Selon le quotidien, toute personne ou organisme a la possibilité d'accéder aux données personnelles médicales relatives au statut vaccinal sur la simple base du numéro de registre national. Cette faille concernerait tous les Bruxellois via la plateforme Bruvax, le système autonome mis en place par les autorités régionales bruxelloises.

Le MR a rappelé qu'en mai dernier, des fraudes à l'enregistrement avaient également été mises à jour, permettant aux non-Bruxellois de se faire vacciner dans les centres de la Région via Bruvax. Pour le Mouvement Réformateur, première formation de l'opposition à Bruxelles, ce couac complète la longue série de manquements et d'erreurs des autorités bruxelloises dans la gestion de la crise.

Pour le président du MR, Georges-Louis Bouchez, "Alain Maron vient de démontrer qu'il n'avait pas la capacité de protéger la vie privée des Bruxellois et le droit au secret médical. Ce défaut de prévention est inacceptable dans une démocratie moderne et soucieuse des droits individuels".

Le président de la régionale bruxelloise du MR, David Leisterh, s'est quant à lui demandé si cette faille dans la consultation de données privées existe depuis le lancement de la plateforme et comment elle a été rendue possible. "Ces faits extrêmement graves sont particulièrement dommageables pour le lien de confiance qui doit exister entre les pouvoirs publics et les citoyens, dans une période déjà suffisamment sensible et de surcroit dans une Région qui peine déjà à convaincre les citoyens en matière de vaccination", a-t-il commenté.

Comme le MR, le PTB et le cdH, qui siègent dans l'opposition à Bruxelles veulent des explications de la part du gouvernement bruxellois sur la mise à disposition des données de vaccination au départ de la plate-forme Bruvax. "Alexander De Croo, Frank Vandenbroucke et Alain Maron nous ont garanti à plusieurs reprises que la confidentialité du statut vaccinal des travailleurs serait garantie... Aujourd'hui, on apprend que l'application Bruvax permet de savoir si les Bruxellois sont vaccinés ou non, simplement en y entrant leur numéro national. Les employeurs, les banques et compagnies d'assurance ont ce numéro. Votre patron ou votre assureur peut donc savoir si vous êtes vacciné ou non", a déploré le député bruxellois PTB, Jan Busselen.

Selon lui, ce "nouveau scandale" survient alors que la plateforme Bruvax avait justement été créée pour remplacer la plateforme Doclr moins sécurisée. "Alain Maron annonçait la nouvelle plateforme Bruvax qui allait faciliter la prise de rendez-vous. Aujourd'hui on apprend même que Bruvax était au courant de la faille et que la Cocom aurait essayé de régler le problème sans en avertir l'autorité de protection des données. C'est une très grave erreur, on a besoin de clarté sur l'ensemble des responsabilités", a-t-il ajouté. Pour le PTB, la faille doit être résolue immédiatement et l'Autorité de protection des données ainsi que tous les citoyens concernés doivent être informés du risque pour leurs données de santé. "Nous devons également savoir si l'administration avait conscience de l'existence de cette faille, et depuis combien de temps", a encore dit Jan Busselen.

"Inacceptable en termes de secret médical et de violation de la vie privée", a commenté pour sa part la cheffe du groupe cdH Céline Fremault. Pour la cheffe de file des Humanistes à Bruxelles, "Au-delà du énième raté dans la gestion de cette crise sanitaire par les autorités bruxelloises, il s'agit d'une violation grave de la vie privée et du secret médical qui peut être lourde de conséquences pour les Bruxellois. Je demande des explications urgentes du gouvernement bruxellois et une solution technique sans délai", a-t-elle réagi.

Alain Maron rappelle l'importance du respect des législations de protection de la vie privée

Le ministre Maron a rappelé que Bruvax avait été conçu pour améliorer l'accès à la vaccination, enjeu essentiel non rencontré par la plateforme Doclr à l'époque, dans un contexte bruxellois de fracture numérique importante et de moindre adhésion vaccinale. "Le système Bruvax se veut aussi simple et rapide que possible pour les utilisatrices et utilisateurs", a-t-il souligné.

C'est ainsi qu'il ne requiert pas d'enregistrement préalable, d'utilisation de la carte d'identité ou d'autre système complexe d'identification, qui sont autant de freins à l'usage pour un public important. Les vérifications sont faites au centre de vaccination. "Si une personne utilise de manière frauduleuse et illégale un numéro national autre que le sien et 'simule' une inscription à la vaccination, on peut déduire, concernant la personne dont le numéro national a été utilisé frauduleusement, si oui ou non cette personne s'est déjà inscrite à la vaccination précédemment. La Cocom a reçu une plainte sur cet objet. Elle évalue la situation d'un point de vue juridique et fera évoluer le système en cas de nécessité", a affirmé le ministre bruxellois de la Santé.

Celui-ci a encore indiqué qu'il demeurait à la disposition du parlement pour répondre aux questions des députés.

Selon le quotidien, toute personne ou organisme a la possibilité d'accéder aux données personnelles médicales relatives au statut vaccinal sur la simple base du numéro de registre national. Cette faille concernerait tous les Bruxellois via la plateforme Bruvax, le système autonome mis en place par les autorités régionales bruxelloises. Le MR a rappelé qu'en mai dernier, des fraudes à l'enregistrement avaient également été mises à jour, permettant aux non-Bruxellois de se faire vacciner dans les centres de la Région via Bruvax. Pour le Mouvement Réformateur, première formation de l'opposition à Bruxelles, ce couac complète la longue série de manquements et d'erreurs des autorités bruxelloises dans la gestion de la crise. Pour le président du MR, Georges-Louis Bouchez, "Alain Maron vient de démontrer qu'il n'avait pas la capacité de protéger la vie privée des Bruxellois et le droit au secret médical. Ce défaut de prévention est inacceptable dans une démocratie moderne et soucieuse des droits individuels". Le président de la régionale bruxelloise du MR, David Leisterh, s'est quant à lui demandé si cette faille dans la consultation de données privées existe depuis le lancement de la plateforme et comment elle a été rendue possible. "Ces faits extrêmement graves sont particulièrement dommageables pour le lien de confiance qui doit exister entre les pouvoirs publics et les citoyens, dans une période déjà suffisamment sensible et de surcroit dans une Région qui peine déjà à convaincre les citoyens en matière de vaccination", a-t-il commenté.Comme le MR, le PTB et le cdH, qui siègent dans l'opposition à Bruxelles veulent des explications de la part du gouvernement bruxellois sur la mise à disposition des données de vaccination au départ de la plate-forme Bruvax. "Alexander De Croo, Frank Vandenbroucke et Alain Maron nous ont garanti à plusieurs reprises que la confidentialité du statut vaccinal des travailleurs serait garantie... Aujourd'hui, on apprend que l'application Bruvax permet de savoir si les Bruxellois sont vaccinés ou non, simplement en y entrant leur numéro national. Les employeurs, les banques et compagnies d'assurance ont ce numéro. Votre patron ou votre assureur peut donc savoir si vous êtes vacciné ou non", a déploré le député bruxellois PTB, Jan Busselen. Selon lui, ce "nouveau scandale" survient alors que la plateforme Bruvax avait justement été créée pour remplacer la plateforme Doclr moins sécurisée. "Alain Maron annonçait la nouvelle plateforme Bruvax qui allait faciliter la prise de rendez-vous. Aujourd'hui on apprend même que Bruvax était au courant de la faille et que la Cocom aurait essayé de régler le problème sans en avertir l'autorité de protection des données. C'est une très grave erreur, on a besoin de clarté sur l'ensemble des responsabilités", a-t-il ajouté. Pour le PTB, la faille doit être résolue immédiatement et l'Autorité de protection des données ainsi que tous les citoyens concernés doivent être informés du risque pour leurs données de santé. "Nous devons également savoir si l'administration avait conscience de l'existence de cette faille, et depuis combien de temps", a encore dit Jan Busselen."Inacceptable en termes de secret médical et de violation de la vie privée", a commenté pour sa part la cheffe du groupe cdH Céline Fremault. Pour la cheffe de file des Humanistes à Bruxelles, "Au-delà du énième raté dans la gestion de cette crise sanitaire par les autorités bruxelloises, il s'agit d'une violation grave de la vie privée et du secret médical qui peut être lourde de conséquences pour les Bruxellois. Je demande des explications urgentes du gouvernement bruxellois et une solution technique sans délai", a-t-elle réagi.