pancarte. "Les masques doivent tomber", indiquait une autre. Contre toute attente, les manifestants ont pris, peu avant 17h00, la direction du quartier européen, encadrés par un dispositif policier (canons à eau, chevaux, hélicoptère,...) important - mais discret et mobile. Une marche émaillée de quelques jets de pétards, aux cris de "liberté". A l'arrivée du cortège à proximité du rond point Schuman, peu après 18h00, quelques tensions se sont manifestées avec les policiers qui leur barraient la route. La police a interdit l'accès à la place avec du fil barbelé et une ligne de 40 agents en tenue anti-émeute a empêché les manifestants de s'approcher. Selon la police, quelques grenades lacrymogènes ont été tirées. Certains médias ont fait état d'une arrestation, mais la porte-parole de la police de Bruxelles Capitale-Ixelles, Ilse Van de keere, a précisé qu'il s'agissait d'une personne ivre qui a été prise en charge par les secouristes qui suivaient le cortège.Des jets de bouteilles ont été observé et les forces de l'ordre ont sorti les gaz lacrymogènes. Il semble aussi que des militaires qui manifestaient également aient demandé au cortège de faire demi-tour et de quitter les lieux.Les manifestants sans masque ont protesté samedi contre les restrictions imposées dans la lutte contre la pandémie de covid-19 aux abords des bâtiments de l'UE à Bruxelles, aux cris de "Liberté!". "Il n'y a pas de corona(virus). C'est juste la grippe", a déclaré à l'AFP Miriam, une manifestante de 48 ans qui n'a donné que son prénom. Comme beaucoup de personnes dans la foule, elle est originaire des Pays-Bas voisins. "La Belgique traverse une période difficile et je suis ici pour mes enfants", a-t-elle dit.Une demi-douzaine d'hommes portaient des tenues de camouflage et des bérets mais ont refusé de parler aux journalistes. L'une des manifestantes, une Belge d'une vingtaine d'années qui a refusé de révéler son nom, a déclaré à propos des équipements de la police anti-émeute : "C'est la guerre qu'ils veulent - regardez-les, regardez-nous", a-t-elle dit en montrant ses vêtements d'été.Les manifestants se sont ensuite dispersés, parfois en narguant la police mais aussi en prenant des selfies avec le barrage de policiers en arrière plan. Certains ont pris le chemin du Bois de la Cambre avant de rentrer. La manifestation s'est dispersée dans le calme après environ quatre heures.En ce qui concerne l'évènement la Boum qui avait aussi lieu au Bois de la Cambre, des policiers ont saisi samedi peu après 16h00 le matériel sonorisation du collectif l'Abîme au bois de la Cambre à Bruxelles, a indiqué le porte-parole du collectif, en charge de l'organisation de la Boum 3. Ilse Van de keere, porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles, a confirmé la saisie et a précisé en fin de soirée qu'aucune fête n'a été signalée dans le bois. La porte-parole de la police de Bruxelles-Midi (Forest, Saint-Gilles et Anderlecht) n'a pas non plus fait état d'une fête dans les parcs de son territoire.Il est vrai que l'enregistrement de l'émission de radio avec des DJ n'a pas eu lieu comme prévu ce samedi dans les locaux de Vibration. Dépourvu de cette programmation musicale imaginée pour démultiplier la fête, le collectif l'Abîme a quand même allumé le matériel de sonorisation au bois de la Cambre à 16h00, heure de début annoncée pour la Boum 3. Quelques minutes après, des policiers sont arrivés, ont demandé de couper la musique et ont saisi le matériel. Un porte-parole de La Boum 3, a néanmoins expliqué vouloir réitérer l'expérience musicale diffusée sur les ondes de radio Vibration, tous les samedis soir afin de permettre à tout un chacun de faire la fête en de multiples endroits jusqu'à retrouver le droit de se rassembler et jusqu'à la réouverture des boîtes de nuit et des festivals.Les terrasses étaient remplies samedi soir et il y avait plus particulièrement du monde sur les places Sainte-Catherine à Bruxelles et Sainte-Croix à Ixelles ainsi que sur le plateau du Heysel à Laeken, a indiqué dimanche matin la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles Ilse Van de keere. Il n'y a eu aucun incident.Plusieurs centaines de personnes étaient présentes au plateau du Heysel. Les véhicules étaient aussi nombreux. Les policiers ont établi trois procès-verbaux pour vitesse inadaptée. Vendredi soir, trois véhicules avaient été saisis. "Avec le beau temps, on a eu beaucoup de monde en rue", a observé Ilse Van de keere. "Les terrasses étaient bondées et beaucoup de monde n'avait pas envie de rentrer à 22h00. Vers 23h00-23h30, ça s'est calmé. Donc, on a eu des appels pour tapage nocturne, mais c'était dû au fait qu'il y avait beaucoup de monde sur la voie publique." Elle explique que les gens étaient nombreux à ne pas respecter les consignes sanitaires, en ce inclus le port du masque et la distanciation sociale, mais qu'il était impossible de sanctionner tout le monde. Pour rappel, selon les règles actuellement en vigueur, les terrasses ferment à 22h00 et les rassemblements de plus de trois personnes sont interdits entre minuit et 05h00 du matin dans les lieux publics.Selon les estimations de la police de Bruxelles Capitale Ixelles, 1.500 personnes étaient présentes samedi à 15h au Mont de Arts à Bruxelles pour participer à la deuxième édition de la manifestation pour la santé. Ce rassemblement, le seul autorisé dans la capitale ce samedi, revendique plus de financements pour le secteur de la santé.Rassemblés sous une banderole géante "Pas de profits sur nos vies", ce sont non seulement des professionnels de la santé, mais également des citoyens solidaires et de nombreux autres mouvements qui se sont joints à la protestation. Ainsi, des membres de L'école en lutte, d'Extinction rébellion, de Youth for climate, du Réseau de lutte contre la pauvreté et de diverses associations féministes sont venus soutenir la santé, mais également porter leurs propres revendications. "Nous exigeons un système de santé accessible à tous, riches comme pauvres, des conditions de travail décentes qui nous permettraient de remettre l'humain au centre des préoccupations", clament les organisateurs. "Il est totalement immoral de faire de l'argent sur la santé des gens. Nous demandons aussi la levée des brevets sur les médicaments et les vaccins." Différents travailleurs du secteur de la santé se sont succédé sur scène pour témoigner de leurs conditions de travail. Parole a également été donnée aux enseignants, aux sans-papiers et aux associations féministes. Quelques représentations musicales ont aussi eu lieu. La manifestation pour la santé est un mouvement international. Des rassemblements similaires ont lieu ce samedi, notamment en France et en Italie, et se tiendront dans d'autres pays comme le Canada ou le Royaume-Uni dans les prochaines semaines.